Pour une fois je suis Charlie

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Qui va oser regarder le miroir ?

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Je lis, ici et là, l’indignation suscitée par le traitement administratif du terroriste qui a pris la vie de deux jeunes femmes à Marseille. Et effectivement, il y a de quoi s’indigner. Seulement voilà, quand on évolue dans une soi-disant démocratie qui s’enorgueillit de son bel état de droit, et bien avant de hurler au scandale, il faut d’abord commencer par faire son examen de conscience.

Oui, j’ose le dire sans la moindre honte, si dans un souci de vérité vous recherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir. Oh bien sûr, vous ne portez pas l’entière responsabilité de ce lamentable gâchis qu’est devenu notre système judiciaire, mais vous y avez collectivement participé. C’est d’ailleurs là une des nombreuses perversions de cette démocratie tant idolâtrée, que de diluer la responsabilité dans le nombre. Quand le troupeau se déplace tous les cinq ans pour élire celui qui aura les privilège de tondre les moutons, de se foutre de leur poire, et qu’il fait le choix d’un incapable ou d’un salopard qui a un agenda idéologique précis, qui doit être blâmé ? Celui qui a été élu et qui a mis en oeuvre tout ou partie de son programme, ou ceux qui l’ont porté à la magistrature suprême ?

Car quoi, c’est bien au début de l’année 2012 que la loi a été changée et que le législateur, c’est à dire le Parti Socialiste qui disposait de tous les pouvoirs à l’époque, a considéré qu’être un étranger en situation irrégulière ne constituait plus un délit. Et que dire du prédécesseur de François Hollande qui, lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur en 2003, aménagea la réglementation de la double peine et qui à force d’exceptions est devenue pratiquement inapplicable ? Et ce dernier une fois élu à la présidence de la république ne se montra pas, dans les faits, à la hauteur des rodomontades de ses discours martiaux. Ces gens-là, ils ont bien été élus, et par qui sinon par vous ?

Être citoyen, c’est une énorme responsabilité qui impose, ou plutôt devrait imposer, une exigence de curiosité de la part de tous ceux qui en sont investis. Le citoyen idéal devrait chercher à s’informer, cultiver ses connaissances en matière politique, avoir des notions d’économie, s’intéresser à la chose militaire, à la diplomatie, aux religions, etc. Or, comme le disait Churchill  » le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen « . Qui parmi la meute de tous ceux qui hurlent aujourd’hui savent comment fonctionne la machine administrative et judiciaire qui s’occupe des étrangers en situation irrégulière ?

Lorsqu’un individu en infraction à la législation relative aux étrangers est épinglé à l’occasion d’un contrôle d’identité, il est présenté à un officier de police judiciaire. Ce dernier doit s’assurer de l’identité de l’individu, de son âge, de sa nationalité, puis en informer le Parquet qui, normalement, va demander son placement dans un centre de rétention. Une fois placé dans un centre de rétention administrative (CRA), il appartient au tribunal administratif de statuer et de rendre une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Celle-ci sera alors notifiée à l’individu, qui devra alors quitter la France. Voilà, ça c’est la théorie, ce qui est écrit dans les textes. Combien d’électeurs savent cela ?

Maintenant, passons à ce qui se passe en vrai sur le terrain. Déjà, les policiers qui l’ont épinglé pourront s’estimer chanceux si l’interpellation n’a pas donné lieu à un mouvement de foule hostile aux policiers qui arrêtent un pôv’ malheureux d’étranger. Ensuite, compte tenu que la rédaction de la paperasse prend environ trois heures, si vous arrivez après plusieurs autres collègues qui ont fait bonne pêche, vous pouvez être certain que votre gazier sera dehors avant d’avoir eu le temps de prononcer  » alakazam « . Allez, mettons que vous avez du pot, il faut encore qu’il y ait de la place dans le CRA du secteur, faute de quoi, bonjour la liberté. Décidément, vous avez une chance de cocu, il y a de la place, il est donc logé. Seulement voilà, les textes prévoient qu’il ne peut pas y rester plus de 45 jours. Si la juridiction administrative n’a pas rendu son OQTF dans ce délai, ouvrez, ouvrez la cage aux immigrés. Et c’est souvent le cas, l’OQTF arrive au CRA alors que le gus a été relâché depuis plus de trois mois. Et même si tout s’est parfaitement déroulé selon un timing idéal, votre clandestin a 30 jours pour quitter le pays. En clair, il va prendre votre torchon de papier et rejoindre la clandestinité à nouveau.

