Cachez donc cette réalité que je ne saurais voir

Copenhague : l’échec après l’illusion

Ce qui s’est passé samedi 14 février à Copenhague nous rappelle que le réel revêt parfois le manteau du tragique pour ouvrir des yeux embués par l’illusion.

Samedi, un jeune de 22 ans a ouvert le feu contre les participants à un débat consacré à l’islamisme et à la liberté d’expression. Après avoir pris la fuite, le tireur a fait feu devant une synagogue. Bilan : deux morts et cinq blessés.

Ce drame met à nouveau en lumière la défaite de l’idéologie du « pas d’amalgame » face au réel.

La sphère politico-médiatique, après les attentats de Paris du 11 janvier dernier, nous assurait que le terrorisme naissait de la pauvreté et de l’exclusion sociale : le Danemark détient pourtant le 6ème rang (sur 184) au classement des pays selon la valeur de leur produit intérieur brut (PIB) annuel, en valeur nominale, par tête.

Depuis des décennies, nos élites nous vantent le modèle d’intégration danois et plus largement scandinave. Le politologue Marc Crapez rappelait dans un entretien donné au Figaro que: « Le royaume danois fut pionnier des structures d’accueil de dé-radicalisation, avec psychologues aux petits soins et réinsertion par l’emploi de type discrimination positive à la clé. En prime, les autorités politiques et les élites prenaient avec des pincettes les caricaturistes «droitisés» de 2005, et des manifestants avaient brandi des pancartes «Sorry» pour amadouer le monde musulman ».

C’est ce même modèle qui semble inspirer notre Ministre du Laxisme Madame Taubira, comme on le voit avec cette circulaire irresponsable éditée le 9 janvier et qui rappelle les modalités de mise en oeuvre de sa loi du 15 août 2014 sur l’individualisation des peines, qui aligne “le régime des récidivistes sur celui des non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peines”. Comprendre : un fraudeur fiscal non récidiviste et un terroriste en herbe récidiviste peuvent bénéficier du même régime. C’est ça l’égalité au pays de l’utopie laxiste.

Ces attentats sont malheureusement une nouvelle preuve du décalage entre les grands discours de fermeté de nos dirigeants et leur inaction : le Président de la République François Hollande et son Premier Ministre Manuel Valls semblent croire qu’il suffit de « condamner avec la plus grande fermeté » des actes pour que le problème se règle de lui-même.

Le problème ne sera pas réglé tant que des Chaabi M’Barek (ce libraire lillois qui vendait des drapeaux de l’État islamique dans sa boutique) ne seront condamnés par les tribunaux qu’ à un an de prison AVEC SURSIS pour apologie du terrorisme.

Le problème ne sera pas réglé tant que nous aurons, à l’Assemblée nationale, des députés qui, le jour même de l’attentat de Copenhague, demandent le remplacement de certains jours fériés chrétiens par des fêtes musulmanes.

Le problème ne sera pas réglé tant que personne n’osera s’étonner de la présence d’un « parti des musulmans » dans la compétition électorale qui se jouera en mars prochain pour les élections départementales.

Et que dire de l’irresponsabilité d’une Caroline Fourest, pourtant auto-proclamée grande prêtresse de la liberté d’expression, lorsqu’elle ose affirmer sur BFM tv que «les terroristes tuent moins que les accidents de voiture”.

L’espoir que les attentats de Paris aient agit comme un électrochoc auprès de nos élites est donc, un mois plus tard, dores et déjà déçu. Mais, chut, chahuter la grande cérémonie du « pas d’amalgame » est un blasphème républicain.

Source : Aymeric Chauprade

Le Doubs est Charlie, mais de justesse

48,54% des scrutins exprimés pour la candidate du Front National. Il y a des défaites qui ont des allures de victoires. Car quoi, voilà un candidat socialiste qui l’emporte de justesse après avoir reçu par deux fois le soutien du premier ministre, du ministre de l’Intérieur, du président de la république, pourtant censé être haut dessus des partis, chef impartial de tous les Français. Le Front National a perdu de justesse, seul contre tous, face aux soutiens des écologistes, de l’UDI, de l’UMP, du MoDem, du Front de gauche. Je suis tenté de penser que la montagne a finalement accouché d’une souris.

