Du féminisme, de la gauche et de l’imbécillité des deux réunis

« Le règne des femmes a été arrêté le 14 juillet 1789, parce qu’elles ont été ramenées à l’espace privé domestique et que la France est passée de la frivolité à la décence et à la gravité.« 

Gilles Boucher de Larichardie – De l’influence de la révolution française sur le caractère national (1797)

N’en déplaise aux féministes hystériques, qui ne sont en définitive que des gauchistes en jupon, des bas bleus de l’idéologie politique, la révolution dite française aura été une catastrophe pour les femmes. Ce grand mouvement qui se voulait émancipateur n’a été en définitive qu’un grand mensonge avancé par la bourgeoisie pour s’emparer du pouvoir et imposer sa vision de l’exercice du pouvoir, de l’ordre social, des mœurs, de la famille.

Prenons le temps d’observer le statut de la femme française de l’Ancien Régime à travers quelques exemples significatifs. Depuis le moyen-âge, elle a le droit de vote. En effet, bien que la France soit une monarchie, on y vote beaucoup pour élire les représentants locaux des jurandes, maîtrises et corporations, les représentants dans les assemblées municipales rurales ou urbaines, et la femme participe à la vie politique et sociale de son temps. D’ailleurs, un certain nombre de femmes siège au sein des assemblées primaires du tiers-état. Les femmes peuvent également étudier et animer des cours, et elles peuvent aussi administrer de grands domaines. Pour ce qui est du travail, ce monde ne leur est pas fermé, loin s’en faut, mais elles bénéficient d’une protection en ce que les métiers pénibles leur sont interdits. Par ailleurs, alors que le mari est supposé pouvoir gérer les biens propres de son épouse outre la dot, il ne dispose pas de la faculté de pouvoir les aliéner, même avec l’autorisation expresse de celle-ci, hormis une décision de justice en cas de besoin ; En droit civil, le mari est responsable des dettes de sa femme, tandis que l’inverse n’est pas vrai ; enfin, une veuve peut refuser la succession de son mari si le passif l’emporte sur l’actif, ce qui la met à l’abri de manœuvres frauduleuses de débiteurs sans scrupules, ou des spéculations imprudentes du chef de famille. Dans tous les cas, l’épouse récupère sa dot prioritairement sur les autres ayant-droits, même le fisc. Mais ça, c’était sous l’Ancien Régime…

L’histoire est connue, le 17 juin 1789, les députés du tiers état participant aux travaux des états généraux réunis à la demande de Louis XVI se proclament assemblée nationale constituante. C’est beau comme de l’antique. La légende dorée est née, le peuple se rebiffe en envoyant balader le roi, se proclamant souverain par la voix de ses représentants. Ce que l’on ne dit pas dans les manuels d’histoire officielle autorisés par le Ministère de Mme Belkacem, c’est que le ver est déjà dans le fruit. En effet, on commence rapidement à travailler sur un document qui deviendra la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Document qui au passage est loin d’être aussi original que cela, pour peu que l’on veuille bien se rappeler que l’idée de droits naturels imprescriptibles liés à la nature même de l’être humain est née dans le creuset de la révolution américaine et déclinée pour la première fois dans la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Or, cinq jours après la proclamation, le 23 juin, Marat propose cet article : « tout citoyen membre du Souverain doit avoir droit de suffrage et la naissance seule doit donner ce droit ; mais les femmes et les enfants ne doivent prendre aucune part aux affaires, parce qu’ils sont représentés par le chef de famille. » Prudents, les députés estiment qu’il vaut mieux écarter cet article de la DDHC au profit de l’article 6 plus consensuel, mais permettant de futures restrictions quant à l’exercice des droits politiques : « La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » De fait, les représentants du peuple, conduits par Sieyès et Condorcet, les plus actifs quant à la suppression des droits des femmes, vont travailler en ce sens. Et en 1791, l’Assemblée constituante accouche d’un régime d’étagement des droits politiques d’après des seuils fiscaux. Elle exclut les pauvres et n’accorde aux moins pauvres que le droit de désigner une minorité d’électeurs fortunés. Par ailleurs, ne peuvent être électeurs les « citoyens passifs » : les femmes, les personnes en état d’accusation, les faillis, les insolvables et les domestiques, particulièrement nombreux à l’époque, qui sont exclus du droit de vote comme citoyens non indépendants. L’interdiction de la recherche en paternité adoptée en 1793 aggrave la condition de fille mère. On pourrait aussi parler de la loi Le Chapelier qui met fin aux corporations, qui met l’ouvrier à la merci de son patron et de fait touche les femmes de plein fouet en ce qu’elles se voient retirées toutes les protections dont elles bénéficiaient auparavant. Ainsi, elles pourront être soumises aux travaux les plus rudes, mais elles ne pourront plus bénéficier du salaire minimum qui était imposé par les corporations.