Tout cela n’est pas arrivé du jour au lendemain, comme par magie. C’est le lent travail de sape qui a été réalisé par les individus que vous avez portés aux pouvoir. Ils ne se sont pas cachés pour mettre tout cela en oeuvre, ils en ont parlé dans leurs discours, les textes ont été discutés à l’Assemblée et au Sénat, les journaux ont relaté les travaux parlementeurs. Vous ne pouvez pas dire que vous ne pouviez pas savoir, tout a été parfaitement public, il suffisait juste de chercher à s’intéresser, à savoir. Et c’est parce que la majorité a préféré vaquer à ses occupations, s’abrutir devant les imbécillités idiotvisuelles, croire les billevesées racontées par des politiciens de rencontre plutôt que de regarder la réalité en face, de chercher à comprendre ce qui était en train de se mettre en place, que deux jeunes femmes ont été rayées de la liste des vivants.

Les illusions dangereuses

« Notre patrie à nous, ce sont nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette patrie de billebaude et d’irréligion ? Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée, pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau; nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide ! Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur. »

François Athanase Charette de La Contrie

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Lorsque l’on parcourait les rues de l’est parisien, on trouvait essentiellement des immeubles insalubres aux façades pouilleuses. Les logements, en regard des critères modernes, ne disposaient pas du confort minimum que l’on pouvait trouver dans les logis plus cossus des arrondissements bourgeois. On s’entassait souvent à sept ou huit dans une seule pièce. Les familles étaient nombreuses, l’école théoriquement obligatoire n’était pas encore très regardante, et les enfants livrés à eux-mêmes traînaient dans les rues. Phénomène humain classique, des bandes se formaient. Tout d’abord ce n’étaient que des petits groupes de mioches qui jouaient dans les rues, tiraient les cordons de sonnette pour faire bisquer les concierges, et autres bêtises sans gravité. Puis, avec le passage des ans, les groupes initiaux se scindaient pour laisser la rue à de petites bandes qui jouaient du surin. Il ne faisait pas toujours bon sortir à la nuit tombée. La rousse se montrait à l’occasion dans le quartier, le plus souvent pour aller agrafer au saut du lit un apache qui s’était fait un peu plus remarquer que les autres. Et puis le quartier retombait dans l’oubli jusqu’à ce qu’un nouveau fait divers sordide ne vienne s’inviter à la une des journaux. Et le grand cirque républicain recommençait. Les folliculaires publiaient des articles indignés, les bourgeois s’émouvaient du fait que de telles choses puissent encore arriver à leur époque, quant aux politiciens ils promettaient de tout faire pour que cela cesse et que l’ordre règne.

C’était ça la vie quotidienne de l’est parisien à la fin du XIXème siècle. C’était cela le lot quotidien de la majeure partie des familles qui y vivaient. Petit peuple composé pour une grosse part d’immigrés belges, italiens, polonais, russes. Il ya avait aussi pas mal de bretons et d’auvergnats, pour ne citer que ces provinciaux qui montaient en nombre à la capitale. À l’époque il n’y avait pas de contrats emploi solidarité, de stages Pôle Emploi, de R.S.A, d’A.D.A ou d’A.S.S. Pour vivre, ou plutôt survivre, on acceptait des boulots fatigants, peu voire pas considérés, mal payés. La journée de huit heures et la semaine de congés payés étaient encore de l’ordre du roman d’anticipation. Ces hommes n’étaient pas mieux traités que les actuels Maghrébins ou Africains subsahariens dont les exploits ou les misères font régulièrement la une des quotidiens et des journaux d’information télévisés. Ils étaient relégués dans les quartiers périphériques, et dans des bidonvilles que l’on désignait sous les appellations de « gadoue-ville » ou « quartiers nègres ».