Quant au vainqueur de justesse, le moins que l’on puisse dire c’est que le Parti Socialiste ne risque pas de lui dire merci, car son discours risque de faire grincer pas mal de dents. Ce laïus a sonné comme un désaveu de la politique conduite par le gouvernement depuis la victoire de 2012. Comme une remise en cause de la politique fiscale qui frappe les petits salaires et les classes moyennes qui n’en peuvent plus de cette pression fiscale qui mène au déclassement. Comme une remise en cause du système qui offre toujours plus de privilèges à ceux qui ont réussi à faire leur trou dans le fromage républicain. Comme une critique du féodalisme politique qui bloque la vie politique locale, qui se sert de la pseudo-décentralisation pour en contrer les effets et asseoir les présidents de conseils généraux et/ou régionaux qui se trouvent généralement à la tête des fédérations locales de leurs partis.

Après cette élection, les choses sont claires, la démocratie est morte. On s’en doutait, mais là c’est devenu évident aux yeux de tous. Les soi-disant clivages qui feraient que les droites et les gauches sont inconciliables ne sont en fait que du vent. Tous ces beaux messieurs s’entendent comme larrons en foire pour piper les dés afin de ne pas avoir à partager le pouvoir, risquer de perdre leurs places. C’est certainement plus cela l’esprit Charlie du 11 janvier, l’unité pour tenter d’empêcher l’expression du choix des électeurs par des unions présentées comme étant contre nature, alors qu’en fait il s’agit d’un syndic de copropriété de coquins. Encore un peu et nous les verrons prôner l’union nationale à la suédoise, et là, nous saurons à quoi nous en tenir.

Clairement, il n’y a rien à attendre des élections, rien de bon ne peut sortir des urnes. Depuis 1981, les électeurs ont fait confiance à la gauche, à la droite, ils ont même essayé la cohabitation, en vain. Pas un seul parti de gouvernement n’a fait quoi que ce soit pour sortir véritablement le pays de l’ornière. Le déficit du budget n’a cessé de croître, la dette extérieure de se creuser au point de ressembler à un gouffre sans fond, le chômage est devenu « structurel » pour se transformer en lèpre. Quel gouvernement a vraiment tenter de freiner, à défaut d’inverser la tendance, la désindustrialisation de la France ? Quel gouvernement a entrepris de mettre un frein à une immigration incontrôlée, tout comme la politique de naturalisation ? Quel gouvernement s’est attelé à la difficile tâche de rétablir l’ordre dans les banlieues, l’autorité à l’école ? Pas un seul, tous mauvais. Ce qui ne les empêche pas de prétendre qu’ils sont les seuls recours possibles, en dépit de leurs échecs retentissants.

L’histoire républicaine, éternellement recommencée

la gueuse au boulot

La république attendant l’électeur le pigeon.

« En finira-t-on avec les relents de pourriture parfumée qu’exhale encore la vieille putain agonisante, la garce vérolée, fleurant le patchouli et la perte blanche, la République toujours debout sur son trottoir. Elle est toujours là, la mal blanchie, elle est toujours là, la craquelée, la lézardée, sur le pas de sa porte, entourée de ses michés et de ses petits jeunots, aussi acharnés que les vieux. Elle les a tant servis, elle leur a tant rapporté de billets dans ses jarretelles ; comment auraient-ils le cœur de l’abandonner, malgré les blennorragies et les chancres ? Ils en sont pourris jusqu’à l’os.« 

Robert Brasillach

En ce 6 février, on ne peut que se souvenir de la gueule qu’avait la république en 1934. L’affaire Stavisky, une de plus dans la longue liste qui jalonne l’histoire de la république dès sa naissance, est très certainement l’affaire de trop. Parmi les noms des affairistes liés à l’escroc, on trouve (déjà) la fine fleur de la gauche probe et morale de l’époque : le député radical-socialiste Gaston Bonnaure, le sénateur radical-socialiste René Renoult (qui votera les pleins pouvoirs à Pétain), le ministre des Colonies Albert Dalimier (radical-socialiste), les directeurs de journaux Dubarry et Aymard avaient profité de ses largesses en échange de leur appui. Autre stigmate de la pourriture, le procureur général Pressard, beau-frère du président du Conseil Camille Chautemps usa de sa position pour faire disparaître les traces des malversations passées de Stavisky, ainsi que pour faire sans cesse reporter le procès du « beau Sacha ». C’est que l’animal avait détourné 25 millions de francs, issus de l’épargne populaire par l’émission de faux bons du Crédit municipal de Bayonne, avec la complicité du député-maire radical-socialiste de la ville Joseph Garat.