La vie ne m’apprend rien, chantait Daniel Balavoine. Et il semble, au vu de l’actualité de ces derniers temps, qu’il en aille de même pour nos modernes féministes.  En 1789, elles ont cru qu’en s’engageant aux côtés des révolutionnaires elles gagneraient en liberté. Ce fut l’exact contraire et celles qui, comme Olympe de Gouges, ne se résignèrent pas à rentrer dans le rang et se contenter de leur sort terminèrent leur existence sur l’échafaud. Que voit-on de nos jours ? Et bien nous pouvons observer les officines féministes se ranger du côté des musulmans, notamment les plus rigoristes, et défendre ces derniers alors que leur agenda en matière de droit des femmes est on ne peut plus clair : « sois bâchée et tais-toi ! » Il appartient donc aux femmes de France de renvoyer ces harpies dans leur cagibi, de les cantonner à leurs réunions tupperware de la gauche radicale, à l’écriture de textes abscons (lisez Monique Wittig, c’est édifiant), mais surtout de leur demander de la boucler et de cesser de prétendre parler en leur nom.

Episode IV : Un nouvel espoir

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Alain Juppé dans son élément naturel.

Les amateurs de la saga Star Wars auront reconnu le titre du premier opus de la série, sorti sur les écrans en 1977. Le rapport avec l’actualité politique du moment ? Bon, je le concède, il est un peu tiré par les cheveux, mais lorsque j’ai lu cette petite phrase d’Alain Juppé, l’image s’est imposée en même temps que le fou rire : « Une espérance s’est levée à Chatou. A nous de l’entretenir.« 

Le candidat à la candidature faisait sa rentrée politique hier, samedi 27 août. Pour le coup, il a fait un choix pour le moins étonnant pour marquer les esprits en choisissant, comme lieu symbolique de la dynamique qu’il entend lancer, l’île des impressionnistes de Chatou, dans les Yvelines. Une île entre le ciel et l’eau, une île sans hommes ni bateaux, inculte un peu comme une insulte, sauvage sans espoir de voyage, chantait Serge Lama. Oui mais voilà, quand on est un homme politique on ne pense pas monsieur, on agit. Enfin on tente d’en donner l’impression. Seulement voilà, quand on a la prétention d’apparaître comme LE type connecté à la vraie société composée de vraies gens, et bien on ne fait pas la gaffe de choisir une île comme lieu fondateur de la campagne. Car n’est-ce pas là le type même du lieu isolé, de l’endroit de prédilection de ceux qui sont mus par une pulsion érémitique, de l’endroit où échouent les naufragés ? Et comme si cela ne suffisait pas, le gazier a choisi l’île des impressionnistes, c’est à dire celle de ceux dont l’art consistait non pas à reproduire fidèlement le réel, mais à en donner une impression, une illusion. Quant à l’espérance, que penser de son incarnation dans un type qui aligne 71 printemps au compteur, qui n’a pas laissé de souvenirs impérissables dans les ministères qu’il a occupés, qui s’est révélé être un lamentable Premier ministre, sans parler de son parcours judiciaire qui n’est certes pas exceptionnel mais s’inscrit dans la ligne classique de pas mal de personnels du paysage politique ?

Les hommes blancs en ligne de mire

Le vrai danger...

