L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !

Dar al-islam 7-01Tout est dans le titre. Ce qui doit pas empêcher, pour le comprendre, se savoir ce qu’il a dans sa délirante tête. Dans cette perspective, je me suis amusé à parcourir la livraison de décembre (n°7) du magazine du califat, intitulé Dar al-islam. Compte tenu des dernières lois relative à la lutte contre le prosélytisme terroriste, je ne vais pas le proposer en téléchargement sur mon blog. Je laisse à mes lecteurs le soin de le trouver sur le net, ce qui n’est guère difficile.

Comme dans toute propagande, le titre est ronflant. La France à genoux, rien que ça ! Elle a certes été durement frappée, mais nous le devons moins à la bravoure de types armés qui se livrent à un massacre d’innocents désarmés qu’à l’impéritie des gouvernements qui se sont succédé depuis des décennies, considérant les budgets de la défense et de la sécurité pour des variables d’ajustement. Et ce n’est pas le renforcement des moyens d’interception des communications électroniques qui permettront de l’emporter. Cela y contribue, mais rien ne peut remplacer les hommes sur le terrain, capables de voir, de tisser des liens, d’obtenir des renseignements, de loger des individus, de les suivre pour repérer les lieux, les complicités.

La tribune en introduction est une ode à la gloire des petites pourritures qui ont commis les massacres de Paris, ainsi qu’à ceux qui ont été dessoudés à Saint-Denis. Le tout écrit dans la prose indigeste propre aux mahométans dits radicaux, entrecoupée des sempiternelles citations du Coran et autres hadiths. Si ces abrutis savaient à quel point la France est devenue la caricature de ce qu’elle fut, ils ne la décriraient pas comme une nation de Croisés.

Ensuite vient un article consacré à la méthodologie prophétique dans l’établissement de la religion. Plus clairement, il s’agit d’un petit vade-mecum dont le but consiste donner aux lecteurs les clefs pour devenir un bon musulman, pour convertir ceux qui peuvent l’être, et pour se lancer dans le djihad. Je conseille aux moins courageux de mes lecteurs de faire l’impasse, c’est un pensum indigeste.

Le troisième article est consacré à notre éducation nationale. Comme dans toute « bonne » littérature musulmane, on retrouve la figure du juif corrupteur censé se dissimuler derrière ce qui s’apparente à une entreprise de perversion des jeunes esprits. Ceci posé, on est étonné de la connaissance que les sicaires du califat ont de notre système éducatif :

  • L’enseignement, tel qu’il est établi en France, est issu de lois inspirées et écrites par le franc-maçon Jules Ferry (1832-1893) membre du Grand-Orient de France. La loi du 28 mars 1882 avait pour but d’arracher l’éducation à l’église catholique pour la confier aux enseignants républicains.
  • De nos jours, la charte de la laïcité est enseignée à l’école. Elle stipule que : « la Nation confie à l’Ecole la mission de
    faire partager aux élèves les valeurs de la République. »
  • Le parachèvement de la corruption des mœurs en Occident a été accompli lors de ce qu’ils nomment la « révolution sexuelle » dans les années 70. Les mêmes mains judéo-maçonniques qui avaient chassé la religion de l’école y firent entrer la fornication, l’homosexualité, le meurtre d’enfants poliment nommé avortement. Ces pratiques sont banalisées et même encouragées.

Certains m’objecteront que cette connaissance n’est guère surprenante, eu égard aux quelques centaines de « Français » qui sont allés grossir les rangs des armées califales. Argument qui ne tient guère pour peu que l’on veuille bien considérer le profil intellectuel de ces derniers, qui ne brille pas particulièrement au firmament des esprits éclairés. Mais derrière ce constat, la nature des rédacteurs de cet article apparaît rapidement : « Dans les écoles de la jâhiliyah, sont enseignés la tolérance, le respect des valeurs républicaines et le pluralisme des convictions. Or, le musulman déteste la mécréance et les mécréants, il les prend comme ennemis comme l’ont fait avant  lui les prophètes. » S’ensuit un vibrant appel à tous les musulmans pour qu’ils retirent leurs enfants des écoles occidentales, partent s’installer sur les terres du califat, et se joignent au combat contre les infidèles : « Il devient clair que les fonctionnaires de l’éducation nationale qui enseignent la laïcité tout comme ceux des services sociaux qui retirent les enfants musulmans à leurs parents sont en guerre ouverte contre la famille musulmane. Ainsi, la dernière trouvaille de l’Etat français est de retirer les enfants des musulmans qui ont simplement l’intention de rejoindre l’Etat du Califat. Il est donc une obligation de combattre et de tuer, de toutes les manières légiférées, ces ennemis d’Allah.« 