Le 6 février 1934, la colère du peuple de Paris éclate. Certes, en première ligne on trouve l’Action Française, les Croix de Feu, Solidarité française, les Jeunesses Patriotes, et autres mouvements patriotiques, et non pas fascistes comme aiment à le prétendre les gauchistes, mais on oublie que parmi les dizaines de milliers qui vinrent se masser place de la Concorde pour dénoncer la république des coquins, il y avait aussi bon nombre de gens de gauche, dont une part non négligeable de communistes membres de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC). Ce qui n’empêcha pas la presse de gauche, le lendemain, de titrer que la république avait été sauvée du fascisme. Déjà cette vieille scie du régime aux abois, régime que l’on prend la peine d’identifier abusivement à la France. C’est que la crise économique ravageait le pays, le chômage faisait des ravages et le petit peuple voyait médusé cette clique d’élus de gauche s’enrichir à travers des affaires douteuses quand ce n’était pas de pures escroqueries. La gauche morale préférait déjà défendre son portefeuille plutôt que les intérêts des damnés de la terre.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Peut-on affirmer que la république est devenue morale, ou qu’elle s’est contentée, comme bon nombre de salopes, de se faire refaire l’hymen ? Je crois que la liste des affaires qui ponctuent l’histoire de la cinquième république est suffisamment éloquente pour ne plus se faire d’illusions sur le régime. A celle-ci, manifestement pas à jour, on peut ajouter celles qui jalonne le demi quinquennat de François Hollande, ce président normal qui a un ennemi, la finance, et qui voulait moraliser la politique : les affaires Jérôme Cahuzac, Aquilino Morelle, Jean-Jacques Augier, Gérard Dalongeville, Thomas Thévenoud, Faouzi LamdaouiJean-Noël Guérini, Yamina Benguigui, Kader Arif. Énumération qui donne le vertige. Heureusement qu’il s’agit de la gauche morale, car si nous avions écopé d’un gouvernement de gauche sans prétention particulière quant à la probité, j’imagine que la liste aurait été autrement plus longue. Lorsque je lis le détail des malversations de ce que l’on peut appeler le gratin de la gauche française, je ne peux que faire le lien avec les le contexte des années trente. L’économie française est frappée par la crise, le chômage atteint des sommets, pendant que ces messieurs, et dame, soyons galants, se servent sans la moindre vergogne. Comment ne pas avoir envie de crier « à bas les voleurs » ? Comment ne pas avoir envie de prendre d’assaut les palais de la république et balancer la racaille républicaine à la Seine ?

Ce qui sauve cette compagnie de Jean Foutre, de semi-habiles et de voleurs, c’est que de nos jours il y a une entreprise d’abrutissement de masse qui s’appelle la télévision. Mais également la complicité qui existe entre le pouvoir et la presse écrite et idiotvisuelle. Et puis grâce à l’assistanat qui a été mis en place au sortir de la guerre et qui n’a cessé de monter en puissance, l’Etat tient une bonne partie de la population sous dépendance, sans parler de tous ceux qui sont sous perfusion via le RSA et autres dispositifs. Les Français n’ont pas encore assez faim, l’avenir de leurs enfants n’est pas encore totalement fermé pour qu’ils décident de descendre dans la rue pour de demander des comptes. En revanche, lorsque le pognon fera vraiment défaut, faute de trouver encore quelques pigeons pour prêter de l’oseille, et ça viendra, il ne fera pas bon d’être un élu de la gueuse.

partie remise

L’incompréhension de nos gouvernants

L’Afrique n’est pas « Charlie »

JNSPC

Vu d’Afrique, l’ « affaire  Charlie hebdo » illustre les limites de l’universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l’hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d’expression, une partie de l’Afrique s’ insurgeait contre la France des « Charlie ». Du Sénégal à la Mauritanie, du Mali au Niger, de l’Algérie à la Tunisie et au Soudan, le drapeau français a été brûlé, des bâtiments français incendiés et en « prime », des églises détruites. Quant aux imprudents chefs d’Etat africains qui participèrent à la marche des « Charlie », dont Ibrahim Boubacar Keita du Mali, les voilà désormais désignés ennemis de l’islam.

