Le Conseil d’Etat, les femmes lui disent merci

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Hommage des femmes à l’action éclairée du dit Conseil.

Le port du voile pour les femmes n’a jamais fait partie des traditions occidentales. Tout au plus cela a concerné les peuples vivant sur le pourtour méditerranéen tels que la Grèce ou l’Italie par exemple. Et encore, il ne s’agissait pas d’interdits religieux mais de respect de la dignitas et de la fama, concepts étrangers à la société post-moderne, impliquant une dimension morale du comportement. On le voit, nous sommes bien loin des préceptes initiés par un certain chamelier pédophile, pillard et meurtrier, destinés à canaliser les appétits bestiaux de ses coreligionnaires. Par ailleurs, le voile porté par les romaines ou les grecques ne recouvrait pas la quasi-totalité du visage mais se limitait à masquer tout ou partie de la chevelure, et il faut être particulièrement tordu pour faire le lien entre cet accessoire vestimentaire antique et la prison de tissu préconisée par les mahométans. Il est d’ailleurs important de rappeler que ce voile était porté durant l’antiquité, la société occidentale  péri-méditerranéenne ayant, a contrario de la musulmane, très nettement évolué.

Pour ce qui est des pays relevant des civilisations celtiques et germaniques, les choses sont claires, la femme n’était pas astreinte au port de quelque voile que ce soit. A contrario de ce qui se passait pour ses sœurs méditerranéennes, la femme celtique ou germanique jouissait d’un statut social enviable. La femme celte n’était ni effacée ni passive, et ne jouait pas un rôle secondaire. Les Celtes avaient un grand respect de la femme qu’ils ont toujours considérée comme un être moralement supérieur. La femme gauloise jouit d’un statut particulier, exceptionnel même si on le compare à celui de la femme romaine dont la dépendance à l’égard du mari est non seulement morale mais aussi économique. La Gauloise, au contraire, dispose d’une certaine indépendance financière et assume une part de son destin à la mort de son mari. Quant à la femme germano-scandinave, elle est la husfreya, la maîtresse du logis qui gère le domaine familial, organise le travail. Indépendante financièrement, elle le doit à un statut légal qui lui permet, entre autres, de gérer son héritage. Par ailleurs, dans ces deux cultures la femme pouvait s’illustrer dans la carrière des armes, ce que ne permirent jamais les cultures méditerranéennes.

Même les ratiocineurs invétérés auront énormément de mal à convaincre l’homme de bon sens que les traditions importées par les hordes suscitées par le regroupement familial ont la moindre légitimité sur le sol européen, a fortiori dans des pays qui n’ont jamais été foncièrement baignés dans les traditions grecques ou romaines. Certes, on m’objectera qu’après la victoire de Jules César la Gaule est devenue gallo-romaine, mais cette culture a surtout été adoptée par les élites, forcées de s’adapter afin de conserver rang et pouvoir. Pour ce qui est du peuple, les choses sont nettement moins claires. D’ailleurs Rome, soucieuse d’assimiler le plus pacifiquement possible les nations vaincues prenait la précaution de conserver les panthéons divins, les fêtes, se contentant de romaniser les appellations. Or, ce à quoi nous assistons depuis trop longtemps, et qui semble connaître une accélération certaine, s’apparente à une volonté de destruction de l’ensemble de notre héritage au profit de ce qui est présenté comme une nouvelle forme de société mais qui en définitive n’est jamais qu’un retour à la barbarie antique. Barbarie double en vérité, schizophrénique même, car elle revêt à la fois un caractère progressiste en ce qu’elle veut remiser à la poubelle tout ce qui a contribué à bâtir notre société, et un caractère « religieux » en ce que cette politique de la tabula rasa se double d’une abdication face à un islam conquérant qui avance d’autant plus facilement ses pions que toute volonté de s’opposer est quasi-inexistante.

