De la géométrie variable de la liberté d’expression

Marsault et la purification éthique

Facebook a supprimé la page du dessinateur Marsault. Pourquoi ? Parce que ce dangereux individu, armé jusqu’aux dents d’un crayon, ne plaît pas à tout le monde…

Facebook vient de supprimer la page du dessinateur Marsault. Pourquoi ? Parce que les dessins de ce nouveau Gotlib n’ont pas l’heur de plaire à tout le monde. « Misogyne », « raciste », « homophobe », « fasciste » : l’artiste a été qualifié, en moins de vingt-quatre heures, de tous les noms.

Les « antiracistes » d’opérette sont de sortie

Il s’est même trouvé, sur le web, des « antiracistes » d’opérette(1) pour se livrer à de scandaleuses affabulations : ainsi prétendent-ils que le dessinateur serait un proche d’Alain Sonal et qu’il s’apprête à publier son premier album chez Ring, jeune maison d’édition « qui accueille Laurent Obertone, auteur d’une ode à Breivik […] et les délires racistes de Renaud Camus ».

C’est Laurent Obertone qui va être content qu’on le confonde avec Richard Millet, auteur d’un Éloge littéraire d’Anders Breivik, et c’est Renaud Camus qui va se réjouir d’avoir trouvé un nouvel éditeur… Obertone a écrit Utøya, qui est tout sauf une ode au terroriste norvégien. Quant à Renaud Camus, il est toujours publié « chez l’auteur ».Un seul s’attristera vraiment de toute cette affaire, c’est le directeur littéraire des éditions Ring : Raphaël Sorin. Son nom compte dans l’édition française et en faire le parrain d’une maison « d’extrême droite » n’est pas seulement une insulte. C’est d’un ridicule achevé pour qui connaît sa nature, son tempérament et ses engagements(2).

Certes, la « fascisation » de l’adversaire est une technique éprouvée par une certaine gauche(3). Mais calomnier pour calomnier, mentir pour mentir, pourquoi nos antiracistes d’opérette n’ont-ils pas eu l’audace de pousser le bouchon un peu plus loin encore ? Il ne fallait pas se gêner ! Pourquoi n’ont-ils pas fait du dessinateur Marsault, ce grand garçon tatoué de près, la fille cachée d’Adolf Hitler, née dans un Bunker en 1945, exfiltrée par le Vatican en Amérique du Sud et revenue récemment en Europe dans les cales d’un cargo de contrebande pour porter un coup fatal aux plus démocratiques de nos valeurs ? Pourquoi reprocher à Marsault d’être seulement fasciste, alors qu’il était si simple d’en faire un nazi ?

Marsault et les ligues d’indignés

Bien décidés à en découdre avec Marsault, nos meilleurs antiracistes, nos plus beaux antifascistes et nos féministes les plus zélés ont lancé auprès de Facebook une campagne de « signalements ». On n’arrête pas le progrès : même plus besoin de retrouver le numéro exact de la rue Lauriston, ni d’affranchir sa lettre au tarif en vigueur en 1942. Un clic désormais suffit. Cela a marché : la page de Marsault a été rapidement supprimée du célèbre réseau social.

C’est la nouvelle règle : quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on ne cherche pas à débattre, à s’opposer à lui, voire à l’ignorer. On exige sa pure et simple suppression. On lui dénie le droit d’exister et de mener sa vie propre. Ce n’est ici rien d’autre que la jurisprudence Kouachi appliquée, dans la joie et la bonne humeur, aux réseaux sociaux. On a les armes automatiques qu’on peut.

Il faut, quand même, être sacrement dérangé pour vouloir priver un dessinateur d’un de ses moyens d’expression, quand on peut simplement l’ignorer. Je ne goûte pas, par exemple, les dessins de Jean Plantu. Mais cela ne me traverserait pas un instant l’esprit de réclamer à Facebook son bannissement. Je me contente, tout bonnement, de ne pas suivre ses publications – et je ne m’en porte pas plus mal.