Aveuglés par la légitime émotion et noyés sous l’immédiateté, nos responsables politiques n’ont pas songé à se demander comment l’Afrique percevait les événements. Or, alors que pour nous, il s’agit d’un ignoble attentat contre la liberté d’expression commis contre des journalistes, personnes sacrées dans nos sociétés de la communication, pour une grande partie de l’Afrique, il s’agit tout au contraire de la « juste punition de blasphémateurs ».  Qui plus est ces derniers n’en étaient pas à leur coup d’essai et ils avaient même été solennellement mis en garde. Voilà pourquoi leurs assassins sont considérés comme des « héros ». Quant aux foules de « Charlie », elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.

Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées, notamment dans les pays du Sahel en raison du jihadisme récurrent contre lequel nos troupes sont engagées. Le plus grave est ce qui s’est passé au Niger où Boko Haram qui, jusqu’à présent ne s’était pas manifesté, a pris le prétexte de la nouvelle livraison de Charlie Hebdo pour lancer les foules contre le centre culturel français de Zinder; au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays…

Personne n’a dit ou vu que l’ « affaire Charlie Hebdo » n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des impératifs politiques et moraux que nous imposons à l’Afrique: démocratie, droits de l’homme, avortement, mariage homosexuel, anthropomorphisme etc. Tous y sont considérés avec dédain ou même comme de « diaboliques déviances ».

C’est donc dans les larmes et dans le sang que les bonnes âmes et les idéologues vont devoir constater que le « village Terre » n’existait que dans leurs fantasmes universalistes. Ce qui est bon ou juste aux yeux de leur branchitude est en effet une abomination pour une grande partie de l’Afrique et même de la planète.

En plus de cela, pour nombre d’Africains, l’Europe est devenue une terre à prendre : ses habitants ne croient plus en Dieu, ses femmes à la vertu volage ne font plus d’enfants, les homosexuels s’y marient et la féminisation y a dévirilisé ses mâles. Paradoxe cruel, ceux qui, depuis des décennies, ont permis cette révolution en tournant systématiquement en dérision les valeurs fondatrices et le socle social (famille, travail, discipline, ordre, effort, armée, police etc.) ont été odieusement assassinés par les enfants de ceux auxquels ils ont si largement ouvert les portes…

Nous voilà donc au terme du processus. Désormais, la contradiction est telle que seul un « saut qualitatif brusque », comme le disaient les marxistes, permettrait de la surmonter. L’obsolète méthode « soustellienne » de l’intégration ou celle du « radeau de la Méduse » de la laïcité n’y suffiront sans doute pas…

Bernard Lugan
17/01/2015

Source : Le blog officiel de Bernard Lugan

Cépaçalislam ? Allons donc !

Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, est né le 5 septembre 1949 à Zababdeh, près de Jénine en Cisjordanie. C’est un juriste chrétien, d’origine palestinienne et de nationalité suisse. Responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé de 1980 à 2009, il enseigne également dans différentes universités en Suisse, en France et en Italie. Il est l’auteur d’ouvrages et d’articles sur le droit arabe et musulman. Il a notamment publié en 2008 une édition bilingue du Coran, en arabe et en français restituant le texte en classant les sourates par ordre chronologique selon l’Azhar, avec renvoi aux variantes, aux abrogations et aux écrits juifs et chrétiens.

On peut donc légitimement penser que ce monsieur sait de quoi il parle. Il a mis en ligne sur son blog deux lettre ouvertes adressées à Dalil Boubakeur et à François Hollande, que je reproduis ci-dessous. Elles sont intéressantes en ce qu’elles rejoignent l’analyse de pas mal de commentateurs plus ou moins éclairés qui refusent de se voiler la face à la manière d’un Aymeric Caron face à Michel Onfray. A ceci près que Sami Aldeeb est arabophone et que les petits rigolos qui infestent la presse française ne peuvent pas se retrancher derrière l’argument « mais vous vous fondez sur une traduction, comment être sûr, puisque nous ne lisons pas l’arabe, ce qui est écrit est fidèle au texte original ? » Un véritable honnête homme donc.

