De la nécessité de s’armer et de faire les bons choix

Vous trouverez ci-dessous l’extrait d’un billet écrit par Volwest qui tient le blog Le survivaliste. J’ai sciemment choisi le 5ème paragraphe, car il traite du fusil d’assaut et de ses versions civiles accessibles au citoyen lambda. Ce type d’arme est source de fantasmes dans nos sociétés modernes, supposées pacifiques. J’en veux pour preuve les délires autour du plus célèbre fusil d’assaut, l’AK47. Délires nés de leur possession par des gangs de rue un peu partout dans le monde, y compris chez nous. Les journalistes ont fait de cette arme l’emblème du mal, alors qu’en vérité elle n’est qu’un outil parmi tant d’autres. Posez un AK47 sur une table, il ne représente aucun danger, il prendra la poussière comme tous les autres objets posés à côté de lui. Mettez-le dans les mains d’un père ou d’une mère de famille, il ne servira qu’à la protection des membres du clan familial. Mettez-le dans les mains d’une racaille, il servira à commettre des braquages et accessoirement à régler des comptes.

Les médias et les gouvernements tentent d’entretenir dans l’esprit des gens que le fait de posséder une arme est non seulement mal, mais que cela relève d’une certaine forme de pathologie mentale, une paranoïa. Dans le même temps, ils instillent l’idée que les forces de l’ordre sont là pour nous protéger. Une fois pour toutes, il faut que cela soit bien clair dans l’esprit de mes lecteurs, il n’y a rien de plus faux. La France métropolitaine a une superficie de 551 500 kmpour une population de 67 232 000 habitants. Pour protéger ces personnes, l’État compte sur deux forces de l’ordre, la Police nationale qui a un effectif d’environ 143 600 hommes, et la Gendarmerie nationale qui a un effectif de 98 155 militaires auxquels viennent ponctuellement s’ajouter 25 000 réservistes. En tout, cela fait, au plus large, quelque 266 755 hommes et femmes en charge de notre protection. Ils travaillent 24h/24h et 7j/7j, il faut donc, en théorie, diviser leur nombre par 3 pour avoir une idée du nombre d’effectifs disponibles à un instant « T », c’est-à-dire 88 918 fonctionnaires, soit un fonctionnaire pour un peu plus de 756 habitants. Ce nombre bien sûr ne tient pas compte des arrêts maladie, des congés, sans parler des fonctionnaires dont la tâche se situe principalement dans les bureaux, et des officiers qui ne sont pas constamment sur le terrain. Bien évidemment, la nuit ils sont moins nombreux, de même que les fins de semaine. Et puis pour la Gendarmerie, il faut compter sur le temps nécessaire pour arriver. Depuis que l’on a décidé des regroupements de brigades pour réduire les coûts, il n’est pas rare qu’il faille compter une bonne demi-heure pour que les fonctionnaires arrivent sur place. En cas d’agression en zone urbaine, si une bonne âme a l’idée d’appeler la police, la patrouille ne pourra pas arriver avant au moins 5 minutes, même dans la capitale ou les grandes métropoles comme Lyon, Marseille, etc. Les forces de l’ordre ne vous protègent pas, elles ne le peuvent matériellement pas. Elles interviennent après coup, et avec un peu de chance et de savoir-faire, elles arriveront à identifier le ou les auteurs et à les interpeller. Mais le mal aura été fait, vous aurez été agressé, peut-être même blessé ou tué.

