A propos du socialisme

La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.

Lawrence W. Reed

Le socialisme, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte, mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui caractérise [les systèmes qui portent le nom de socialisme], c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude.

Alexis de Tocqueville

Il est fort regrettable qu’une partie de notre communauté soit pratiquement réduite en esclavage, mais suggérer pour résoudre ce problème d’asservir la communauté toute entière est puéril.

Oscar Wilde

L’erreur fondamentale du socialisme est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal. L’homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c’est alors que disparaît le concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l’ordre social par cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui définit la sphère d’exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l’homme dépossédé de ce qu’il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la constitution d’une authentique communauté humaine.

Jean-Paul II (encyclique Centesimus Annus, 1er mai 1991)

Le socialisme n’a pour les ouvriers que mépris et dégoût.

George Orwell

Si le socialisme est si puissant aujourd’hui, c’est qu’il constitue la seule illusion qui soit encore vivante. Malgré toutes les démonstrations scientifiques, il continue à grandir. Sa principale force est d’être défendu par des esprits ignorant assez les réalités des choses pour oser promettre hardiment à l’homme le bonheur. L’illusion sociale règne aujourd’hui sur toutes les ruines amoncelées du passé, et l’avenir lui appartient. Les foules n’ont jamais eu soif de vérités. Devant les évidences qui leur déplaisent, elles se détournent, préférant déifier l’erreur, si l’erreur les séduit. Qui sait les illusionner est aisément leur maître ; qui tente de les désillusionner est toujours leur victime.

Gustave Le Bon

Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres.

Margaret Thatcher

Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de l’envie.

Winston Churchill

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8 réflexions sur “A propos du socialisme

    • Tocqueville était surtout royaliste légitimiste et profondément catholique. Son libéralisme n’a rien à voir avec celui qui a cours aujourd’hui, il serait plutôt considéré comme faisant partie des conservateurs. D’ailleurs, il écrivait dans une de ses lettres : « J’ai pour les institutions démocratiques un goût de tête, mais je suis aristocratique par l’instinct, c’est-à-dire que je méprise et crains la foule. J’aime avec passion la liberté, la légalité, le respect des droits, mais non la démocratie. Voilà le fond de l’âme.

      Je hais la démagogie, l’action désordonnée des masses et leur intervention violente et mal éclairée dans les affaires, les passions envieuses des basses classes, les tendances irréligieuses. Voilà le fond de l’âme.« 

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      • C’est justement parce que ce qui a cours aujourd’hui ce n’est pas du libéralisme mais du capitalisme de connivence… Je n’arrête pas de vous le répéter !

        Il reste « l’inventeur » du concept même de « libéralisme » c’est à dire la responsabilité individuelle, le respect de la propriété privé et un Etat qui soit garant des libertés et de la justice.

        Bref, tout ce qui a disparu…

        Concernant la démocratie, n’ayant jamais cru que « le peuple » était suffisamment instruit pour décider de tous et n’importe quoi, je ne suis pas en désaccord avec Tocqueville.

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        • Il a quand même eu des prédécesseurs comme Grotius, Locke, Smith, par exemple. Mais je vous l’accorde, Tocqueville est celui qui a su conjuguer le libéralisme avec la monarchie, à brider la folie libérale par la pondération conservatrice.

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          • C’est comme pour la monarchie. Il est tout aussi ridicule de rejeter la monarchie en arguant qu’il y eut des monarques fous auteurs de massacres et autre méfaits que de rejeter le libéralisme parce qu’ Adam Smith s’est trompé sur « la main invisible » (concept que plus personne ne revendique d’ailleurs…).

            Tocqueville c’est le libéralisme en tant que concept cohérent mêlant droit, philosophie et économie.

            C’est comme si vous me disiez que les Templiers ont inventé le système bancaire. Bah non, ils ont posé les bases de certains concepts (le taux de change entre autre), il n’ont pas inventé la banque.

            ‘La folie libérale » HAHHAhahahha !!

            Rassurez vous, la France est le pays développé le moins libéral du monde. Ne vous inquiétez pas, la France est de moins en moins libéral depuis la fin de la guerre et, comme on peut le constater, la situation ne se dégrade pas du tout…

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