Bonne lecture.

Lettre ouverte à l’imam de la Mosquée de Paris

Cher Dr Dalil Boubakeur, Imam de la Mosquée de Paris,

J’ai visionné plusieurs vidéos dans lesquelles vous condamnez l’attentat contre le magazine Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à un certain nombre de journalistes. Vous y avez tenté de disculper l’islam de ce qui est arrivé. Vous avez même pleuré sur les musulmans au lieu de pleurer sur les victimes, en affirmant que ce qui s’est passé est un coup porté à l’ensemble des musulmans et que l’Islam sanctifie la vie. Vous démontrez ainsi que vous vous moquez de la vie des journalistes assassinés et que votre seule préoccupation consiste à éviter l’accusation de l’islam et des musulmans pour ce qui s’est passé. Vous vous êtes contredit et vous avez prouvé que vous manquez de la moindre sympathie pour les victimes. Vous avez perdu votre humanité par ces déclarations.

Mais soyons honnêtes, absolument honnêtes. Ne dit-on pas, en arabe, que de la franchise naît la tranquillité? Parlons en termes médicaux, puisque vous êtes médecin de profession. Vous savez qu’un diagnostic erroné peut entraîner la mort du patient. Si vous considérez un cancer comme un simple mal passager, vous donnez l’occasion au cancer de croître et de détruire la vie du patient. Je pense que vous êtes d’accord avec moi sur ce point. Et il va de soi que le médecin, après le diagnostic, doit suggérer le médicament adéquat au patient afin de le guérir.

Permettez-moi de vous dire que votre diagnostic sur les événements d’hier à Paris ne saurait convaincre que les idiots et les hypocrites. Si vous n’êtes pas conscient de votre erreur, c’est un signe de votre ignorance. Et si vous savez que votre diagnostic est erroné, cela signifie que vous êtes un malhonnête, pour ne pas dire un menteur.

Ce qui est arrivé à Paris est entièrement conforme à l’enseignement de l’Islam tel qu’il ressort du Coran, de la Sunna de Mahomet et de tous les ouvrages reconnus de droit musulman. Est-il nécessaire de vous rappeler comment Mahomet s’est vengé de ceux qui l’ont critiqué? Ne savez-vous pas ce que Mahomet a fait à Um Qarfa?  Ne savez-vous pas comment le Coran stigmatise les poètes dans le chapitre qui leur est consacré et qui porte le titre «Les poètes»?  Jamais Mahomet n’a admis la moindre critique à son égard; il n’acceptait que ceux qui chantaient ses louanges, comme le font les rois et les chefs des pays arabes et musulmans aujourd’hui. Ne savez-vous pas que les ouvrages de droit musulman prescrivent de tuer ceux qui critiquent Mahomet? Pouvez-vous m’indiquer un seul pays arabe ou musulman qui permet de toucher à Mahomet? Bien sûr que non. Où donc est la sanctification de la vie dont vous parlez? La liberté d’expression et la vie des humains n’ont aucune valeur dès qu’on touche à l’Islam, au Coran ou à Mahomet. Et je vous défie de me présenter la moindre preuve de l’inexactitude de mes propos.  À moins que vous n’indiquiez les critiques contre Mahomet dans la période mecquoise, quand il n’avait pas d’épée. Mais après avoir joint le pouvoir à la prophétie, il n’a toléré aucune critique contre lui ou le Coran. Et cela vaut encore aujourd’hui.

Revenons sur ce qui s’est passé à Paris. Vous avez certainement appris que lorsque les terroristes ont assassiné les journalistes, ils criaient «Dieu est grand, le prophète Mahomet a été vengé». Ils se considéraient comme les exécutants de la loi islamique contre ceux qui critiquent Mahomet. Et ce qu’ils ont fait est conforme aux dispositions de la loi islamique. La question se pose: où l’ont-ils appris? Ne serait-ce pas dans des livres dont regorgent les bibliothèques des mosquées en France? Ne serait-ce pas dans les prêches des imams de ces mosquées?