Et pourtant, on a beau fouiller dans les archives, nulle trace de revendications communautaires, pas d’explosions de violence, de calèches incendiées, de bibliothèques municipales dévastées. Certes, ils partageaient avec nous un héritage culturel et religieux commun, c’est l’explication qui ressort le plus souvent pour expliquer la différence avec nos actuels allogènes de la république. Oui, mais voilà, c’est par trop simple. On oublie un peu trop facilement que ces immigrés n’étaient pas mieux considérés que des nègres, comme on disait à l’époque, parce que leurs mœurs et leurs codes culturels différaient par trop des nôtres, et surtout des Français du milieu ouvrier qui les côtoyaient quotidiennement. Ils étaient battus froid, considérés avec défiance, car a contrario du prolétaire hexagonal, ils ne se syndiquaient pas, ils allaient tous les dimanches à l’église, ils vivaient entre eux, parlaient leur langue entre eux, acceptaient de travailler pour un salaire moindre et ne rechignaient pas lorsqu’il s’agissait de faire des heures. À l’époque, on n’avait pas trop envie d’intégrer «  ces gens-là », et pourtant, leurs enfants, en dépit de leurs patronymes, furent tous de bons Français et partirent, comme tout le monde à l’époque, la fleur au fusil pour participer à ce qui devait être la « der des der ».

Tout le secret est là. Personne ne leur avait laissé croire que la France leur devait quoi que ce soit. Leur entrée dans la société française s’était faite par le travail. Ils étaient tous devenus français parce qu’individuellement ils avaient le désir bien naturel, en repartant de zéro, d’améliorer leur condition, de permettre à leurs enfants de vivre mieux qu’eux. Ils n’attendaient rien de qui que ce soit, sinon de pouvoir vivre et travailler en France, d’y élever leurs enfants. L’ascenseur social, ce n’était pas de belles et vaines promesses d’égalité, mais plus simplement la volonté individuelle de se sortir les doigts, parce qu’on n’avance pas quand on compte sur les autres, que l’on attend que tout vous tombe rôti dans le bec. Et les gamins de ces familles qui allaient à l’école ne pouvaient pas compter sur l’indulgence coupable du corps enseignant d’alors. L’exigence et l’enseignement étaient les mêmes pour tous, qu’ils soient fils de Français ou d’étrangers. Il fallait se battre pour réussir, à l’école et plus tard dans la vie.

Deux guerres mondiales et quelques guerres coloniales plus tard, que peut-on observer ? Sous couvert de luttes sociales, de progrès humain, nous assistons à une constante inflation des divers droits, même (surtout) si ces derniers constituent une perversion du droit. Et cette collection de faux droits s’est développée au détriment des principes et vertus élémentaires de toute vie civique digne de ce nom : liberté, propriété, responsabilité. Dans le même temps, nous ne pouvons que constater la réduction des devoirs. Le nombre des codes n’a cessé d’augmenter au point que nous en comptons pratiquement soixante-dix. L’État, qui s’est trouvé une vocation de nourrice, se pique d’encadrer la vie de chacun, depuis la naissance jusqu’au tombeau. Il s’est mis en tête de nous envoyer à l’école jusqu’à nos seize ans, il nous promet même le baccalauréat pour tous, et ce n’est que le minimum, il faudra faire mieux. Avec la fin de l’empire français, et sous les coups de boutoir d’une gauche imbécile, la culpabilité s’est invitée dans le débat public, en même temps que bon nombre de ressortissants de nos anciens dominions. À l’époque, ils venaient pour travailler un certain nombre d’années avant que de retourner chez eux. Puis à force de culpabilité, certains beaux esprits se mirent en tête qu’il fallait faire oeuvre d’humanité et faire venir leurs familles afin qu’ils s’installent chez nous. Bien évidemment, dans le même temps on ne cessa d’abaisser le niveau d’exigence et de discipline scolaire à leur endroit, et pour faire bonne mesure on leur laissa entendre qu’ils pouvaient bien vivre chez nous comme ils le faisaient chez eux.