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À force de clientélisme et de lâcheté, le parti socialiste est-il en train de s’ethniciser? Nous sommes arrivés à un point où les propos d’une militante socialiste ressemblent à s’y méprendre aux éructations du parti des indigènes de la république. Ainsi, volant au secours de ces femmes qui vont à la plage en burkini, Laura Slimani, fille de professeurs et ancienne présidente des MJS, s’en prend aux « hommes blancs » -et en opposant « hommes blancs » et « femmes musulmanes », elle semble même induire que l’islam n’est pas une religion de blanc.

« Hommes blancs ». On peut s’étonner qu’une fille née en 1989 à Rouen utilise une expression qui nous renvoie aux temps des colonies. En réalité, elle considère que le temps des colonies n’est pas vraiment terminé : dans son tweet, elle parle de « néocolonialistes ». Le néocolonialisme est un concept mis en avant par le…

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Le Conseil d’Etat, les femmes lui disent merci

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Hommage des femmes à l’action éclairée du dit Conseil.

Le port du voile pour les femmes n’a jamais fait partie des traditions occidentales. Tout au plus cela a concerné les peuples vivant sur le pourtour méditerranéen tels que la Grèce ou l’Italie par exemple. Et encore, il ne s’agissait pas d’interdits religieux mais de respect de la dignitas et de la fama, concepts étrangers à la société post-moderne, impliquant une dimension morale du comportement. On le voit, nous sommes bien loin des préceptes initiés par un certain chamelier pédophile, pillard et meurtrier, destinés à canaliser les appétits bestiaux de ses coreligionnaires. Par ailleurs, le voile porté par les romaines ou les grecques ne recouvrait pas la quasi-totalité du visage mais se limitait à masquer tout ou partie de la chevelure, et il faut être particulièrement tordu pour faire le lien entre cet accessoire vestimentaire antique et la prison de tissu préconisée par les mahométans. Il est d’ailleurs important de rappeler que ce voile était porté durant l’antiquité, la société occidentale  péri-méditerranéenne ayant, a contrario de la musulmane, très nettement évolué.

Pour ce qui est des pays relevant des civilisations celtiques et germaniques, les choses sont claires, la femme n’était pas astreinte au port de quelque voile que ce soit. A contrario de ce qui se passait pour ses sœurs méditerranéennes, la femme celtique ou germanique jouissait d’un statut social enviable. La femme celte n’était ni effacée ni passive, et ne jouait pas un rôle secondaire. Les Celtes avaient un grand respect de la femme qu’ils ont toujours considérée comme un être moralement supérieur. La femme gauloise jouit d’un statut particulier, exceptionnel même si on le compare à celui de la femme romaine dont la dépendance à l’égard du mari est non seulement morale mais aussi économique. La Gauloise, au contraire, dispose d’une certaine indépendance financière et assume une part de son destin à la mort de son mari. Quant à la femme germano-scandinave, elle est la husfreya, la maîtresse du logis qui gère le domaine familial, organise le travail. Indépendante financièrement, elle le doit à un statut légal qui lui permet, entre autres, de gérer son héritage. Par ailleurs, dans ces deux cultures la femme pouvait s’illustrer dans la carrière des armes, ce que ne permirent jamais les cultures méditerranéennes.

Même les ratiocineurs invétérés auront énormément de mal à convaincre l’homme de bon sens que les traditions importées par les hordes suscitées par le regroupement familial ont la moindre légitimité sur le sol européen, a fortiori dans des pays qui n’ont jamais été foncièrement baignés dans les traditions grecques ou romaines. Certes, on m’objectera qu’après la victoire de Jules César la Gaule est devenue gallo-romaine, mais cette culture a surtout été adoptée par les élites, forcées de s’adapter afin de conserver rang et pouvoir. Pour ce qui est du peuple, les choses sont nettement moins claires. D’ailleurs Rome, soucieuse d’assimiler le plus pacifiquement possible les nations vaincues prenait la précaution de conserver les panthéons divins, les fêtes, se contentant de romaniser les appellations. Or, ce à quoi nous assistons depuis trop longtemps, et qui semble connaître une accélération certaine, s’apparente à une volonté de destruction de l’ensemble de notre héritage au profit de ce qui est présenté comme une nouvelle forme de société mais qui en définitive n’est jamais qu’un retour à la barbarie antique. Barbarie double en vérité, schizophrénique même, car elle revêt à la fois un caractère progressiste en ce qu’elle veut remiser à la poubelle tout ce qui a contribué à bâtir notre société, et un caractère « religieux » en ce que cette politique de la tabula rasa se double d’une abdication face à un islam conquérant qui avance d’autant plus facilement ses pions que toute volonté de s’opposer est quasi-inexistante.