En France, tout le monde a le droit de critiquer le judaïsme, le christianisme, le communisme, ainsi que leurs symboles et leurs ouvrages. Et les journalistes qui ont été assassinés ne s’en sont pas privés, sans tenir compte des susceptibilités des juifs, des chrétiens ou des communistes. Ce droit est garanti par la loi française. En refusant toute critique de l’islam, de Mahomet et du Coran même en France, les musulmans voudraient tout simplement y appliquer la loi islamique et brider la liberté d’expression. Tant que de telles idées dominent la mentalité des musulmans, ce qui est arrivé à Paris avec Charlie Hebdo se répétera, avec le même magazine et d’autres. Ainsi, sous la menace de mort, les musulmans veulent faire taire des intellectuels, des journalistes, des universitaires, des politiciens et toutes autres personnes qui seraient tentées de critiquer l’islam et ses symboles. Ils veulent tout simplement établir en France une dictature islamique brutale, interdisant la liberté de pensée et d’expression.

Je vous invite à un moment de franchise avec vous-même. Vous dites vouloir le vivre-ensemble en France. Comment pouvez-vous imaginer la cohabitation entre musulmans et non-musulmans en France avec de telles idées? Ne voyez-vous pas que la société française est menacée par la guerre civile dont les musulmans seront les premiers perdants? Soyons honnêtes. Ne pensez-vous pas que de nombreux adeptes de votre religion en France, ou certains d’entre eux au moins, ont applaudi l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo comme ils ont applaudi les crimes de Mohamed Merah?

Aucune personne saine d’esprit ne peut nier que ce qui est arrivé à Paris avec les journalistes de Charlie Hebdo provient des enseignements islamiques. C’est le diagnostic que personne d’informé ne saurait mettre en doute. Ceci étant, il faut en déduire la nécessité de revoir l’ensemble des enseignements islamiques. On doit lever la sainteté du Coran, de Mahomet et de l’islam et permettre leur critique comme on le fait avec le judaïsme, le christianisme et le communisme. Les imams de mosquées en France doivent reconnaître la liberté d’expression prévue par la loi française et demander aux musulmans qui ne l’acceptent pas de quitter la France pour retourner dans leur pays d’origine. Et ce pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

En ce qui concerne les mosquées, il faut surveiller ce qui y est dit et ce qui y est enseigné afin qu’elles ne deviennent pas des nids de terrorisme et d’extrémisme. Pour cela, je suggère que les mosquées soient ouvertes à tous, que les prêches soient prononcés en français, que les imams étrangers ne soient pas autorisés à y officier, et je propose de soumettre les imams actuels à des mesures administratives et éducatives. Vous savez sans doute qu’en Egypte les prêches sont distribués aux imams par les autorités étatiques, qui contrôlent la stricte observance de leur contenu. Tous les prêches des mosquées de France doivent être soumis à l’approbation préalable des autorités françaises, ces prêches doivent être enregistrés et les contrevenants doivent être sanctionnés par le retrait de la nationalité et le renvoi dans le pays d’origine. Et ce, encore une fois, pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

D’autre part, il faut revoir intégralement l’enseignement islamique et l’orienter vers la doctrine de Mahmoud Mohamed Taha, qui a été pendu sur instigation de l’Azhar. Ce penseur estimait qu’il fallait impérativement laisser de côté le Coran médinois, qui viole les droits de l’homme, et ne retenir que le Coran mecquois. Cela nécessite l’interdiction en France du Coran sous sa forme actuelle. Il faut exiger que tous les exemplaires du Coran, y compris ceux qui se trouvent dans les mosquées, soient dans l’ordre chronologique, en indiquant clairement que le Coran médinois est caduc en raison de ses incitations à violer les droits de l’homme. Les responsables de la religion musulmane doivent en outre reconnaître la liberté religieuse, y compris la liberté de changer de religion, de quitter l’islam. Les autorités françaises doivent imposer cette exigence sous peine de retrait de la nationalité française et de renvoi dans le pays d’origine.