Dans le même temps, la société des médias entrait dans la danse. Toutes ces choses vantées par des politiciens à tête de linotte n’arrivent que rarement dans ces quartiers sensibles . Les nouveaux damnés de la terre, qui ont vite fait de remplacer nos prolos hexagonaux jugés trop blancs, y vivent depuis maintenant trois générations sans jamais en être sortis, et cela ne semble pas étonner grand monde. Certes l’école y est obligatoire, mais elle ressemble plus à une garderie qu’à un temple du savoir où l’on forme les esprits à la curiosité intellectuelle et à l’indépendance de pensée. Mais grâce à ces médias, vendus à l’idéologie du moment, ils entendent parler de tout cela, ils peuvent les voir sur leurs écrans plats.  L’envie, le désespoir, la colère, les anciens connaissaient. Le sentiment d’être lésé de quelque chose auquel on a droit, en revanche, c’est nouveau. La société explique à ses enfants que certaines choses sont dues, que le chômage n’est pas un accident de l’existence, mais un scandale, que la pauvreté est une abomination. Cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Le banlieusard se demande pourquoi il n’a pas tout ce qui lui est “dû”. Mais au lieu de se retrousser les manches comme on le faisait un siècle auparavant, il pique une grosse colère et la fiesta peut commencer. Il est incapable de se remettre en cause et même de penser sa propre responsabilité dans ses échecs. De prétendus amis le lui répètent d’ailleurs sur tous les tons: s’il est pauvre, s’il est mal logé, s’il a des problèmes avec la justice, c’est la faute au système, au racisme des blancs, au capitalisme, etc. On ne cesse de lui répéter qu’il n’y est pour rien, qu’il n’a pas le choix, qu’il ne l’a jamais eu. Il acquiesce, et puisqu’on ne vient pas frapper à sa porte pour lui donner ce qu’on lui doit, il va aller le chercher lui-même.

Dans son malheur, le banlieusard a quand même la chance de pouvoir compter sur sa famille, sur ses amis, sur son clan, sur sa cité, et même sur tous ces gens qui y vivent et qu’il ne connaît pas. Car ils sont solidaires de par leur appartenance ethnique et religieuse, ils se soutiennent contre vents et marées, y compris contre leur propre intérêt. L’ancienne loi de la rue imposait de ne pas dénoncer, la loi communautaire impose elle de se serrer les coudes contre l’Ennemi Extérieur qui, de modèle qu’il était autrefois, devient un repoussoir dont on attend qu’il donne ce qu’il doit, mais à qui on ne veut surtout, surtout pas ressembler. Dont on réclame le respect sans lever le petit doigt pour l’obtenir – et en soutenant ceux qui, par leur comportement, sont le moins en mesure d’améliorer l’image de la communauté. Quoi que puissent en dire les crétins des milieux autorisés, les soi-disant experts payés à prix d’or pour dégoiser leurs sornettes sur les ondes, quoi que puissent en penser les politiciens, ou plutôt ne pas penser, car ils se contentent de régurgiter la bouille prémâchée que des gratte-papier de cabinets leur ont collée dans le ciboulot, notre société n’est pas plus fermée que l’était celle de nos parents et grands-parents. Il y a juste qu’à un moment donné, au nom d’une fausse compassion, d’une charité dévoyée, on a cru bon de leur faire gober des illusions, des illusions dangereuses qui ont été le terreau du repli communautaire, de l’idéologie victimaire, et finalement celui de l’islam conquérant, ce qu’il a toujours été depuis son apparition.

On a cru qu’en déversant de l’argent comme s’il en pleuvait cela allait résoudre tous les problèmes des quartiers sensibles, comme par magie. Étrange idée que l’argent puisse être l’alpha et l’oméga de la résolution de tout problème social. Après 100 milliards d’euros attribués à la politique de la ville, quels sont les résultats ? Peut-on seulement en observer ? De positifs, pas le moindre. En revanche, on peut dénombrer les associations qui se pressent autour du magot des subventions, en dépit du fait qu’elles ne répondent aucunement à la préoccupation première des habitants qui est de pouvoir travailler, mais qui concourent à instiller dans les esprits une réalité biaisée. La richesse se crée, elle n’est créée par un homme que dans la mesure où il peut en jouir, et le transfert autoritaire de richesse est une double ânerie. D’abord parce qu’elle lèse le « donateur », qu’elle est injuste et tend à atrophier la création de richesses qui seront perdues pour l’activité en général. Ensuite, parce qu’elle ne résout rien durablement pour celui qui reçoit, qu’elle lui fait croire à tous ces faux droits, à une réalité fausse et l’enferme enfin dans une sous-humanité. Car les aides et les faux droits disent : « je sais mieux que toi ce dont tu as besoin »« tiens voilà un chèque et des droits bidons qui t’interdisent de t’en sortir par toi-même, soumets-toi à présent ».