Ce qui ne cesse de m’étonner, c’est l’aveuglement volontaire (?), sans oublier la nature de tous les soutiens de l’islam qui sévissent en terre de France. Car quoi, comment ne pas être stupéfait en constatant que ces derniers sont constitués pour bonne part de gauchistes de diverses obédiences, de féministes, de gentils pacifistes. Ces gens sont ils à ce point abrutis qu’ils ne voient pas qu’ils soutiennent ceux qui seront leurs pires ennemis une fois qu’ils auront atteint leur but ? Ne se rendent-ils pas compte que le programme de l’islam est la négation la plus radicale de leur corpus idéologique ? A ce constat je ne vois qu’un seul élément de réponse : la gauche rend irrémédiablement con. Obnubilés par leurs marottes progressistes mortifères, les gauchistes se comportent tels ces capitalistes dont Marx avait prophétisé qu’ils finiraient par vendre la corde nécessaire pour les pendre. En attendant, tout ce petit monde applaudit à tout rompre la décision du Conseil d’Etat qui vient, au nom d’une supposée liberté, de condamner à terme la liberté pour toutes les femmes de pouvoir sortir sans être revêtue d’une bâche. Car il n’y a pas de demi-mesure chez les musulmans, tout ce qui n’est pas conforme à leurs préceptes est une abomination qui doit être réprimée avec la plus sévère des violences. Ceux qui ont vu le documentaire intitulé « La cité du mâle« , ou qui vivent dans une de ces enclaves extra-territoriales, savent que dans certains quartiers rôde déjà une police, non officielle pour l’instant, en charge de la promotion de la vertu et la prévention du vice, chargée de faire la chasse à toutes celles qui s’habillent et tentent de vivre à l’occidentale.

Il faut bien comprendre, pour mesurer les risques encourus, la nature de l’islam. Ce n’est pas une simple religion mais un projet humain global, un « englobant » pour reprendre le terme choisi par Tariq Ramadan. L’islam est très certainement la forme la plus pure, la plus aboutie du totalitarisme car il entend régler la vie des hommes à chaque instant de leur vie. Certes, l’aspect religieux est présent, encore que non abouti car constitué de bribes de textes issus de diverses traditions, juives et chrétiennes notamment, mal comprises. Mais c’est aussi un code juridique, un modèle d’organisation sociale, un programme d’éducation, etc. Le tout fondé sur la soumission inconditionnelle. La vision islamique du monde est on ne peut plus binaire. Tout ce qui n’est pas islamique relève du mal et doit être éradiqué à défaut de pouvoir être converti. Partant de là, tout devient rapport de force. Et c’est face à un tel adversaire que l’on entend faire des concessions !

L’analyse la plus claire de la décision des soi-disant sages du Conseil d’Etat a été faite par le Dr Sami Aldeeb, Professeur des universités, Directeur du Centre de droit arabe et musulman : « Désormais, les intégristes pourront forcer les familles musulmanes à faire porter à leurs filles et à leurs femmes le burkini et faire la chasse à celles qui ne le portent pas.  J’ai une amie avocate musulmane à Paris qui est contre le voile. Elle me dit qu’elle n’ose pas aller dans des quartiers de Paris où habitent les musulmans parce qu’elle risque sa vie sans le voile. Le port du voile et du burkini est en outre un jugement de valeur contre celles qui ne les portent pas.  Rappelez-vous de cette parole de Hani Ramdan: “les femmes non voilées sont pareilles à des pièces qui passent de main en main”. Rappelez-vous de ce que dit un imam à Brest: “les femmes non-voilées ne doivent pas s’étonner d’être violées ». Bref, les juges du Conseil d’État, par leur décision, démontrent qu’ils sont des ignares et irresponsables. Ils méritent la médaille de la stupidité.« 

Voilà ce qui arrive lorsqu’une vision pervertie et partisane du droit l’emporte sur la justice et la légitimité. Voilà ce qui arrive lorsqu’au nom d’une soi-disant démocratie on préfère abdiquer plutôt que de combattre. Voilà ce qui arrive lorsque des dirigeants préfèrent se comporter en valets de l’oncle Sam, dont les menées en sous-main pour affaiblir les nations européennes en favorisant l’invasion musulmane et la promotion de tous ceux qui contribuent à cette entreprise sont notoires, plutôt qu’en serviteurs de leurs peuples respectifs, soucieux de préserver notre culture, nos traditions, et bien entendu nos intérêts. De fait, à terme, les femmes qui ont parcouru des siècles durant librement le sol européen, tête nue, parfois les armes à la main, en maîtresses de leur destin, finiront par se retrouver asservies, le tout par la grâce d’une décision qui était censée défendre les libertés individuelles.

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8 réflexions sur “Le Conseil d’Etat, les femmes lui disent merci

    • Son Baupin d’homme doit filer doux en ce moment. Ce n’est pas lui qui va lui imposer cela. On ne peut déjà pas lui reprocher. Et puis, vu le métrage, il faudrait s’adresser à la voilerie de marine !

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