Une arme n’est qu’un outil, au même titre qu’un marteau, un tournevis. D’ailleurs, tout peut devenir une arme. Une chaise que l’on va attraper pour en coller un bon coup sur le crâne du type qui est en train d’essayer de vous défoncer la tronche, devient de facto une arme. Il est de bon ton dans la presse, de critiquer les États-Unis pour la facilité qu’ont les citoyens à s’armer. C’est même un droit constitutionnel. Le journaliste moyen pisse des pages ineptes sur le nombre de morts par balles chaque année. Se pose-t’il la question de savoir qui sont ces morts dans le détail ? Bien évidemment, non. Se pose-t’il la question de savoir si ceux qui ont été la cause de ces morts possédaient leur arme légalement ? Là encore, non. Pourtant, les statistiques de la police et de la justice sur ces sujets sont extrêmement détaillées. Le FBI est on ne peut plus clair : pour chaque homicide « justifié », c’est-à-dire causé par un particulier se défendant contre un agresseur, 34 autres sont le fait de criminels. Et bien entendu, ces criminels, comme les nôtres d’ailleurs, ne sont pas entrés en possession de leurs armes par les voies légales. On voit donc que les campagnes régulières en faveur du contrôle des armes par les citoyens honnêtes ne sont que pure stupidité. Est-ce que les choses se seraient déroulées de la même façon si seulement 2% des spectateurs du Bataclan avaient été armés ? Bien évidemment non. Je ne veux pas dire qu’il n’y aurait pas eu de victimes, mais le bilan aurait été moins lourd si les assaillants avaient du faire face à une riposte.

Quant à l’hypothèse qui voudrait que nos rues deviennent autant de Far West si les citoyens pouvaient s’armer, elle ne tient tout simplement pas. De nombreux pays européens ont une législation nettement plus permissive que la nôtre, observe-t-on pour autant des tueries à répétition, pour quelque motif que ce soit ? Non. L’exemple le plus frappant étant la Suisse, où tous les hommes de 18 à 35 ans font partie de l’armée de milice et conservent à domicile leur fusil d’assaut avec chargeurs et cartouches. On y pratique même une vieille tradition le tir de campagne. Le temps d’un week-end, dans presque chaque ville et village, les très nombreux participants, hommes, femmes, enfants dès 10 ans, rivalisent d’adresse au pistolet, à la carabine, arbalète, mousqueton et des fusils d’assaut, en plaçant dans leur ligne de mire des cibles situées à 300, 50 ou 25 mètres. Est-ce que la Suisse est un enfer où tout un chacun défouraille sur son voisin pour un mauvais regard, une insulte, une queue de poisson ? Je crois que vous connaissez la réponse.

tir de campagne

Tir de campagne. Les anciens forment la relève.

Pour accéder à l’intégralité du billet de Volwest, cliquez sur le titre ci-dessous.

Cinq armes à feu pour la résilience familiale

Choix # 5 – Le « Fusil d’Assaut »

Grossièrement, un fusil d’assaut est une arme d’épaule a chargeurs amovibles d’une capacité de 20 a 30 coups pouvant tirer une cartouche intermédiaire, par exemple le 7,62×39 ou le 5,56, au coup par coup, en tir automatique, et parfois en rafale de trois coups comme avec le FAMAS français ou le SIG-550 suisse.
Si les armées du monde ont toutes, ces 70 dernières années, adoptées une variante quelconque du fusil d’assaut pour la défense du territoire, la résolution de conflits, l’intervention policière ou encore l’invasion et l’occupation, ce système est aujourd’hui largement interdit a la possession citoyenne dans son fonctionnement militarisé, c’est a dire automatique.

Les citoyens ne pouvant que très difficilement acquérir, posséder et utiliser une arme automatique, une version semi-automatique du « fusil d’assaut », c’est à dire d’un mécanisme strict au coup par coup, est-elle plus ou moins disponible et légale selon les législations de chaque pays.
Ces systèmes semi-automatiques sont aujourd’hui manufacturés et distribués pour un marché civil, conservant l’apparence du « fusil d’assaut », sans pour autant avoir les caractéristiques mécaniques et fonctionnelles d’un réel fusil d’assaut.

Keltec SU16 et Ruger SR-556 semi-automatique
Ce « dédoublement de la personnalité » des marchés (militaires et civils) est souvent la source d’un malentendu a l’échelle médiatique, politique et finalement collective, ou toute arme semi-automatique moderne, noire et avec un chargeur amovible de 30 coups, de par son apparence, est systématiquement perçue et définie comme un « fusil d’assaut ». À ce rythme, mon chat noir, teigneux par nature et d’une dentition spécifique, sera bientôt un « chat d’assaut »…
La question qui revient systématiquement lorsque nous parlons de ce type d’armement est donc la suivante:

« En tant que citoyen, pourquoi avoir ce type d’arme a la maison ? Je comprends l’utilité d’un fusil de chasse ou d’une .22LR, mais un « fusil d’assaut »…ça va loin ! »

Cette question est importante, car elle s’applique a démontrer la progression exponentielle d’un abandon total et systématique de la part des citoyens à entrevoir la résonance symbolique et pratique d’un tel outil.