Dans une société où les idées et les opinions sont réputées être libres, l’indifférence est la plus grande sagesse qui soit. C’est même une planche de salut, si l’on ne veut pas perdre la raison et épuiser ses nerfs face aux stupidités qu’un cerveau humain est capable de produire en une seule journée. Imaginez un monde où il faudrait s’indigner, tour à tour, du prêche farfelu d’un imam, des arrière-pensées d’un cardinal, des déclarations stupéfiantes d’un ministre ou des dessins d’un artiste ? Ce ne serait pas un monde vivable. C’est l’indifférence – c’est-à-dire la capacité à se moquer des opinions des autres comme de colin-tampon – qui rend la vie possible.

Or, les réseaux sociaux ne fonctionnent justement pas à l’indifférence. C’est l’indignation qui souvent les alimente, dans un mouvement perpétuel, quasi-brownien. L’important est de trouver chaque matin un sujet pour s’indigner. Il faut nourrir la bête. Seulement, on n’a jamais rien fait dans le monde en s’indignant : ni une œuvre d’art, ni un empire, ni une civilisation. L’indignation n’a jamais servi, dans l’histoire, qu’à une seule chose : fournir une raison sociale aux ligues de vertu.

Comment voulez-vous qu’une ligue de vertu comprenne quelque chose à un dessin ? Une ligue de vertu, Monsieur, ça ne dessine pas. Ça s’indigne. C’est son métier.

Marsault : le nouveau Gotlib

Prenons un dessin de Marsault. C’est le nouveau Gotlib. Son encrage, qui atteint une forme de perfection, le rapproche du grand maître. Comme Gotlib, c’est un autodidacte. L’un et l’autre ne sont pas nés avec une cuiller en argent dans la bouche. L’un et l’autre savent ce que gagner son pain à la sueur de son front signifie. Ils savent aussi qu’ils sont, même s’ils s’en défendent, des enfants de la « Ligne claire », c’est-à-dire d’un style graphique limité à sa plus simple expression. Mais un style qu’ils ont singulièrement renforcé par un concours accentué de noir. L’encrage n’est pas chez un dessinateur un simple accessoire. L’encrage est le dessinateur.

Sur sa page Facebook, Marsault publiait régulièrement des dessins où le protagoniste principal, Eugène, se montrait toujours d’une violence extrême avec quiconque. C’est devenu un gimmick connu de tous les amateurs de Marsault : un type tient un propos convenu, Eugène arrive en char d’assaut et le détruit. Ce n’est pas toujours drôle, mais ça l’est très souvent.

Dans le dessin que nous publions ci-contre (cliquer sur l’image pour l’agrandir), un protagoniste lambda déclare, bave aux lèvres : « Les filles qui s’habillent de manière provocante, c’est quand même un peu normal qu’elles se fassent violer… Hhhrrr salopes. » Nous avons droit dans la case suivante à un gros « Breum ».Puis, sur deux cases, à la conclusion d’Eugène : « Les connards dans ton genre, c’est un peu normal qu’ils se fassent éclater. » Ce dessin est évidemment violent. Mais la violence n’est pas là où on le croit. Elle ne se situe pas dans le tir d’artillerie d’Eugène, mais bien dans les propos de celui qu’il vient de disperser façon puzzle. Le « Breum » marsaultien est un contrepoint cathartique, qui montre crûment la véritable violence qui opère dans la banalité des propos ordinaires. Si l’on n’a pas compris que la justification du viol par « l’impudeur vestimentaire » de la victime est la forme la plus veule, la plus lâche, la plus dégueulasse de violence, c’est qu’on n’a rien compris à rien. Si l’on n’a pas compris qu’un dessin reste un dessin et que l’image n’est jamais la réalité, c’est qu’on a touché le fond et qu’on est définitivement un imbécile.

Surveiller et punir

La génération d’hier – celle qui a cru faire la « révolution », alors qu’elle ne faisait que se rouler des patins et des joints – voulait qu’il fût « interdit d’interdire ». Le shit devait être frelaté, car elle a accouché d’enfants maléfiques – moitié Chucky, moitié O’Brien – et ces semi-monstres n’ont plus qu’un mot d’ordre à la bouche : « Il faut interdire ! Tout interdire. » Ils veulent surveiller et punir, contrôler et sévir, juger et censurer.

Leur vie est simple. Anastasie avait besoin de ciseaux pour caviarder la presse. Napoléon III avait besoin de Pinard(4) pour proscrireLes Fleurs du Mal et Madame Bovary. McCarthy avait besoin de l’appareil d’État américain pour traquer communistes et homosexuels. Un clic désormais suffit à nos vertueux censeurs pour exercer leur molle dictature sur le monde et se livrer, impunis, à leur jeu favori : la purification éthique.

Par FRANÇOIS MICLO

Notes :

1. Je ne mentionne pas le nom de leur site pour ne pas lui faire de réclame.
2. L’éditeur a, d’ailleurs, remis les pendules à l’heure : « Merci de ne pas réduire Ring à La France Orange Mécanique, comme personne ne réduit Albin Michel à Eric Zemmour et Philippe de Villiers. Ring est l’éditeur de Jimmy Page (Led Zeppelin), Norman Mailer, Zineb El Rhazoui (Charlie Hebdo), Frédéric Ploquin (Marianne), Stéphane Bourgoin, Pierre-André Taguieff, Frédérique Lantieri et Dominique Rizet (Présentateurs de « Faites entrer l’accusé »), Waleed Al Husseini, Alain Bauer pour ne citer qu’eux. Notre directeur littéraire, Raphaël Sorin, est l’éditeur historique de Houellebecq, Bukowski, Philip K. Dick, William Burroughs. Tous les horizons se croisent chez Ring. Cela s’appelle la liberté. Sur le fond, si nous ne cautionnons en aucun cas les immondes menaces proférées par des fans de Marsault manifestement fous à lier (son public est vaste et divers), interrogeons-nous aussi sur l’origine du clash et sur la surveillance générale : combien de temps tiendrait une page Facebook tenue par le regretté Reiser, avant de tomber pour signalement ? »
3. On se souvient qu’au cours de ses deux septennats le général de Gaulle ne fut pas exempt de pareilles calomnies…
4. Ernest, le procureur.

Source : Tak.fr

Et comme je suis un amateur de Marsault, voici, ci-dessous ces quelques lignes, quelques uns de ses dessins, pour le plaisir et pour faire un peu ch..r les belles âmes qui n’ont pas compris que la liberté d’expression réside avant tout dans le fait qu’elle doit permettre à tout un chacun de pouvoir entendre des choses qui lui déplaisent. La liberté d’expression ne se détaille pas comme un coupon de rayonne dans une échoppe du marché Saint-Pierre. Dès lors que l’on commence à faire des exceptions, à dresser la liste de ce qui est licite d’exprimer ou pas, nous entrons de fait dans une autre dimension qui n’a plus rien à voir avec la liberté.

Ce n’est pas du meilleur goût ? Et alors, personne ne vous oblige à visiter sa page, à acheter ses albums. Est-ce que des esprits chagrins ont demandé, au milieu des années 70, l’interdiction de publication des torchons gauchistes, tels que Le Monde ou Libération, au motif que les colonnes de ces « journaux » publiaient des articles laudateurs à l’adresse des grands humanistes que furent les khmers rouges ? Est-ce que des Vychinski à la petite semaine ont exigé l’arrêt de publication de Libération sous prétexte que plusieurs articles de ce journal défendaient la pédophilie et réclamaient sa dépénalisation ? Et pourtant, à y regarder de plus près, comment ne pas voir que ces faits sont autrement plus graves que l’humour potache et provocateur de Marsault.

Puisque la page Facebook de Marsault a été fermée, que tous les blogueurs amoureux de la vraie liberté d’expression mettent ses dessins en ligne. C’est le meilleur des pieds de nez à adresser à tous les pisse-vinaigre qui se piquent de savoir, mieux que nous, ce qui est bon pour nous.

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18 réflexions sur “De la géométrie variable de la liberté d’expression

  1. Le « Kandubi1 » a encore frappé…

    Police de la pensée, novlangue et corruption généralisée sont les trois mamelles de la France… Pardon de la République…

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    • Marsault est un véritable iconoclaste, a contrario des « comiques », « satyristes », et autres dessinateurs de BD ou de presse. Ces derniers, autorisés par le système se trouvent en fait dans la même position que celle du défunt journal satyrique soviétique « Krokodil ». Ils sont faussement subversifs puisque agréés par le pouvoir et ne raillent que les cibles désignées. Quel courage il faut pour moquer l’Eglise, comme si celle-ci était un adversaire qui rend coup pour coup et n’était pas à terre depuis plus d’un siècle. On mesure combien ils se mettent en danger, ces modernes histrions, lorsqu’ils dénoncent le fascisme qui infeste notre pays, comme si cette idéologie n’était pas morte depuis 1945.

      Marsault est drôle parce que violent avec tout ce qui jouit de la permissivité et de la protection du système. Son patriotisme est joyeux car à base de baffes gaiement distribuées par un moderne Obélix éclatant la gueule de tous ceux qui écorchent notre langue, boudent notre culture, etc. Et c’est insupportable pour les pieds-nickelés de la politique les internationalistes de gauche et les mondialistes de droite qui ne diffèrent que par leur discours et leur clientèle. Marsault est drôle parce qu’il se fiche de l’anti-fascisme en jouant avec les symboles du fascisme et du nazisme, tous deux morts depuis des lustres.

      Marsault devrait être considéré comme un dessinateur d’utilité publique car il réapprend à ses lecteurs à ne pas respecter les vaches sacrées qu’on nous somme d’adorer.

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  2. Je commenterai l’article un peu plus tard mais immédiatement, je peux te dire que le premier dessin et les deux derniers sont
    mes préférés !!
    Le retour du dessin façon Gotlib est une bonne nouvelle !
    J’ai découvert ce dessinateur sur FdePM il y a quelques temps déjà, malheureusement ce site est plus qu’au ralenti après les nombreux signalements des nouveaux collabos.

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      • Oui, quand on aime on ne compte pas.

        « Le babos et le SS » me fait rire aux larmes. Surtout parce qu’il me rappelle une de mes petites vacheries. Dans le cadre de mon travail, j’ai eu le déplaisir de participer à une réunion de travail avec l’ancien député-maire de la commune. À la fin, alors que nous bavardions autour d’un café, je lui ai demandé comment il réussissait à vivre avec ses contradictions. Mutisme dubitatif du gazier qui finit par me demander le sens de ma sortie. Je lui explique alors que je ne comprends pas comment un homme aussi engagé dans l’anti-fascisme et l’anti-racisme peut porter des costumes Hugo Boss. Étonnement du type qui ne comprends pas où je veux en venir. Je lui explique donc, le sourire aux lèvres, que ce brave Hugo est le créateur de l’uniforme des SS. Mine sombre, il avoue ne pas le savoir et ajoute que cela n’a rien à voir, que l’on peut porter un de ces costumes sans pour autant être un fasciste. J’agrée et ajoute que c’est exactement la même chose pour les amateurs de Céline, de Drieu la Rochelle, de Morand ; on peut aimer ces auteurs sans être un salaud.

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    • Nous avons visiblement les même lectures. Les FDPdlM, un des rares blogs qui fasse l’éloge de Francisco Franco. Les directeurs de conscience et autres pichrocolins diront que c’est un blog vulgaire, fasciste, raciste, homophobe, misogyne, etc., mais c’est bien fait dans la plus grande décontraction, sans le moindre complexe, et c’est souvent très drôle. Le seul reproche que je formulerais, c’est le trop grand nombre de fautes d’orthographe. Nul n’est parfait.

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      • Bonjour Arnaud,
        je suis à la bourre !!!! Mais bien trop occupé ces derniers temps…
        Oui, effectivement, le reproche orthographique est justifié mais ce qui est souligné ou dénoncé sur ce site vaut largement que l’on ferma les yeux sur cette imperfection.

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  3. Tu m’étonnes que tous les gauchistes du kandubien veulent l’interdire! Ce type, c’est l’arme fatale contre toutes leurs marottes, le piétineur de bisounours!

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  4. A noter que les dessinateurs faisant partie du camp du bien n’échappent pas au « dérapage » et à la censure qui s’en suit. A la fin des années 80 de Vuillemin et Gondot, dessinateurs membres de Hara-Kiri, et Jean-Marie Gourio pour le scénario, commirent un album ouvertement provocateur, jouant avec l’absurde et le non-sens, intitulé « Hitler=SS« . Le ton était ouvertement dans la droite ligne de l’hebdo gauchiste, ne respectant rien et surtout pas la gravité de rigueur dès lors que certains sujets sont abordés. J’en veux pour preuve cette planche où l’on voit un officier SS entrer dans un baraquement et lance à la cantonade : « Encore en pyjama à cette heure-là ! »
    Autre exemple, cette question :

    Et sa réponse :

    L’ouvrage fera l’objet de plusieurs procédures judiciaires. Le 27 février 1989, Gourio et Vuillemin sont condamnés pour cette bande dessinée par un jugement civil à verser un franc symbolique. La bande dessinée est interdite dans sa version journal. La version intégrale (en album) est interdite de vente aux mineurs, et interdite en exposition.

    En Espagne, c’est l’interdiction pure et simple à la suite de divers procès intentés par deux associations foncièrement hostiles à  » l’hommage  » rendu à savoir le B’nai B’rith et l’Amicale de Mathausen. La cour , dans le but de protéger un jeune lectorat , leur donnera raison en invoquant l’incitation à la haine et la violence .

    Mais il faut bien l’avouer, il s’agit d’une exception. Il est d’ailleurs assez rare que des « artistes » engagés à gauche se laissent aller à traiter de la shoah, et encore moins sur le registre de la provoc radicale.

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  5. Bizarre de reprocher à Marsault sa supposée proximité avec Alain Soral quand on constate que Soral sert exactement la même soupe relativiste et mondialiste, immigrationiste et lèche-babouche qu’Attali, Cohen Bandit ou Alain Minc…

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  6. Quand, plus haut, je disais vouloir commenter l’article, c’est parce que je suis entièrement d’accord avec la quasi-totalité de l’avis de Miclo mis à part lorsqu’il dénonce de façon abusive que « la véritable violence qui opère dans la banalité des propos ordinaires. Si l’on n’a pas compris que la justification du viol par « l’impudeur vestimentaire » de la victime est la forme la plus veule, la plus lâche, la plus dégueulasse de violence, c’est qu’on n’a rien compris à rien. »
    Violence du propos… soyons sérieux !
    En effet, le personnage de Marsault dit « c’est un peu normal »…cela ne veut pas dire qu’il trouve que le viol est une bonne leçon pour une quelconque « impudeur vestimentaire » !
    il faut tout de même être sacrément aveugle et hypocrite pour ne pas voir dans la façon de s’habiller de plus en plus provocatrice « sexuellement parlant » de la gente féminine que de nombreuses adolescentes et femmes deviennent de véritables panneaux publicitaires ambulants du désir charnel et des cibles privilégiées pour des personnes manquant de sang-froid et ayant des difficultés à contenir leurs pulsions !!!
    Voilà, un détail, certes, mais la mauvaise foi a tendance à retenir plus particulièrement mon attention au détriment du reste…

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  7. Pingback: Guerrier gauchiste – Décadence de Cordicopolis

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