Puisque la diffusion est interdite

Diffusez ce clip auprès de tous vos proches.

« Chère future maman » :

le clip « pas d’intérêt général » pour le rapporteur public

 

trisomie conseil d'état

Dans ses conclusions, dévoilées le 7 septembre au cours d’une audience publique, la rapporteur du Conseil d’Etat estime que la vidéo « Chère future maman » sur la trisomie 21 n’est pas d’« intérêt général » au regard du droit de la publicité audiovisuelle.

Elle a longuement hésité. Finalement, Laurence Marion, le rapporteur public du Conseil d’Etat, a proposé d’écarter les requêtes formées par sept jeunes trisomiques, l’association Les Amis d’Eléonore et la fondation Jérôme Lejeune, mercredi 7 septembre. Ces derniers demandaient l’annulation de la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), formulée dans deux communiqués datant de juillet 2014, de ne pas diffuser le spot « Chère future maman » (« Dear future mom ») au sein d’écrans publicitaires, car celui-ci pouvait « ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle ».

Sur le fond, le rapporteur public a jugé le film « très réussi » et même « réconfortant pour les personnes handicapées ». « Cette vidéo avait une double finalité : celle de changer le regard sur les personnes atteintes de trisomie et celle de s’adresser aux futures mères avec un argumentaire positif », a-t-elle expliqué. « C’est une cause défendable, et non dépourvue d’intérêt général », a-t-elle ajouté. Le fait que ce petit film, réalisé conjointement par les associations Coordown, Les amis d’Éléonore et la fondation Jérôme-Lejeune, ait pu raviver la douleur de personnes ayant perdu un enfant atteint de trisomie ou ayant fait le choix de ne pas poursuivre la grossesse, n’était pas en soi un motif de censure. « Il existe d’autres publicités tout aussi culpabilisantes, voire violentes, comme le sont celles de la sécurité routière. Interpeller les consciences est légitime », a-t-elle affirmé.

Un clip d’intérêt général dans un cas, pas dans l’autre

Mais le droit français en matière de publicité est très strict. Elle ne doit pas être de portée politique – « ce que la vidéo n’est pas », a jugé le rapporteur public. Et si elle n’est pas de nature économique, la publicité doit être revêtue d’un caractère d’intérêt général « tels que ceux diffusés dans le cadre des campagnes des organisations caritatives », selon un décret du 27 mars 1992. Or, en l’espèce, le clip « Dear future mom », était-il totalement revêtu de ce caractère d’intérêt général ? « En France, la loi est neutre. Elle protège la personne atteinte de trisomie, mais elle autorise aussi l’interruption de grossesse. D’un strict point de vue juridique, il n’y a pas d’intérêt général à promouvoir la suite d’une grossesse ou son interruption », a avancé Laurence Marion. Selon elle, cette vidéo n’était pas objective et n’avait donc pas sa place dans un espace publicitaire. « Il est possible de promouvoir ce message, mais sur ce type de support, car ce clip ne proposait qu’un choix aux futures mères, et essayait donc de les influencer dans leur choix ».

« Le spot serait d’intérêt général lorsqu’il parle des enfants atteints de trisomie, mais ne le serait plus lorsqu’il s’adresse à leurs mères », s’est étonné Me Louis Boré, avocat de la Fondation Jérôme Lejeune. Mais les 70 000 personnes trisomiques en France ont tous une mère ! ». Reprenant la distinction faite par le rapporteur entre la protection des personnes trisomiques et l’interruption de grossesse, l’avocat parisien a estimé la balance fortement déséquilibrée. « Aujourd’hui, la pression sociale en faveur de l’interruption de grossesse est extrêmement forte », a-t-il martelé. « Alors, le jour de la Journée mondiale de la trisomie (événement à l’occasion duquel la vidéo a été réalisée en 2014, NDLR), n’était-il pas normal de rétablir 30 secondes l’équilibre entre les deux plateaux de la balance ? ».

Une audience marquée par la présence des jeunes trisomiques

A l’issue de l’audience, dont la décision ne sera connue que dans quelques semaines, Me François Sureau, représentant l’association Les Amis d’Eléonore, a regretté que le rapporteur public, plutôt bienveillant et ouvert vis-à-vis de la vidéo, se soit retenu dans ses conclusions. « Elle ne voulait peut-être pas sanctionnée le CSA sur cette question car il est aujourd’hui possible de diffuser ce clip sur n’importe quel autre support. Le Conseil d’Etat a toujours laissé une large marge d’appréciation aux autorités publiques ». Malgré le fait que l’avocate du « gendarme de l’audiovisuel » est reconnue que son client ait pu être maladroit dans ses courriers de justification, M. Sureau a taclé la façon dont celui-ci s’était érigé en protecteur de la conscience des femmes. « Les femmes forment leur conscience elles-mêmes, elles n’ont pas besoin de lui », a-t-il asséné.

