Espace de liberté, l’amer réveil

unionLe 14 juin 1985, les pays membres de l’Union européenne signaient, à Schengen, dans le Luxembourg, la convention organisant l’ouverture des frontières entre les pays européens signataires, cinq à l’époque. Douze ans après, le 2 octobre 1997, le traité d’Amsterdam institutionnalisait cette convention à l’échelle européenne. Enfin, le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, modifie les règles juridiques relatives à l’espace Schengen, en renforçant la notion d’un « espace de liberté, de sécurité et de justice ». A ce jour, 26 pays sont membres de cet espace. Nous nous rappelons tous les accents extatiques, les trémolos dans la voix de ceux qui nous vendaient cet espace de libre circulation des personnes. Le monde nouveau était devant nous, il nous ouvrait les bras. Et bien entendu il était promesse de bonheur. Evidemment, sinon ce ne serait pas un progrès. Un monde généreux où tout un chacun pourrait circuler en Europe, à condition qu’il soit citoyen d’un pays signataire ou titulaire d’un titre de séjour délivré par un pays membre du dit espace. Bien entendu, l’abandon des frontières intérieures irait de pair avec le renforcement des extérieures, avec la création de Frontex, agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne. Pas cons les euroforcenés. Enfin, c’est à voir.

Oubliées les frontières, considérées comme un reliquat du monde d’antan, celui des frilosités nationales, des murs protecteurs. Tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil. Les gentils immigrés, nécessairement gentils puisqu’ils viennent chez nous, n’ont qu’une chose à faire, demander un permis de séjour provisoire. D’une durée de six mois, ce sésame leur ouvre ainsi les portes de tous les pays membres de Schengen. La démocratie, la vraie, pas cette parodie encensée par presque tous les guignols qui n’ont que ce mot à la bouche, pour être viable doit impérativement reposer sur la vertu. Or, dans ce monde post-moderne, la vertu, la rigueur morale, le sens de l’honneur, sont regardées comme des principes moisis d’un autre âge. Chacun ne pense qu’à sa pomme, et quand on s’en aperçoit, le ver est déjà dans le fruit. Le ventre mou de l’Europe, ce sont les pays du sud, proches des côtes africaines. Depuis au moins un lustre, l’Italie qui subit la majeure partie du flot de l’immigration illégale, venue notamment des côtes de Tunisie et de Libye n’a trouvé qu’un moyen pour se préserver au mieux de ce flux invasif : distribuer ces fameux permis de séjour provisoires.

Enfin, ça c’était avant que l’Etat islamique en Irak et au Levant n’entre dans la danse et mette la région à feu et à sang. Etat mafieux, entre autres joyeusetés, il a tout d’abord poussé des hordes de réfugiés vers la Turquie, tablant sur le fait que cette dernière, submergée, organiserait leur départ vers l’Europe. Pas fous les barbus, ils ont compris tout l’intérêt que Recep Tayyip Erdogan trouverait dans la manœuvre, ce dernier comptant sur la corruption des représentants locaux de l’Etat pour se blanchir de toute accusation déstabilisation de l’Europe. Ce qui ne manqua pas d’arriver puisque les bateaux de fortune et autres zodiacs de plus ou moins grande capacité sont vendus par les capitaineries des ports. Corruption générale en Turquie puisque le consul honoraire de France à Bodrum a été suspendu de ses fonctions après avoir été convaincu de vente de canots pneumatiques aux « migrants ». Face à cet afflux, l’Union Européenne a décidé dans un grand élan suicidaire d’ouvrir ses portes à ces centaines de milliers de soi-disant réfugiés, qui étrangement sont très majoritairement masculins, jeunes, en bonne santé, en bonne forme physique, et bien sûr mahométans. Qu’importe que le califat ait proclamé qu’il allait profiter de l’aubaine pour infiltrer quelques 4000 djihadistes parmi eux. Qu’importe que ces derniers, une fois sur le sol européen se comportent comme des rustres, il fallait tendre la main.