Ce qui ne cesse de m’étonner, c’est l’aveuglement volontaire (?), sans oublier la nature de tous les soutiens de l’islam qui sévissent en terre de France. Car quoi, comment ne pas être stupéfait en constatant que ces derniers sont constitués pour bonne part de gauchistes de diverses obédiences, de féministes, de gentils pacifistes. Ces gens sont ils à ce point abrutis qu’ils ne voient pas qu’ils soutiennent ceux qui seront leurs pires ennemis une fois qu’ils auront atteint leur but ? Ne se rendent-ils pas compte que le programme de l’islam est la négation la plus radicale de leur corpus idéologique ? A ce constat je ne vois qu’un seul élément de réponse : la gauche rend irrémédiablement con. Obnubilés par leurs marottes progressistes mortifères, les gauchistes se comportent tels ces capitalistes dont Marx avait prophétisé qu’ils finiraient par vendre la corde nécessaire pour les pendre. En attendant, tout ce petit monde applaudit à tout rompre la décision du Conseil d’Etat qui vient, au nom d’une supposée liberté, de condamner à terme la liberté pour toutes les femmes de pouvoir sortir sans être revêtue d’une bâche. Car il n’y a pas de demi-mesure chez les musulmans, tout ce qui n’est pas conforme à leurs préceptes est une abomination qui doit être réprimée avec la plus sévère des violences. Ceux qui ont vu le documentaire intitulé « La cité du mâle« , ou qui vivent dans une de ces enclaves extra-territoriales, savent que dans certains quartiers rôde déjà une police, non officielle pour l’instant, en charge de la promotion de la vertu et la prévention du vice, chargée de faire la chasse à toutes celles qui s’habillent et tentent de vivre à l’occidentale.

Il faut bien comprendre, pour mesurer les risques encourus, la nature de l’islam. Ce n’est pas une simple religion mais un projet humain global, un « englobant » pour reprendre le terme choisi par Tariq Ramadan. L’islam est très certainement la forme la plus pure, la plus aboutie du totalitarisme car il entend régler la vie des hommes à chaque instant de leur vie. Certes, l’aspect religieux est présent, encore que non abouti car constitué de bribes de textes issus de diverses traditions, juives et chrétiennes notamment, mal comprises. Mais c’est aussi un code juridique, un modèle d’organisation sociale, un programme d’éducation, etc. Le tout fondé sur la soumission inconditionnelle. La vision islamique du monde est on ne peut plus binaire. Tout ce qui n’est pas islamique relève du mal et doit être éradiqué à défaut de pouvoir être converti. Partant de là, tout devient rapport de force. Et c’est face à un tel adversaire que l’on entend faire des concessions !

L’analyse la plus claire de la décision des soi-disant sages du Conseil d’Etat a été faite par le Dr Sami Aldeeb, Professeur des universités, Directeur du Centre de droit arabe et musulman : « Désormais, les intégristes pourront forcer les familles musulmanes à faire porter à leurs filles et à leurs femmes le burkini et faire la chasse à celles qui ne le portent pas.  J’ai une amie avocate musulmane à Paris qui est contre le voile. Elle me dit qu’elle n’ose pas aller dans des quartiers de Paris où habitent les musulmans parce qu’elle risque sa vie sans le voile. Le port du voile et du burkini est en outre un jugement de valeur contre celles qui ne les portent pas.  Rappelez-vous de cette parole de Hani Ramdan: “les femmes non voilées sont pareilles à des pièces qui passent de main en main”. Rappelez-vous de ce que dit un imam à Brest: “les femmes non-voilées ne doivent pas s’étonner d’être violées ». Bref, les juges du Conseil d’État, par leur décision, démontrent qu’ils sont des ignares et irresponsables. Ils méritent la médaille de la stupidité.« 