Si nous étions dirigés par des hommes sains d’esprit, ils arrêteraient le tir. Seulement voilà, le bon sens et l’intelligence semblent avoir disparus, et ce beau monde persiste et signe dans l’imbécillité. On continue de croire, ou l’on feint de croire, que ces gens sont de pauvres victimes, alors que de toute évidence ils ont parfaitement compris l’intérêt de la rente victimaire. On alloue donc encore des crédits, en dépit des échecs patents. On persiste à les encourager dans l’illusion d’un supposé dû qui ne leur aurait jamais été alloué. On ferme les yeux sur leur repli communautaire, sur le terrain gagné, jour après jour, par un islam que l’on persiste à voir comme une soi-disant religion pacifique et tolérante, et ce en dépit de plus de deux-cent de millions de morts dont il a la responsabilité à travers l’histoire. Pire, à chaque attentat perpétré par un ou plusieurs mahométans, tout ceux qui sont réputés faire l’opinion se pressent devant les micros pour nous expliquer que tout cela n’a rien à voir avec l’islam, que ce sont là les actes d’individus qui ont perdu l’esprit. Les vieilles recettes bolcheviques ont été remises au goût du jour, car il est de notoriété publique que si une frange d’individus refuse de se plier aux usages de la société dans laquelle ils vivent, c’est qu’ils sont fous.

Les politiciens se retrouvent à devoir faire avec une situation qu’ils ont créée de toues pièces. Grosso modo, il faut maintenant compter avec, au bas mot, une bonne dizaine de millions de musulmans vivant sur notre sol. Ceux qui sont actuellement aux commandes ont hérité du monstre et ils l’entretiennent. Pour autant, ils n’ont pas plus de courage que leurs aînés, et n’ont même pas le désir de fermer les portes à une immigration massive qui se presse à nos frontières. Eux comme leur clientèle principale, celle qui paie les frais campagnes et prodigue de menus cadeaux, ne souffrent pas du bordel ambiant. Le voisinage est de qualité, les beaux quartiers jouissent d’une bonne sécurité, assurée par les patrouilles armées et les policiers en faction devant les entrées d’immeuble. Et puis il faut bien assurer aux copains une main d’oeuvre bon marché, même si on proclame à l’envi qu’on entend lutter contre l’immigration clandestine et le travail au noir.

Voilà, c’est là le résultat de ce que l’on appelle la démocratie, ou plutôt d’une parodie de démocratie. Les bateleurs, s’invitent dans le quotidien des Français tous les cinq ans, leur font de belles promesses, leur brossent le tableau d’un avenir meilleur à défaut d’être radieux. Ils feignent de croire à leurs boniments, tout comme les électeurs d’ailleurs. Il y a bien longtemps que l’on ne vote plus pour un candidat, parce que l’on adhère à ses convictions, mais qu’on doit faire le choix entre la peste et le choléra. Et ça, c’est dans le meilleur des cas, parce que généralement il suffit qu’arrive un beau parleur pour emballer l’affaire. Les illusions dangereuses, c’est tout cela. Croire que la démocratie ça existe pour de vrai, que le peuple est souverain, que les musulmans peuvent être Français ou citoyens de n’importe quel pays occidental, que ceux qui sont aux commandes recherchent le bien commun.

L’asile d’aliénés

La mémoire est un don fait à l’Homme qui peut, selon les circonstances, faire son malheur ou être une bénédiction. Pour ma part, j’ai toujours eu la faiblesse de croire qu’elle appartient à la seconde catégorie. J’en veux pour preuve le billet ci-dessous qui n’est pas de moi, mais d’un vieil ami blogueur que j’ai connu dans une autre vie, et qui a  maintenant une bonne douzaine d’années (le billet, pas le blogueur) :

Étymologiquement, l’aliéné (alienus) est celui qui appartient à un autre. La société d’aliénés intégrale, c’est ce vers quoi tend l’idéal socialiste : tout le monde appartient à tout le monde, et personne ne s’appartient.