Après tout, nous vivons dans un monde ou il est totalement admis et normal de doter nos convoyeurs de fonds de fusils d’assaut, d’armes de poing en tous genres et de fusils a pompe pour protéger quelques billets de banque dans un véhicule blindé, mais ou la possession d’armes a feu par un citoyen responsable et dans une optique de protection de ses enfants et de ses proches est largement et collectivement perçue comme une maladie mentale !

L’inversion des valeurs est ici subtile, mais nos priorités les plus cellulaires semblent aujourd’hui s’être lentement dégradées, pour finalement refléter un dysfonctionnement des plus total, ou la protection de nos biens est devenue plus acceptée et normalisée que la protection de nos enfants et de nos proches.

Il faut donc d’abord comprendre notre univers…car si en surface et pour la plupart d’entre nous celui-ci nous apparaît stable, fonctionnel, équitable, paisible, durable, raisonnable et plus ou moins prévisible au jour le jour, sa nature primaire est elle d’une constance sous-jacente radicalement axée sur l’instabilité, le dysfonctionnement, l’arbitraire, la colère, le volatile, le déraisonnable et l’improbable.

Ces 100 dernières années démontrent d’ailleurs la fragilité de notre univers, et plus précisément la fragilité de la fine couche de vernis qui sépare ce que nous nommerons le « tout va bien », du « tout va mal »…et le plus souvent, ce « tout va mal » implique malheureusement un déséquilibre fondamental sur un axe dominants/dominés.

Dans ce contexte de domination plus ou moins appliquée, l’arme, et plus précisément le « fusil d’assaut », peut être, comme le dit très bien St. George Tucker, « considérée comme le palladium de la liberté…Le droit de légitime défense étant la première loi de la nature: dans la plupart des gouvernements, ce droit a été l’étude des dirigeants pour le confiner dans les limites les plus étroites possibles. Partout ou les armées sont tenues, et le droit des citoyens de posséder et de porter des armes est, en vertu de n’importe quelle couleur ou prétexte que ce soit, interdit, la liberté, si elle n’est pas déjà anéantie, est au bord de la destruction. »

D’une certaine manière, le « fusil d’assaut » est l’arme moderne qui assure au citoyen la possession et l’utilisation de toutes les autres, par exemple le fusil de chasse, le Glock 19 et la carabine familiale en .22LR. Directement ou indirectement, et que nous l’acceptions ou non, il influence sur la quantité et la qualité de nos droits et de nos libertés, notamment le droit a l’affirmation de notre conscience, au travers d’un certain rapport de force sain et vivifiant entre le peuple et nos gouvernements.
Si le « 12 », le .22LR et le 9mm sont des outils parfaitement capables d’affirmer notre conscience et de protéger notre intégrité physique sur un axe horizontal, c’est a dire de paysan a paysan, le « fusil d’assaut » est lui capable d’affirmer notre conscience sur ce même axe, mais aussi, et surtout sur un axe vertical et largement tabou, c’est a dire de gouvernant a paysan.
Ce que nous appelons vulgairement un « fusil d’assaut », est a l’échelle citoyenne un contre pouvoir d’une dimension plus politique et symbolique que physique, et dans ce sens plus subtile, et capable d’influencer la nature et la profondeur de l’oppression pouvant être générée et parfois manifestée sur le peuple par les gouvernements, au travers, entre autres, de la machine militaire.

Le risque d’un déséquilibre violent et brutal sur l’axe dominant/dominé, même si peu probable à court terme dans nos pays respectifs, est bien réel si nous élargissons notre référence temporelle « bout-du-nez », et réalisons que les massacres et les génocides les plus importants ces 100 dernières années ont tous été d’armées organisées capables de réduire a néant des populations civiles sous-armées, voir totalement désarmées, dépourvues et dépendantes.