Durant toute l’audience, la présence des sept personnes trisomiques a été très remarquée, et les membres du Conseil d’Etat, comme les représentants des deux parties, ont fait attention à la manière dont les débats ont été conduits. Ayant fait le choix de ne pas être représentés par un avocat, et ne pouvant s’exprimer directement devant la haute juridiction administrative, comme tout autre citoyen, les sept jeunes n’ont pas pu faire valoir leurs arguments. « Ils réclament une vie simple », s’est fait leur porte-voix Corinne Bebin, l’une des mères de famille. « Or, le Conseil d’Etat complexifie une chose très simple – la liberté de parole – avec un enrobage extrêmement juridique. On noie les choses dans une espèce de consensus mou alors que les répercussions de ce genre de décision sont extrêmement violentes pour eux comme pour les personnes qui les entourent ». A l’issue de l’audience, il a fallu plusieurs minutes à Me François Sureau pour expliciter à ces jeunes les conclusions du rapporteur public. Ces dernières, au regard de la complexité et la sensibilité de l’affaire, ne présagent en rien la décision des magistrats.

Antoine Pasquier

Source : Famille chrétienne

Lentement, mais sûrement, les choses se remettent en place. Nous avons déjà vu tout cela. On commence par promouvoir, sous couvert d’une soi-disant liberté, la contraception de masse. Puis une fois ancrée dans les esprits l’idée que l’enfant à naître n’est pas un être humain mais, je cite, « un amas de cellules », on passe à la vitesse supérieure. On promeut donc l’idée que tout enfant qui ne correspond pas à des critères précis n’est pas fiable, que son existence est invivable, pour lui comme pour son entourage, et qu’il convient donc de le dépister avant naissance afin de procéder à son avortement. Comme dans le pire roman d’anticipation, nous assistons, impuissants, à la mise en place de critères d’Etat qui définissent quelle vie vaut la peine d’être vécue, et quelle vie doit être supprimée.

Ça ne vous rappelle rien ?

t4

60.000 reichsmarks, c’est ce que va coûter à la communauté, durant toute sa vie, cette personne atteinte de troubles héréditaires. Camarade, c’est aussi ton argent !

Et comme à l’époque, le cri poussé par les catholiques n’est pas entendu par le gouvernement :

« Il y a un soupçon général, confinant à la certitude, selon lequel ces nombreux décès inattendus de malades mentaux ne se produisent pas naturellement, mais sont intentionnellement provoqués, en accord avec la doctrine selon laquelle il est légitime de détruire une prétendue « vie sans valeur » – en d’autres termes de tuer des hommes et des femmes innocents, si on pense que leurs vies sont sans valeur future au peuple et à l’État. Une doctrine terrible qui cherche à justifier le meurtre des personnes innocentes, qui légitimise le massacre violent des personnes handicapées qui ne sont plus capables de travailler, des estropiés, des incurables des personnes âgées et des infirmes ! […] Si on l’admet, une fois, que les hommes ont le droit de tuer leurs prochains « improductifs » – quoique cela soit actuellement appliqué seulement à des patients pauvres et sans défenses, atteints de maladies – alors la voie est ouverte au meurtre de tous les hommes et femmes improductifs : le malade incurable, les handicapés qui ne peuvent pas travailler, les invalides de l’industrie et de la guerre. La voie est ouverte, en effet, pour le meurtre de nous tous, quand nous devenons vieux et infirmes et donc improductifs. Alors on aura besoin seulement qu’un ordre secret soit donné pour que le procédé, qui a été expérimenté et éprouvé avec les malades mentaux, soit étendu à d’autres personnes « improductives », qu’il soit également appliqué à ceux qui souffrent de tuberculose incurable, qui sont âgés et infirmes, aux personnes handicapées de l’industrie, aux soldats souffrant de graves blessures de guerre ! »

Mgr Clemens August von Galen

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Une réflexion sur “Puisque la diffusion est interdite

  1. Ok, clip téléchargé.

    Le rappel de la grande similitude voire de l’équivalence entre la politique de mort de la république athée et matérialiste et celle du national-socialisme est on ne peut plus pertinente et dérangeante.

    On peut s’attendre à des cris d’orfraie de bobos outragés…

    J'aime

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