Le paysan appartient à l’artiste puisque ce dernier a des droits sur le fruit du travail du paysan : lorsqu’il ne travaille pas, l’artiste vit du travail du paysan (du travail confisqué par l’impôt et arbitrairement reversé sous forme d’allocations pour intermittent du spectacle). Mais dans le même temps, le paysan possède le médecin (consultations médicales accaparées par l’impôt, impôt qui subventionnera l’agriculture). Et le médecin possède à son tour le coiffeur : le médecin vit de l’Assurance-maladie à laquelle est contraint de cotiser le coiffeur. Et le coiffeur possède ceux qui ont payé pour la rénovation du quartier où se trouve son salon (M. le coiffeur a des relations au Conseil municipal). Et cætera.

La complexité et le nombre des interactions aliénantes imposées par la violence de l’impôt sont tels qu’il est en pratique impossible au quidam de savoir par qui il est possédé, dans quelle mesure il est possédé, qui il possède et dans quelle mesure il possède. Car l’aliénation étatique a pour véhicule l’argent, que l’argent est indiscernable de l’argent, qu’il est impossible de savoir à quoi ont servi exactement les impôts de Pierre, comme il est impossible de savoir quelle est la personne qui a payé l’allocation-logement de Paul. L’aliénation est à ce point noyée dans les entrelacs de l’argent de tous arbitrairement confisqué à tous que personne ne peut rien en démêler. Et c’est bien pour ça que ça marche : on peut toujours s’imaginer qu’à ce petit jeu-là, on est gagnant au change ; et oublier que ceux qui gagnent à tous les coups sont les mafiosi de l’État.

Tout porte en effet à croire n’importe quoi quand plus personne ne vient dire ce qui a de la valeur. Revenons à notre ami l’artiste : quelle idée peut-il avoir de sa valeur auprès des hommes alors qu’il est payé la moitié de l’année par des gens qui ne vont pas le voir, l’autre moitié de l’année payé à ne rien faire ? Sa valeur première, distraire et enchanter les gens, est depuis longtemps oubliée, seule subsiste une valeur monétaire artificielle qu’a fixée un jour un décret ministériel.

Et un professeur ? Que peut-il savoir de sa valeur auprès des autres quand l’exercice de son métier a été confisqué par une Éducation nationale, quand le contenu de ses leçons a été établi par une commission qui lui est étrangère, quand il est obligatoire d’assister à ses cours, quand son talent à instruire est le cadet des soucis d’à peu près tout le monde ? Il ne sait rien d’autre que ce qu’il peut lire dans la grille salariale des professeurs de son grade, de son échelon, de son ancienneté. Sa valeur professionnelle, l’estime qu’on lui porte pour son travail se réduit à un indice artificiel imposé par décret.

Tout est argent, indice, taux, chiffre, coefficient. C’est le monde froid des monstres froids qui dirigent l’asile d’aliénés national. C’est le labyrinthe des corridors glacés de l’hôpital psychiatrique républicain où les hommes abandonnent ce qui leur reste d’humanité.

Le socialisme est la société d’aliénés intégrale. L’homme y est un loup pour l’homme, c’est à celui qui tirera les plus beaux dividendes de l’oppression fiscale. L’argent est le maître du jeu, la valeur ultime : il se substitue aux liens naturels entre les hommes. Le socialisme n’apporte pas plus d’humanité, il en enlève. Il n’ajoute pas du spirituel au matériel, il transforme le spirituel en matériel. De sentiment, la solidarité devient argent ; de sentiment, la compassion devient argent. On me vole mon argent (puisque je subis l’impôt), donc on me vole mon travail et mon temps (ce temps et ce travail consacrés à gagner l’argent qu’on me vole). On vole aussi mes projets, mes aspirations, mon existence, les existences de ma femme et de mon enfant. La transmutation de ma vie, dans ce qu’elle a de plus essentiel et de plus spirituel, en billets de banque. Pire : en billets de banques dont je ne jouirais pas moi-même, et qui seront sans doute utilisés à me confisquer plus de vie encore par le biais d’une nouvelle et infernale machination d’État broyeuse de liberté.

Je veux quitter l’asile d’aliénés, je veux quitter l’affreuse procession des lemmings qui bascule dans l’abîme, je veux qu’on m’ôte enfin cette saleté de camisole !

Fallait pas faire 6% !

Me voilà de retour après une longue pause de blog, pour cause de lassitude. Ne vous réjouissez pas trop vite, je ne sais pas encore quel sera le rythme de publication.

Ceci posé, intéressons-nous à l’actualité du jour, à savoir la grande rencontre télévisée de ce soir, organisée par France 2, opposant Edouard  » Prime Minister  » Philippe à Jean-Luc  » Battling  » Mélenchon.

