L’indécence à géométrie variable

La photo du massacre du Bataclan heurte Mme Taubira.

Celle du jeune Aylan servait ses intérêts

Le laisser-faire a tout permis. La politique de l’excuse larvée envers la délinquance juvénile a fait le reste.

La France est en état d’urgence depuis les massacres du vendredi 13. La France est en état de guerre.

Qui dit guerre en France dit ennemis de la France. Mais pas dans la France de Christiane Taubira…

À refuser de mettre des mots sur nos maux, la bête immonde du terrorisme radical islamique a trouvé sur nos terres le terreau propice à dégueuler sa haine. Dopée par une politique pénale gangrenée de laxisme, nourrie de compassion, affaiblie de repentances. Le laisser-faire a tout permis. La politique de l’excuse larvée envers la délinquance juvénile a fait le reste.

Ce vendredi 13 novembre, un des terroristes islamistes a tué alors qu’il était fiché. 82 morts au moins, massacrés par – notamment – un individu « connu des services de police ».

Ismaël M. avait fait l’objet de huit condamnations pour infractions de droit commun et faisait, depuis 2010, l’objet d’une fiche S pour « radicalisation » par la DCRI. Un point commun avec ses frères de haine, Amedy Coulibaly, Ayoub el-Khazzani (le Thalys). Connu, suivi, fiché, condamné. Et puis rien.

La fiche S peut être émise à l’encontre de toute personne soupçonnée d’intentions terroristes, mais aucune mesure coercitive ne l’accompagne. C’est une alerte, une alarme. Et puis rien. La République de France permet donc à des djihadistes de circuler librement sur son sol et se contente de crier au loup.

Ismaël M. a été condamné huit fois par la justice française et n’a pas fait un jour de prison. La politique pénale de madame Taubira affiche, d’ailleurs, clairement pour objectif d’abaisser le nombre des détenus dans les prisons et, au 1er avril 2015, on note déjà une baisse de 3 % des effectifs. La seule courbe qui s’inverse.

Christiane Taubira est une idéologue, un ministre au service d’une doctrine et il n’y a pas de jour de relâche. Dimanche matin circulait sur les réseaux sociaux une photo du massacre du Bataclan prise par un pompier. Des lambeaux de jeunesse au milieu d’une mer de sang. Le spectre d’une réalité que personne n’a envie de regarder en face. Mais à ne pas affronter cette réalité, on perd d’avance son combat devant l’ennemi.

Madame Taubira en a appelé au respect et à la dignité sur Twitter : « J’ai appris la diffusion d’images de corps. J’appelle au respect de la dignité des personnes décédées, de leurs familles. » C’est louable, mais partial. On se souvient de son tweet poétique comme une réclame de grande surface, visant à culpabiliser les esprits face à l’invasion migratoire lors de la diffusion de la photo du petit Aylan : « Son prénom avait des ailes, son petit cœur a dû battre si fort que les étoiles de mer l’ont emporté sur les rivages de nos consciences. »

Notre cœur à nous bat, Madame, quand nos enfants sont mitraillés à terre par des fous d’islam nés sur la terre de France. Et nos consciences réclament le droit de nous indigner, quitte à nous infliger une réalité toute crue, qui violente vos théories et envoie valdinguer votre vivre ensemble.

 

Anne-Sophie Désir
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