Refugees welcomeLa suite, nous la connaissons. Le résultat ? Il est simple et saute aux yeux, sans faire de mauvais jeu de mots. Le bel espace de liberté qui avait été promis est en train de se muer en enfer concentrationnaire. Des patrouilles militaires quadrillent villes, aéroports, gares, et autres lieux de grand rassemblement. Les contrôles avant embarquement imposent aux voyageurs d’arriver au moins une heure et demie avant l’ouverture des portes des avions. Petit gag franco-français, alors que l’on interdit le transport dans vos bagages à main de liquides dans des contenants de plus de 100 ml, devant impérativement être placés dans des sacs en plastique fermés, l’ensemble ne devant pas dépasser une contenance maximale d’un litre, vos bagages sont acheminés dans la soute par des types fichés S. Dans le même temps, les portiques de détection commencent à fleurir, les fouilles à l’entrée des magasins se systématisent, certains obligeant même les clients à les déposer dans une consigne à l’entrée. la liberté c’est l’esclavage disait Orwell, nous y sommes. Et en plein dedans puisque le dernier sondage montre que 84% des Français sont prêts à sacrifier une partie, non quantifiée ce qui arrange tout le monde, de leurs libertés pour avoir la sécurité. « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » avait annoncé Benjamin Franklin. Après le 11 septembre, les américains avaient majoritairement souscrit au Patriot Act, texte mettant l’ensemble de la population sous la surveillance de la myriade d’agences au service de l’Etat fédéral. Il aura suffit, en 2015, de deux attentats ayant causé la mort de 147 personnes (soit 2830 de moins que le 11/09/2011) pour que nos concitoyens prennent la même voie. Les lois sur la sécurité et le renseignement se font de plus en plus invasives, au point que nos communications électroniques seront espionnées (en plus des traditionnelles écoutes militaires et diplomatiques) via les « grandes oreilles » de Frenchelon, sans oublier ce fameux algorithme qui sera installé chez tous les fournisseurs d’accès internet. Quis custodiet ipsos custodes ? La question ne date pas d’hier puisqu’elle a été formulée pour la première fois par Juvénal. Si on peut comprendre que la lutte contre les salafascistes nécessite la mise en place de certaines mesures, que l’on aimeraient temporaires, comment ne pas craindre que les pouvoirs en place ne s’en serviront pas pour museler tous ceux qui ne pensent pas comme ces derniers le souhaiteraient ? La vertu et la probité n’étant pas les vertus cardinales des modernes dirigeants de ce monde, il est légitime de craindre que notre pays devienne un immense panoptique dans lequel pas une de nos paroles, pas un de nos gestes n’échappera à la surveillance de l’Etat. « Lorsqu’un mauvais coup se mijote, il y a toujours une république à sauver » (Le Président), cette citation devrait rester à l’esprit de chacun.

Europa delenda estPour faire passer la pilule, les initiateurs de l’espace Schengen, européistes convaincus, fédéralistes engagés, avaient crié haut et fort que si notre continent avait connu 70 années consécutives de paix (relative puisque sous le commandement de l’Otan, nous avons bombardé nos frères chrétiens de Serbie pour permettre l’existence de deux entités territoriales musulmanes) c’était grâce à l’Union européenne. Que cette dernière avait été gage de stabilité, et de prospérité. Rien de plus faux en vérité, car cette longue paix nous la devons à la seconde guerre mondiale qui par son extrême violence, sa rationalisation scientifique de l’élimination humaine, a terrifié les peuples, une fois la folie retombée. C’est à ce moment que de purs salauds, vendus à la cause atlantiste, se sont engagés dans une entreprise destinée à empêcher la construction d’une Europe des nations, une Europe politique capable de créer un véritable bloc non soumis à la volonté de l’Oncle Sam. Oncle qui aimerait bien que la Turquie entre dans l’UE, histoire de finir le travail engagé il y a bien longtemps.

De fait, amollis par cette paix béate qui nous pousse à tout accepter plutôt que d’avoir à nous défendre, abrutis par les mass-médias, la pornographie, le consumérisme, le relativisme, nous en sommes arrivés à résister aux agressions en déposant des fleurs, des bougies, des panonceaux où sont écrites des devises et autres proclamations d’une bêtise abyssale. Nous sommes descendus si bas que nous proclamons que nous allons résister en défendant les terrasses des bistrots et les concerts de rock, que nous allons picoler et baiser. Lorsque l’on demande au quidam moyen s’il est prêt à prendre les armes, et éventuellement d’y rester, si jamais nous devions en arriver là pour sauver notre patrie, notre culture, nos traditions, notre sol sacré de la souillure, une bonne partie répond que non. Tu m’étonnes, qui aurait envie de mourir pour pouvoir continuer de picoler à loisir, de se péter les tympans en écoutant de mauvais musiciens, et pour le cul ? Pas étonnant que l’assimilation ou l’intégration (dans le meilleur des cas) des mahométans et autres animistes, ne fonctionne pas. Qui pourrait bien avoir envie de se fondre dans le désespérant néant matérialiste qu’est devenue la civilisation occidentale ?

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