Déjà, la distribution est étonnante. On ne peut pas dire que notre Premier sinistre, désolé mais il a l’air aussi joyeux qu’une feuille d’impôt, si on en s’en tient à ses quelques prestations télévisuelles, soit taillé pour une rencontre de ce type. Car en face il y a un véritable bateleur de foire dont le bagout n’a pas à être vanté.

Ensuite, on peut se poser la question de la légitimité de la présence du guignol faussement insoumis. Si on regarde posément les chiffres, il est loin, avec son parti, de représenter l’opposition au président macron et à son gouvernement. Les Républicains alignent quand même 137 députés, quand les Insoumis ne peuvent en aligner que 17. Et j’en arrive au sujet du titre de ce billet, à savoir le groupe socialiste intitulé  » Nouvelle gauche « , qui est composé de 28 socialistes auxquels sont venus se greffer 3 apparentés. Le PS, plus prompt à gueuler qu’à produire un argumentaire constructif, a donc publié un communiqué de protestation à l’endroit de la chaîne du service public :

 » Jeudi 28 septembre, sur France 2, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, sera l’invité de l’Emission politique et il aura face à lui, comme contradicteur, le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le Parti socialiste regrette ce choix qui participe à installer l’idée qu’il n’y aurait qu’une seule opposition dans le pays, une seule manière de s’opposer, une seule voix pour la porter. Nous refusons de réduire la vie démocratique à la perspective de ce face-à-face en vase clos.

Il est temps de cesser d’alimenter ce petit jeu d’une majorité qui choisit son opposition et d’une opposition qui se rêve unique et solitaire. Car ce duel ne promet qu’un objectif, instaurer un Yalta politique pour liquider les autres forces politiques.

On nous annonce un face-à-face « musclé », à la mesure des invectives que les deux camps se jettent à la face depuis des semaines. Les audiences devraient y gagner ce que la qualité du débat démocratique y perdra. « 

Certes, il est vrai que le poids du parti politique du Maduro germanopratin est moindre que celui du PS et de LR, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Il est également vrai, en termes d’élus locaux, que les guérilleros de salon font pâle figure à côté des partis dits de gouvernement. Oui mais voilà, LR ferme son bec, empêtrés qu’ils sont dans l’élection à venir de leur prochain dirigeant. De fait, ils sont plus à la manœuvre pour tenter de rendre possible la candidature d’opposants à Laurent Wauquiez, qu’à construire un programme politique. Donc, pour l’heure le mot d’ordre est :  » Le monsieur il est parti,  la madame elle est pas là, revenez plus tard.  » Quant aux socialistes, que dire sinon qu’ils ne se sont pas encore remis de la claque de l’élection présidentielle,  et de la déculottée des législatives. Ils sont inaudibles, ils ont même été incapables de s’entendre sur une chose aussi simple que de refuser de voter la confiance au gouvernement. Et que font les socialistes quand le bâtiment fait eau de toute part ? Et bien ils laissent les vieux réflexes prendre le dessus et se chicorent, se menacent, quittent le navire, règlent leurs comptes, soit par voie de presse, soit en publiant des livres assassins. Bref, ils font la démonstration que ce sont des sales gosses trop gâtés.

Donc, la seule chose à opposer à leur minable petit communiqué de presse c’est :

 » Fermez vos gueules ! Fallait pas faire 6%. « 

Le seul à ouvrir grand sa gueule, certes pour raconter n’importe quoi, pour étaler sa connerie au grand jour, c’est Mélenchon aidé par les cadors de son parti de branquignols. Il ne mobilise pas plus que les syndicats apathiques, mais en attendant il occupe le terrain médiatique. Le pouvoir n’a pas choisi son opposition, c’est la vraie opposition de droite et de gauche qui a fait le choix de se taire et de lui laisser le champ libre.

À un moment, quand on a la prétention d’être des hommes, il faut commencer par assumer les conséquences de ses choix et de ses actes. Ensuite, il faut accepter le fait qu’on a déconné à plein tube. Ce n’est qu’à ces conditions que l’on peut prétendre l’ouvrir pour donner son avis, mais certainement pas en chouinant, en se plaignant à la maîtresse que les autres ils sont vraiment trop méchants.