La mort, l’imposture, le déni, le mensonge

Mort et mensonge

            « Vous avez vécu à côté de votre époque », m’écrit une jeune femme à propos de la mort de David Bowie, salué par une presse plus que jamais suiviste comme le « Picasso de la Pop », « un artiste visionnaire », « un génie créateur » – rien de moins.

            J’avoue que j’ai non seulement fort bien vécu à côté de cette époque, mais aussi que cette marginalité m’a donné sur elle la distance nécessaire pour en comprendre l’horreur culturelle et humaine : posture critique devenue, avec le temps, un apartheid volontaire qui est, me semble-t-il, la seule façon de survivre en un monde ravagé par l’immigration et les impostures du Culturel ; un apartheid qui m’a ainsi permis de vivre sans me soucier de David Bowie, dont je pourrais à peine dire qui il est mais dont je soupçonne qu’il représente tout ce que j’exècre et contre quoi je me bats.

            On vivait donc fort bien sans Bowie, comme on vivait excellemment sans Michel Delpech, mort, au même âge, et de la même maladie, la semaine précédente, et dont une journaleuse vantait les chansons « visionnaires », la France de Hollande entrée dans une déploration qui s’est poursuivie avec la mort de l’insupportable Michel Galabru, dont il a été parlé comme d’un « monstre sacré », tandis que le « pape de la musique contemporaine », Pierre Boulez, mort la même semaine, n’avait droit qu’à l’hommage attendu (et bien sûr consensuel) dans la rubrique « culture » des journaux.

            Ce mélange d’épithètes excessives montre bien l’état moral de la province française de l’U.E., le relativisme culturel étatique donnant à croire que Bowie est une sorte de Boulez populaire, Michel Delpech un nouveau Charles Trenet, et Galabru le Raimu de notre temps.

            Et si la Propagande a généralement passé sous silence le retour du chanteur français au catholicisme, c’est  sans doute pour ne pas indisposer le parti immigrationniste. Il est vrai que celui-ci a fort à faire avec les attentats individuels qui continuent sur le territoire français, au nom de l’Etat islamique, et avec les agressions sexuelles, en bande organisée, sur des jeunes femmes, à Cologne, Zürich, Helsinki, Stockholm, où des « réfugiés » ont considéré la beauté et la liberté des femmes blanches comme une extension du droit d’asile qu’ils réclament ; des agressions qu’on peut considérer, elles aussi, comme des actions menées au nom de l’Etat islamique.

            A peine commencée, l’année 2016 continue dans la mort, l’imposture, le déni, le mensonge – le principal consistant, encore et toujours, à faire croire aux peuples d’Europe que, d’un point de vue culturel, les hordes d’immigrés originaires de pays musulmans peuvent faire de bons Européens, ce qui est à peu près aussi douteux que de vouloir faire croire que la « rentrée littéraire » de janvier est de la bonne littérature.

Source : Richard Millet

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