Ce sont là des mesures que vous devez prendre en tant qu’imam de la Mosquée de Paris, et que doivent prendre les autorités françaises le plus rapidement possible afin de permettre le vivre-ensemble en France.

Veuillez agréer, Monsieur l’imam de la Mosquée de Paris, l’expression de ma haute considération.

coran

Coran d’un musulman modéré                                                Coran d’un musulman radical

Lettre ouverte à François Hollande

Monsieur le Président,

Votre discours est inquiétant. En déclarant que ces terroristes qui ont frappé votre pays « n’ont rien à voir avec la religion musulmane », démontre que vous êtes ignorant, ou mal informé et mal conseillé, ou vous mentez à vous-même et aux autres par peur de dire la vérité.

Je me permets de vous indiquer la lettre ouverte que j’ai adressée à Dalil-Boubakeur. (NDR : Voir ci-dessus)

Sachez, Monsieur le Président, que l’ignorance ou le mensonge ne mènent qu’à plus de problèmes dans votre pays et ailleurs. Personne ne saurait douter que ce qui s’est passé en France est en conformité avec le droit musulman tel qu’il découle du Coran, de la Sunna de Mahomet et de tous les ouvrages de droit musulmans. De ce fait, il faut exiger des musulmans de revoir intégralement les enseignements de l’Islam, comme je l’ai signalé à M. Dalil Boubakeur, en lui indiquant les mesures que les musulmans et le gouvernement français doivent prendre pour permettre le vivre-ensemble en France.

Une maladie mal diagnostiquée est une maladie qui ne peut qu’empirer. Je sais que cela exige du courage à dire la vérité. Mais il en va du sort de la France et de tous les pays civilisés. Et dans tous les cas, vous ne rendez pas service aux musulmans en les confortant dans leur erreur et en les empêchant de voir la réalité en face pour y remédier en profondeur.

Vive la France, et mes condoléance aux parents des victimes du terrorisme islamique.

Source : Savoir ou se faire avoir

L’île aux enfants

Aujourd’hui, Casimir est en Corrèze, son fief comme disent les bavards de la presse écrite et idiotvisuelle. Petit aparté : il faudra un jour leur rappeler que ce terme, fief, n’est guère républicain puisqu’il vient tout droit du moyen-âge féodal. Par ailleurs, le rombier n’a rien à voir avec la Corrèze et le Limousin, mais parachutage aidant, on feint de croire qu’il a des liens avec ce terroir. Comme chaque année, il a tenu à faire le déplacement pour présenter ses vœux aux Corréziens et au territoire. C’est ainsi que la technocratie française appelle nos provinces, nos pays, nos terroirs. C’est neutre et sans saveur, ça fleure bon l’éducation hydroponique telle qu’elle est pratiquée dans les I.E.P et à l’E.N.A. Il est important d’éviter tout ce qui pourrait laisser croire que les Français peuvent être ancrés, appartenir à une terre, à une culture.

Mais revenons à notre mouton. Je passe rapidement sur l’insupportable blabla républicain, pour en arriver au passage où il donne son avis sur les manifestations de colère qui embrasent le monde musulman, mais qui bien entendu ne saurait avoir quelque lien que ce soit avec l’islam. Il ne faut pas faire le moindre amalgame, d’autant que les docteurs de la foi (Hollande, Valls, Cazenaze, etc.) nous l’ont dit et répété : ça n’est pas ça l’islam. Il faut croire que le monde est plein de déséquilibrés, de loups solitaires. Donc, le machin qui nous sert de gouvernant a fait état de son indignation : « la France a des principes, des valeurs, et ces valeurs, c’est notamment la liberté d’expression. » Complaisamment questionné sur les drapeaux français brûlés dans plusieurs pays, en particulier en Afrique, Pépère a répondu : « on n’en a pas terminé avec ces comportements-là, et il faudra les punir, parce que quand ils se passent en France c’est intolérable, mais même aussi à l’étranger. […] Je pense notamment à ces pays qui parfois ne peuvent pas comprendre ce qu’est la liberté d’expression car ils en ont été privés. »

islamic rage boymusulman modéré en colère        Pas facile de s’y retrouver        musulman radical en colère