Ensuite, vient un article à la gloire de l’islam qui permet la polygamie, qui assure une vie harmonieuse et vertueuse aux familles. Suit un pensum sur les différentes parties en lutte contre l’EIIL, sous le titre assez juste « Tu les croirais unis, alors que leurs cœurs sont divisés« . Délire obsidional qui commence ainsi : « Ainsi, les mécréants – qu’ils soient chrétiens catholiques, protestants ou orthodoxes, qu’ils soient juifs orthodoxes, conservateurs ou progressifs, qu’ils soient bouddhistes, hindous ou sikhs, qu’ils soient capitalistes, communistes ou fascistes – ils sont en fin de compte alliés les uns des autres contre l’Islam et les musulmans. » Le reste est à l’avenant, une sorte de petit condensé de géopolitique pour les nuls par des nuls, avec les nécessaires figures convenues (l’ours brun ivre de la Russie, les apostats jordaniens, les fourbes iraniens, les juifs corrupteurs, etc.).

Le plus étonnant, à la fois par le choix de l’auteur, comme de la longueur de l’article (10 pages), est la rubrique « L’Etat islamique dans les mots de l’ennemi« . Après avoir détourné les propos de Michel Onfray dans une de leur vidéo, les rédacteurs ont choisi de reprendre et commenter un article (Un Etat de Grâce) que Marc-Edouard Nabe avait écrit pour le numéro de décembre 2014 de sa revue Patience, qui avait le califat pour sujet. Soucieux de préserver la sensibilité de leurs lecteurs, les rédacteurs préviennent : « Dans ce qui suit, quelques extraits sélectionnés par DAR AL-ISLAM. Certains ayant pu subir des petites modifications en raison, notamment, de la vulgarité propre à l’écriture nabienne et que l’Islam proscrit, sans pour autant en altérer le sens. » Et on comprend le choix à la lecture de ceci, par exemple : « Bref, pas de Restaurants du Cœur entre Ninive et Falloujah ! Aux pauvres, les gars de Daech apportent en mains propres des paquets de vivres, des sacs de nourriture, de la viande à gogo, des affaires de toute sorte piquées aux traîtres et pas jetées d’hélicoptères amerloques comme à ces pleurnichards de Yazidis soi-disant persécutés… C’est pas fini ! Les usines retournent à fond la caisse dans le pays, ça bosse, on travaille pour le Califat. Les islamistes ne font pas que détruire, ils construisent aussi. Des tribunaux, des bureaux de défense du consommateur, des centres de sensibilisation, tous repeints en noir mat splendide… Les associations « caritatives » là-bas n’ont rien à voir avec les ONG se piquant d’ingérence. Daech, ce n’est pas une armée, c’est un peuple ! Ce n’est pas un Etat, c’est un volcan ! L’Etna Islamique ! La joie jaillit, comme de puits de pétrole, des bouches (avec dents) de toute une population irakienne lavée dans son honneur ! Ça va jusqu’au petit gosse, soi-disant endoctriné, qui accueille, comme les vrais libérateurs qu’ils sont, ces grands barbus aux sourires francs.« 

Enfin, deux articles sous forme de collections de clichés. Le premier intitulé « Les attentats bénis de Paris« , où sont étalées des photographies prises au Stade de France, devant et dans le Bataclan, aux abords des terrasses mitraillées. Rien n’est épargné, les visages où se lit l’angoisse, le sang coulant dans les caniveaux, les corps recouverts d’un drap gisant sur le sol, les victimes transportées en urgence, les survivants hagards. Le second, intitulé « Nouvelles de l’Etat islamique« , présente une collection d’images montrent les combattants à leurs postes, la nouvelle promotion des forces spéciales sorties de leur formation, la lapidation d’un homme coupable d’adultère, des scènes de vie familiale, l’amputation de la main d’un homme convaincu de vol, des photos prises dans des écoles islamiques.

La fin du numéro se fait sur la photo de deux prisonniers des armées impies qui ont été exécutés, comme un message de mise en garde à l’Occident.

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