Voilà ce qui arrive lorsqu’une vision pervertie et partisane du droit l’emporte sur la justice et la légitimité. Voilà ce qui arrive lorsqu’au nom d’une soi-disant démocratie on préfère abdiquer plutôt que de combattre. Voilà ce qui arrive lorsque des dirigeants préfèrent se comporter en valets de l’oncle Sam, dont les menées en sous-main pour affaiblir les nations européennes en favorisant l’invasion musulmane et la promotion de tous ceux qui contribuent à cette entreprise sont notoires, plutôt qu’en serviteurs de leurs peuples respectifs, soucieux de préserver notre culture, nos traditions, et bien entendu nos intérêts. De fait, à terme, les femmes qui ont parcouru des siècles durant librement le sol européen, tête nue, parfois les armes à la main, en maîtresses de leur destin, finiront par se retrouver asservies, le tout par la grâce d’une décision qui était censée défendre les libertés individuelles.

Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ?

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Le Président du Conseil d’État brandissant l’annulation des arrêtés anti-burkini.

Dans 1984, Syme, un fonctionnaire mettant au point le novlangue, explique précisément la notion de novlangue. La phrase qui sert de titre à ce billet en est extraite. Je sens bien que certains lecteurs se posent la question de savoir où je veux en venir. Et en vérité, c’est assez simple. Nous avons vécu une nouvelle avancée dans le mensonge, l’abdication, et la collaboration. Car personne ne me fera croire que l’annulation par le Conseil d’État des arrêtés municipaux interdisant le port du burkini rendue ce vendredi, jour de la grande prière pour les musulmans, relève de la pure et simple coïncidence.

Dès que certaines municipalités se sont engagées contre le port de ce vêtement revendiqué comme religieux, on a aussitôt vu la clique des coallahborateurs pousser des youyous d’orfraie. Jusqu’à un député socialiste déclarant que toute cette stigmatisation lui donnait la nausée. A la suite, on a pu voir tout ce que la musulmanie hexagonale compte comme associatifs se livrer à des arguties pour le moins alambiquées pour défendre le port de ce vêtement, allant jusqu’à faire le rapport entre la stigmatisation de l’islam et le sort fait aux juifs durant la seconde guerre mondiale. Oubliant, mais cela n’est guère étonnant de leur part, que durant ce conflit l’ennemi nazi pu compter sur les effectifs de deux divisions Waffen SS musulmanes : la Handschar et la Skanderberg. Une nouvelle fois, le couple infernal mène la danse, la gauche internationaliste et l’islam conquérant. Et une nouvelle fois nous voyons l’histoire se répéter, la gauche, fidèle à son passé de l’avant-guerre et de l’occupation, se livrer aux délices frelatés de la collaboration. Encore une fois, nous voyons les soi-disant démocrates se faire sous eux face à un adversaire sur de lui et qui avance ses pions sans le moindre état d’âme. Cette annulation d’arrêtés municipaux n’est jamais que la moderne version hexagonale de la honte des accords de Munich.