Comment peut-on arriver en trois phrases à étaler de manière aussi patente sa bêtise et sa méconnaissance du monde ? J’avoue que cela me laisse pantois. Et oui mon gros, les valeurs de la gueuse ne sont pas nécessairement partagées par tous les pays du monde. Pire encore, ils n’en veulent pas, parce qu’elle sont en totale contradiction avec les leurs, et qu’ils sont libres de le faire savoir. Il y a un truc qui s’appelle la culture (au sens ethnologique). Les nations occidentales partagent un faisceau commun de valeurs, dont fait partie la liberté d’expression. Et même sur ce seul point, les différents pays occidentaux n’ont pas la même approche de cette fameuse liberté, qui n’en est plus une chez nous depuis la loi Pleven. Alors, imaginer que les autres cultures qui existent sur la planète partagent toutes le même goût pour l’irrévérence, c’est soit faire partie de la populeuse cohorte des imbéciles, soit vivre dans le petit monde idéal des bisounours. Eh oui, il y a des cultures où tout ne peut pas, et ne doit pas, être dit, où tout ne peut pas, et ne doit pas, être imprimé. On peut discuter pendant des heures, mais ces cultures sont toutes aussi légitimes que la nôtre. La seule chose à garder à l’esprit est que, d’où que l’on vienne, lorsqu’on est à Rome, on doit vivre comme les Romains. Et si certaines choses nous heurtent dans la culture de ceux chez qui on projette de s’installer, le mieux est alors de rester chez soi, parce qu’il n’est pas légitime de chercher à leur imposer des manières qui leurs sont étrangères et parfois odieuses.

Ces peuples n’ont pas été privés de liberté d’expression, elle ne fait tout simplement pas partie de leur logiciel. Imaginer qu’ils puissent même la désirer, c’est à la limite du racisme, une vision occidentalo-centrée qui fleure bon ce vieux Jules Ferry évoquant notre responsabilité envers les races inférieures. Et puis, question cohérence on a fait mieux. Comment expliquer que la France (et d’autres pays) à l’ONU, et dans je ne sais quel autre machin supra-national, que la France signe des moratoires afin de préserver de l’influence occidentale, néfaste bien évidemment, les cultures d’obscures tribus vivant au fin fond de l’Amazonie, alors que dans le même temps elle somme, par ces déclarations, le monde musulman de s’amender ? Et ce fameux respect de la diversité, où est-il passé ? A moins bien sûr qu’il ne s’agisse que de la couleur de la peau, étant entendu que tous les autres peuples de la planète doivent adopter notre culture qui, bien entendu est la seule qui vaille.

Les gens qui vivent au Yémen, Qatar, Sénégal, Niger, Mauritanie, Mali, Palestine, Pakistan, Algérie, Jordanie, Iran, Syrie, Soudan, etc., ne sont pas Charlie, mais alors pas du tout. Compte tenu de la vaste mobilisation, il va être difficile de faire croire aux Français que ce ne sont que des membres de cette minoritaire minorité de musulmans fondamentalistes et radicalisés. Les musulmans lambda de ces pays n’ont absolument rien à voir avec ceux qui les gouvernent qui ont, pour beaucoup, été formés dans les grandes écoles occidentales et font partie de cette hyper-classe mondiale à l’aise partout, enracinée nulle part. Le fellah qui gratte la terre, sa femme est empaquetée, elle marche derrière lui, et elle la boucle gentiment. Son islam, c’est le Coran qu’il a appris par cœur et qu’il suit à la lettre. Il n’est certes pas fondamentalement méchant, il n’a pas nécessairement envie de convertir le monde entier à la seule vraie foi, mais lui au moins, il n’a pas eu à subir l’aculturation soixante-huitarde, le relativisme, le progressisme rabique, et il défend bec et ongle sa culture.

Pour ma part, tant que cela se passe chez eux, je ne vois pas matière à m’indigner. Ce qui m’indigne, c’est qu’à cause de la saloperie de notre classe dirigeante, nous soyons obligés depuis 40 ans de faire comme si l’importation de mœurs tribales, de coutumes étrangères, sur notre sol était chose normale et même désirable, puisqu’à ce qu’il paraît cela nous enrichit.