Le génocide arménien de 1915 (1,5 million de morts), la Terreur Rouge, l’Holodomor et les grandes purges en Union soviétique, les Persécutions nazis en Europe, le « grand bond en avant » en Chine (entre 30 et 55 millions de morts), les massacres au Tibet de 1959 (1,2 million de morts), le Cambodge en 1975 (1,7 million de morts), les guerres de Yougoslavie en 1991, le Rwanda en 1994 ou encore le Congo en 1997 (6 millions de morts)…sont autant d’exemples d’un déséquilibre fondamental et dramatique sur l’axe dominant/dominé.

Si nous conscientisons, considérons et calculons les risques réels de devoir défendre notre vie ou la vie d’un proche contre l’attaque de deux ou trois criminels, il nous faut, a la lecture de l’histoire, aussi prendre en compte la portée militarisée et professionnelle sur les populations civiles…et se rendre a l’évidence qu’un collectif totalement désarmé ou sous-armé est largement susceptible de devoir endurer un déséquilibre fondamental quant au rapport de force établit.

La raison d’être de la possession d’un fusil d’assaut, ou d’un « fusil d’assaut » semi-automatique par le citoyen ou la cellule familiale n’est pas d’anticiper ou d’espérer la guerre ou une quelconque révolution, mais bien d’exercer, avant tout, une pression politique et surtout collective, sur les tendances oppressives de tout organisme, quel qu’il soit (interne ou externe), devenu trop large et trop puissant…car si nos pays sont protégés par nos machines militaires, qui nous protège d’elles ou d’une machine plus forte que la notre ?

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33 réflexions sur “De la nécessité de s’armer et de faire les bons choix

  1. Lire aussi l’excellente étude de John Lott « More Guns Less Crimes ».

    Tous les stéréotypes sur la détention d’armes y sont débunkés. A trouver aussi l’intervention de Pierre Lemieux à Luguano le 17 Janvier 2008.

    Pour le choix, je peux recommander le SKS en 7.62*39, pas trop encombrant, facile à mettre en œuvre y compris au sein d’une habitation et ne nécessitant pas un entrainement trop poussé. Choisir des armes que tous dans la famille puissent utiliser, peu importe leur niveau initial.

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    • Déconseillé dans une habitation, vous avez beaucoup de chances de tuer quelqu’un de votre famille car la balle traverse facilement 2 ou 3 cloisons…
      Une arme de poing normale 9mm avec la balle blindée habituelle qu’utilisent les gens qui ne se posent pas trop de questions traverse aussi facilement une cloison.

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      • Notez que le premier cliché illustrant l’article de Volwest montre une jeune personne tenant un Sturmgewehr 44, le tout premier fusil d’assaut de l’histoire, dont le brevet pour raison de dommages de guerre fut capté par les soviétiques. Ces derniers simplifièrent le modèle, adaptant le procédé de fabrication aux standards industriels russes nettement plus frustes, ainsi naquit l’AK47.

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        • Tchetnik, pour ma part, j’avoue avoir un coup de cœur pour le SIG de nos amis helvétiques. Le calibre 5.56 est quand même plus confortable à tirer que le 7.62*39 qui tabasse quand même et demande une certaine expérience.

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          • Alors utilisez plutôt un AK-74 ou ses dérivés plus récents. Le 5.45*39 cogne un peu moins que la balle lourde de 8 Gr. Le fusil Suisse est joli mais surcompliqué.

            Sinon, je comprends Jazzman, à l’intérieur d’une habitation, si on veut éviter la surpénétration ou les ricochets impromptus, une cartouche d’arme de poing est plus recommandée. Mais pas en tir auto. Et pas du 7.62µ25.

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  2. J’entends très bien les arguments et je suis même tout à fait d’accord avec certains.

    J’aimerai bien avoir une arme mais le problème c’est que je n’ai pas du tout envie que mon voisin en ait une…

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      • Parfaitement, si on prend l’affaire de la graciée par Hollande, si son époux avait eu un pistolet, il serait encore parmi nous. Là, le pauvre était un peu démuni, il n’avait que ses mains pour cogner dessus. C’est un peu léger quand même.

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        • Dans ce cas, cela n’aurait servi à rien, elle l’a tiré dans le dos.

          Ceci dit, je ne dis pas que tout le monde doit avoir accès à une arme. Cela suppose d’avoir un casier judiciaire vierge, de subir des tests psychologiques, de ne pas avoir de passé psychiatrique.

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          • Mon casier judiciare n’est pas vierge parce que j’ai possédé illégalement des armes (M16A2, CZ75,85,etc..+ munitions, accessoires, tous neufs), . J’ai été condamné pour la détention et l’acquisition (bien sur je n’ai pas été condamné pour agression braquage, etc, j’étais juste un collectionneur compulsif). Je possédais également légalement un 9mm et un 22LR. De fait je ne peux plus obtenir d’autorisation pour acquérir une arme de catégorie A ou B. J’ai droit aux armes de catégories C ou D. J’ai donc un 12 semi auto pour la défense du domicile avec 000 et Brenneke à coté du lit, ça reste un très bon outil, mais dans tous les cas NECESSITE DE TIRER A LA TETE,(intérêt des chevrotines) car les crapules en face ont de plus en plus souvent des gilets pare-balles et les gilets classes III protègent de ces munitions, du 357, du 9P. Je crois que l’important pour réussir sa défense est de pas être inhibé par toutes les fariboles avec lesquelles on nous lave le cerveau (tu ne tueras point, la défense doit être proportionnée à l’attaque, amusez vous à calculer la proportion en pleine agression!). Il faut mentalement s’habituer à l’idée de devoir tuer pour se protéger, c’est capital, ça vous gagne les 1/10 de secondes qui font la différence. De toute façon après tir à la tête réussie, vous avez résolu le problème, c’est ça le plus important, et puis lors de l’enquête vous pouvez toujours dire que vous avez perdu la tête…

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          • Merci d’avoir fait mention d’une légende urbaine relative à la légitime défense, à savoir la proportionnalité de la riposte. Il n’y a rien de plus faux. La définition juridique de la LD est assez simple : l’agression doit être actuelle, elle doit être réelle (la volonté de tuer doit être nette), elle est injustifiée (vous ne pouvez invoquer la LD si vous vous opposez à un flic par exemple). Quant à la riposte, elle doit être simultanée, nécessaire (s’il y a une issue derrière vous, vous ne pourrez invoquer la LD), et proportionnée (cela ne veut pas dire que si on vous attaque avec un couteau vous devez avoir un couteau, mais que si la volonté de tuer est claire, si vous le butez c’est de la LD). Il est donc important de bien avoir le film des événements dans la tête avant de déposer et surtout de bien savoir présenter les choses. Dans notre système, un mot mal choisi, une virgule mal placée peut vous conduire en taule ou vous ramener chez vous, libre.

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          • Le problème c’est que légalisation du port d’arme implique plus d’armes en circulation, donc plus facile de s’en procurer illégalement aussi…

            C’est le serpent qui se mord la queue. Quand ont interdit les armes les méchants en ont quand même et quand on les autorise les méchants en ont encore plus et les « pas méchants » qui ne devraient pas en avoir peuvent s’en procurer plus facilement.

            Entendons nous bien, je ne suis pas fondamentalement contre, je pense juste que les Français sont actuellement beaucoup trop irresponsables pour cela.

            Je n’ai pas envie que mon voisin, un type très gentil mais qui est incapable de respecter les règles les plus élémentaires du code de la route, possède une arme.

            Si le service militaire était rétabli, ce serait déjà un plus pour autoriser la possession d’arme.

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          • Non, le marché illégal est indépendant, les filières n’ont rien à voir entre elles. Les armes illégales proviennent soit de cambriolages d’armureries, très rares chez nous, soit, et c’est la majorité, d’une importation sous le manteau depuis un pays voisin comme les pays de l’ex-Yougoslavie ou de feu le bloc de l’Est. Après, il y a des filières qui importent des armes achetées en Afrique ou en Asie. mais c’est une autre échelle qui s’adresse surtout à des groupes terroristes. Mais dites-vous bien que les voyous n’ont aucun problème pour se fournir, quelque soit la législation frappant les honnêtes gens. Sans parler du prix qui est moindre que sur le marché légal. Quant à la possession d’une arme, elle imposerait de toute manière l’inscription obligatoire à une club de tir ainsi qu’à sa fréquentation régulière. En définitive, j’ai plus appris, en mon jeune âge, dans un club qu’à l’armée.

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          • Arnaud, vous proposez effectivement certaines limitations au port d’arme qui ne sont pas très très loin de me convaincre…

            Cela implique aussi pas mal de changement de loi, notamment sur la légitime défense et le respect de la propriété privée.

            Le problème c’est la confiance que j’ai en mes concitoyens… Déjà que je serai pour que le permis de conduire soit octroyé nettement moins facilement, alors autoriser le port d’arme, même sous conditions….

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      • Je sais que je pinaille un peu, mais d’après Google votre photo vient du site :
        http://www.lebendigetraditionen.ch/traditionen/00234/index.html?lang=fr
        qui n’est pas la fédération suisse de tir.
        Comme effectivement la plupart du temps ce concours se déroule en stand, la photo n’est pas vraiment criticable, mais le concours lui-même est axé sur la vitesse, ce n’est donc pas le bon moment pour « former la relève » comme vous le dites. Il y a des tirs préliminaires pour cela, avant le concours proprement dit.
        L’article d’origine dit bien « ENCADRE la relève » car les mineurs doivent être constamment sous surveillance (c’est dans le règlement).
        Ce que je voulais dire surtout, c’est qu’il y a des photos plus pittoresques du tir en campagne, comme par exemple :

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  3. Je suis partagé.
    Au moyen age, la très sainte église ne voulait pas d’arbalète sur les champs de bataille. Cette arme était trop dangereuse pour la chevalerie car elle perçait les armures. Le noble veut bien faire la guerre mais à condition que ce soit la piétaille qui morfle.
    Maintenant, les armes sont bien trop puissantes et percent mon surcot Yves Saint Laurent avec un peu trop de facilité.

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    • Ceci dit, le longbow anglais était bien plus meurtrier que l’arbalète. Les traits décochés traversaient aussi les armures et la cadence de tir sans commune mesure.

      Quant au noble, il a versé son sang sur tous les champs de batailles, et il était souvent en première ligne. C’est ainsi que de nombreuses familles ont disparu. Ceux qui rechignaient quant à l’usage de l’arbalète étaient moins les nobles eux-mêmes que les grands du royaume.

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      • L’Aristocratie a payé un prix largement honorable, sinon supérieur aux classes moyennes et modestes, lors des guerres. Dans l’Armée Britannique au cours de la Première Guerre Mondiale, le taux de mortalité chez les soldats de classes basses et moyennes était de 12 pour cent. Chez les diplômés d’Oxford et les Aristocrates, il est de 19 pour cent, 20 pour cent chez les membres de pensionnats d’élite

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    • Et ceci dit, si la noblesse et le roi lui-même n’ont pas cru bon d’équiper leurs troupes de certaines armes qui leur avaient été proposées par des inventeurs, c’est plus parce que c’eut été remplacer les arts militaires et la bravoure par des outils dont le potentiel létal aurait été à la portée du premier venu. Depuis Einstein et la bombe atomique, on ne s’embarrasse plus de ces considérations morales.

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  4. « Depuis Einstein et la bombe atomique »
    Il y aurait beaucoup à dire sur Einstein-le-plagiaire, mais ce n’est pas pour cela que j’interviens. Il n’y a qu’un seul lien entre Einstein et la bombe atomique, c’est la lettre qu’il a écrite au président des USA pour en conseiller l’usage.
    Beaucoup de gens pensent que la bombe atomique transforme de la matière en énergie selon la fameuse formule E=MC^2, or on sait aujourd’hui que c’est faux.
    Les réactions de fusion et de fission produisent de l’énergie par réorganisation des niveaux quantiques, même Wikipédia le dit, vous pouvez vérifier, donc aucun lien avec les théories de la relativité. Navré.

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  5. Pingback: L’Etat incapable de nous proteger | No One Is Innocent…

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