À droite, c’est le tollé. Elus FN et Républicains, enfin les mieux burnés de ce parti antifrançais, donnent illico de la voix pour dénoncer ce qui n’est jamais qu’une trahison. Oui, une trahison, le mot n’est pas trop fort. Oubliés les déclarations lancées lors de l’entrée de la France dans la guerre en Afghanistan, où il était question de libérer les afghanes de l’obscurantisme taliban, de les émanciper des cages en tissu dans lesquelles elles avaient été enfermées. Oubliées aussi les ronflantes sorties autour des supposées valeurs émancipatrices de la république censées apporter l’égalité aux femmes et les protéger de la tutelle masculine considérée comme une forme d’asservissement. Oui, trahison, car c’est surtout la négation des fondements de la civilisation française dans lequel est né le concept d’amour courtois, dans laquelle la femme a toujours pu jouir d’une liberté réelle, quoi que puissent en dire les propagandistes progressistes plus prompts à véhiculer des mensonges plutôt que des vérités historiques. Le souci, c’est que tous ces élus ne voient pas, ou ne veulent pas voir, le décalage entre le discours martial du gouvernement qui ne cesse de dire que nous sommes en guerre, alors que jour après jour nous ne cessons de nous enfoncer dans une logique munichoise. Et puis à quoi cela sert’il de se focaliser sur ce qui n’est qu’accessoire (voile, bourqua, burkini, etc.) alors que le vrai problème est l’islam ? Qui, sinon les musulmans, sont les auteurs de TOUS les attentats terroristes antisémites en France depuis celui de la synagogue de la rue Copernic ? Qui sinon les états musulmans ont offert un accueil, du travail et la possibilité de former des groupes terroristes aux nazis en fuite ? Dans quels pays « Mein kampf » est-il un succès de librairie ? Ou l’on peut voir que l’islam est la synthèse de tout ce qui contribue à nier toute idée de civilisation, le principal vecteur de haine, le seul culte qui appelle ouvertement au meurtre de masse pour tous ceux qui refusent de faire allégeance au diktat de la soumission inconditionnelle. Clairement, il faut être ferme et exiger l’interdiction de ce soi-disant culte en France et plus largement en Europe. Sur quelle base ? Simple. Le droit, a fortiori l’international, repose sur la réciprocité. Tant que dans les pays musulmans les non-musulmans seront, dans le meilleur des cas, des sous-citoyens, il en ira de même chez nous pour les mahométans.

La république dite française, à travers ses diverses composantes, de droite, du centre, de gauche, refuse de reconnaître que la France est ancrée dans de profondes racines chrétiennes. Elle n’a eu de cesse au cours de son histoire républiconne de renier son baptême au profit d’une laïcité, faux-nez destiné à masquer la lutte ouverte contre l’Eglise, pour en définitive se vautrer dans une logorrhée pro-islamique. Elle a tourné le dos à la Vérité pour mettre en avant tous les mensonges habituels utilisés par tous ceux qui ont un intérêt personnel à voir détruites les valeurs traditionnels qui ont bâti notre monde et qui ont permis qu’il soit viable et vivable jusqu’à l’avènement des idéologies au détriment du Bien Commun. Relativisme, marxisme, capitalisme, croissance, consommation, tolérance, font partie de cette longue, trop longue liste pour être énumérés dans le détail. Le résultat de tout cela, c’est que lorsque le mensonge l’emporte sur la vérité, que l’orgueil des hommes se prenant pour des dieux l’emporte sur l’humilité, que la vie devient une marchandise, que l’on se refuse à reconnaître des évidences comme le fait que toutes les cultures ne se valent pas, que toutes les religions ne se valent pas, l’État qui véhicule tout cela devient alors illégitime, car il prend des décisions arbitraires allant contre la volonté du peuple qu’il est censé servir. Et en général, ce sont là les prémisses de la mort de la société.

25 août, fête de Saint-louis

La déclaration de Louis de Bourbon,

duc d’Anjou, pour la fête de Saint-Louis

 

À l’occasion de la fête de Saint-Louis, « son aïeul et son saint patron », le duc d’Anjou, Louis de  Bourbon, s’adresse aux Français dans une longue déclaration écrite. Il désire, « au nom de l’histoire, mais sans nostalgie », « apporter quelque chose au moment où la France subit une grave crise ».

Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur,  que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin  désigner par son nom mais,  surtout,  une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage,  que l’ ennemi désigné.

« Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés »

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Épreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec  le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un  ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

« L’histoire nous enseigne qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables »

Louis de Bourbon

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Église », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a  puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.
Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles.  Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps,   de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

« Nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre »

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur,  besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir  se comprendre !

« La France est d’abord une communauté forte de son identité »

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou