Retour en arrière : février 1997

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Ce mois de février lointain, la future première concubine de France posait dans le magazine LUI et répondait aux questions de Marc Haas :

LUI : Poser pour Lui, ça fait quoi ?

Julie Gayet : C’est comme un tournage. On rentre dans la peau d’un personnage, on se raconte une histoire…

LUI : Vous êtes d’où ?

Julie Gayet : De Suresnes. Je suis exotique.

LUI : Vous vouliez être quoi?

Julie Gayet : Grande.

LUI : Mais encore ?

Julie Gayet : Je voulais faire du spectacle. De la danse, du cirque, tout. J’ai commencé par le chant lyrique. De 9 à 18 ans. Soprano léger.

LUI : Pourquoi avoir changé de route ?

Julie Gayet : Parce que je voulais jouer, jouer, jouer. On ne peut pas pleurer en chantant.

LUI : Vos héros ?

Julie Gayet : Mozart, La Callas, Romy Schneider.

LUI : Vous fumez?

Julie Gayet : Oui, c’est pour ça que j’ai arrêté le chant. En plus, il ne fallait pas crier. Or, je fume et je crie.

LUI : Vos études?

Julie Gayet : Trois ans d’histoire de l’art, et psychologie en option.

LUI : Quelle pièce a tout déclenché?

Julie Gayet : « Don juan », de Molière. J’étais toute petite. J’ai été percutée.

LUI : Et au cinéma ?

Julie Gayet : « Frances » , avec Jessica Lange. Et tous les films de Romy Schneider, mais surtout « La mort en direct » de Tavernier. Bouleversant…

LUI : Vous avez voyagé ?

Julie Gayet : A 17 ans, je me suis installée a Londres, pour faire l’Actor’s Studio. J’adore la pluie, le thé et les Anglais.

LUI : Qu’est ce qui vous fait pleurer ?

Julie Gayet : Le « Stabat Mater », de Vivaldi, et certains tableaux, comme la « Jeune paysanne » de Delacroix.

LUI : Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Julie Gayet : Buster Keaton et les maladroits.

LUI : Vous avez galéré ?

Julie Gayet : Un peu. J’ai été serveuse dans un bistro. J’ai fait du baby-sitting. Puis des sandwichs sur la N40, en Angleterre. J’ai aussi été serveuse à Ascot, puis aux studios de Pinewood, au moment où la promotion de  » Batman  » battait son plein. Il y avait Jack Nicholson, waouh !

LUI : Votre première pièce?

Julie Gayet : Fassbinder,  » Preparadise Sorry Now « . On a joué dans un parking.

LUI : Votre premier film ?

Julie Gayet :
De la figuration dans « Bleu », de Kieslowski.

LUI : Vous avez joué avec Agnès Varda.

Julie Gayet : Oui. On s’est rencontrées sur le plateau du « Cercle de minuit ». Une semaine plus tard, elle m’engageait, aux côtés de Mastroianni et Piccoli. On a même tourné à Los Angeles, avec Harrison Ford. Génial.

LUI : Vous aimez les comédiens?

Julie Gayet : Je les adore. Mais jamais je ne vivrai avec. Pas possible. Ils sont trop… Tous fous!

LUI : Vous avez joué avec Smaïn et Antoine de Caunes.

Julie Gayet : Dans « Les deux papas et la maman »

LUI : Vos réalisateurs favoris ?

Julie Gayet : Patrice Chéreau, Deville, Truffaut, Hitchcock, Orson Welles…

LUI : Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?

Julie Gayet : L’injustice. Ce qui se passe au Rwanda. Les lois Pasqua…

LUI : Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

Julie Gayet : Me fondre dans le monde d’un metteur en scène. Dans « Select Hotel » , de Laurent Bouhnik, qui sort fin février, je joue une droguée au crack. C’était un travail formidable.

LUI : Vous êtes nulle en quoi?

Julie Gayet : En humour. J’ai du mal à suivre.

Le problème n’est pas tant que Monsieur se tape des gourgandines, après tout, les théâtres subventionnés et le corps de ballet de l’Opéra de Paris ont été de notoires fournisseurs de tendrons pour les libidineux de la république. Le problème ne réside pas non plus dans cet affichage d’une vie privée qui ne peut que choquer les tenants de la morale bourgeoise. Après tout nos bons rois avaient des maîtresses et ces dernières n’étaient pas cachées. Le problème tient plutôt en ce que la belle affiche clairement sa plastique dans des magazines de charme, qu’elle la dévoile également dans des films sans que cela ne soit vraiment justifié par l’intrigue. Et lorsque l’on prend la peine de lire les contributions de cette personne, lorsque certains folliculaires ont la fâcheuse idée de lui demander son avis sur la politique, sur la marche du monde, on ne peut qu’être atterré par la platitude de son propos.

Julie, fais-nous plaisir : soit belle et tais-toi !

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11 réflexions sur “Retour en arrière : février 1997

    • Il faut bien avouer qu’elle transpire la vulgarité par tous les pores de sa peau. Du coup, on peut comprendre pourquoi les réalisateurs l’emploie au mieux de ses possibilités. Même dans une aimable comédie comme « Quai d’Orsay », on n’échappe pas à la scène obligatoire où elle exhibe une partie de son anatomie.

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        • Quand je pense qu’on a pensé à elle pour incarner Isabelle, la louve de France, dans la nouvelle version des Rois Maudits… Ceci dit, la série était à chier. Rien à sauver, entre Torreton qui tente de chausser les bottes de Jean Piat et l’insupportable Jeanne Moreau qui aimerait bien faire oublier Hélène Duc, le tout réalisé par Josée Dayan, celle qui pourrit tout ce qu’elle touche. Et ces décors imbéciles à mis chemin entre le moyen-âge de pacotille de Viollet le Duc et les décors d’Alien le cinquième passager.


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  1. On peut trouver une endive ou une asperge appétissante, c’est affaire de goût après tout. De là à la trouver « belle »… même apprêtée de jambon, d’emmental, de béchamel, de paprika, tout ce que vous voudrez, une endive reste une endive.

    Les Rois Maudits avec des décors « new age » pseudo-mystiques, beurk. Les productions américaines nous ont déjà servi un paquet de films qui transforment les romans de la Table Ronde en navets « d’action » avec brumes et épées de jedi. Nous avons un patrimoine, des châteaux merveilleux, des paysages uniques, et au lieu de s’en servir ils nous pondent ce genre de décors tirés des pires séries américaines??

    Endives, navets, et chevaliers en carton-pâte… misère!

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  2. J’ai 10 ans de cinéma au compteur et je n’avais jamais entendu parler d’elle avant l’affaire Flamby-scooter. Cette gonzesse, c’est du niveau Agnès Soral, en moins bonnasse : petite notoriété dans les 90’s, puis oubli définitif, dont elle n’a été sauvée que par la bite présidentielle.

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  3. La gourgandine n’est pas si vilaine ! Il y a pire ! Elle est en tous les cas bien au-dessus d’une Balasko ou d’une Bachelot qui sont, elles, pour le coup vraiment vulgaires, non ?…
    Comme Paul et Arnaud, je ne la connaissais pas avant son épisode scootérisé (c’est la mode des néologismes !) et je la trouve franchement bécasse mais bon…on ne cracherait pas dessus tout de même…

    Aimé par 1 personne

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