De la droite actuelle, de ses trahisons et de son impossible victoire

Ce que l’on appelle actuellement « la droite » a gagné sur le plan culturel, ou « métapolitique » comme on dit pour se faire mousser dans les salons parisiens. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter un peu les conversations dans les transports en commun, dans les bistrots. Les esprits se sont droitisés, y compris dans les terres traditionnelles de la gauche dure, comme la fameuse ceinture rouge qui s’est considérablement desserrée depuis une dizaine d’années. Ce qui ne va pas sans poser de problème à la gauche médiatique qui vit depuis quelques années une sorte de schizophrénie. Pas du tout préparés à ce revirement, les soldats médiatiques du camp du Bien vivent mal ce qui se passe. Les Français ont fini par comprendre qu’il était normal d’avoir raison avec Aron, plutôt que tort avec Sartre. Du coup, les livres, les émissions, les articles de Brunet, Zemmour, Polony (encore qu’il y aurait beaucoup à dire à son sujet), Finkielkraut, Millet, Houellebecq, Rioufol, Tillinac, Obertone, etc. emportent l’adhésion d’un large public qui tend à s’agrandir au fil des ans. De petits procureurs lancent alors des mots d’ordre sur le mode « il ne faut plus inviter de cerveaux malades ». Seulement voilà, ces soi-disant déséquilibrés lorsqu’ils sont invités sur les plateaux assurent à l’émission une belle part de marché, condition sine qua non pour attirer les annonceurs publicitaires. Les anticapitalistes médiatiques, plus ou moins acharnés, se retrouvent alors piégés par les règles du marché. Agir selon sa conscience ou assurer la gamelle. Savoureux.

Les tribuns, à la Mélenchon, peuvent bien clamer que les préoccupations de ces fascistes n’intéressent personne, que le bon peuple se fiche bien de l’immigration, de l’islam, etc., ça ne prend plus. Les Français se sentent, depuis trop années, dépossédés de leur pays, parfois étrangers dans la ville dans laquelle ils vivent. Leur culture, leurs traditions, sont jugées comme étant d’un autre âge, quand elles ne sont pas raillées. Des pans entiers de la morale publique, qui était fondée sur l’ordre naturel, sont jetés aux orties. Et je ne parle même pas des problèmes de sécurité posés au quotidien dans les rues, les transports en commun par la diversité enrichissante qui serait une chance pour notre pays. Ceux qui osent en parler avec leurs relations ont toutes les chances de se voir ostracisés comme le sont les « cerveaux malades » qui abordent publiquement ces problèmes. Du coup, on essaie maladroitement de masquer le basculement à travers des sondages pipeautés qui, sans le moindre souci de vraisemblance, présentent d’une semaine sur l’autre un revirement spectaculaire de l’opinion publique. Certains quotidiens, comme Libération, tentent de conjurer le mauvais sort en sortant des unes ridicules, telle la dernière en date, qui au passage montre le mépris que ces imbéciles narcissiques ont pour la langue française.

Libé

Seulement voilà, il reste à transformer la victoire métapolitique en succès sur le terrain politique. Et c’est là que les choses se compliquent. Car pour l’heure il ne se trouve pas dans le paysage politique actuel un seul homme qui soit en mesure d’incarner la droite. Les patrons des partis de droite dits « de gouvernement » ont soldé la droite il y a bien longtemps, vendus qu’ils sont au mondialisme, à l’européisme, et au libéralisme sous tous ses aspects (économique, social, culturel, moral). Ces derniers sont bien plus préoccupés à donner des gages de bien-pensance à la gauche, au centre, à la Commission européenne, aux maîtres du Marché, qu’à se pencher sur les préoccupations du peuple. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce dernier se tourne alors vers l’abstention ou la manifestation de mauvaise humeur en votant pour le Front National, en dépit du fait que ce parti ne soit plus vraiment de droite. Pourquoi voter pour des gens qui n’ont rien de plus pressé que de trahir leurs engagements ? Les politologues peuvent bien affirmer que le peuple n’a guère de mémoire, ce dernier se souvient qu’on lui avait promis la réduction drastique de l’immigration, la lutte contre la voyoucratie, etc., et comme sœur Anne, il n’a rien vu venir, sinon le soleil qui poudroie et l’Etat qui merdoie. Le bon peuple n’a pas plus apprécié l’entourloupe de l’adhésion au traité de Lisbonne, quelques années après le non au TCE en 2005. Sans compter que les électeurs sentent bien que le roi est nu, que ceux qui se présentent aux suffrages briguent un siège dépourvu du moindre pouvoir réel. Et sur le plan local, il en va de même. L’abstention gagne du terrain et c’est bien normal. Combien de maires se prétendant de droite osent réellement tailler dans la brousse des subventions aux associations, par peur d’être pointés du doigt par ceux qu’ils prétendent combattre ? Combien osent vraiment nettoyer les écuries d’Augias de la « politique culturelle » ? Quel élu local ose s’élever contre des lois imbéciles comme la loi imposant des quotas de mixité sociale, qui sont en fait des quotas déguisés de mixité ethnique ? Quel élu local monte au créneau pour s’élever contre le projet de loi visant à démonter le fragile écheveau des lois protégeant les monuments historiques et leurs nécessaires périmètres protégés ? Est-il encore français l’élu local qui autorise, quand il ne propose pas de sa propre initiative, la construction d’une mosquée, quand il décide la destruction d’une église ?

Les Français, intérieurement, sont en train de retrouver les fondamentaux de la droite traditionnelle française qui a à cœur de défendre les vertus qui font un pays sain, viable et vivable. Son mai 68 de droite s’est fait en douceur, sans guignolades à base de barricades et de mots d’ordre imbéciles, simplement par la prise de conscience de ce qui a été perdu, de ce qui peut encore l’être, et des horreurs à venir. Deux siècles de république n’ont pas réussi à faire oublier aux Français qui ils sont, d’où ils viennent. De même, la novlangue n’a pas réussi à effacer des esprits que la France n’est pas une succession de territoires à administrer, mais un ensemble de terroirs, de paysages, de langues et de cultures différents qui se reconnaissent Français mais ne veulent pas pour autant abdiquer leurs particularités au nom d’une supposée égalité qui n’est jamais qu’un moyen de niveler par le bas, d’appauvrir la richesse de NOS diversités au profit de l’étranger considéré comme meilleur, car nettement plus divers.

Comme l’a si bien écrit Jean Raspail, la patrie est trahie par la république. Cette dernière se veut une et indivisible, a la prétention d’incarner la France, alors qu’elle n’est jamais qu’un régime politique, pourtant, à travers le jeu des partis elle n’est jamais qu’un instrument pour créer de la division. Il faut les voir, tous ces militants, braves petits soldats au service d’intérêts qui n’ont rien à voir avec notre pays. Ils descendent à chaque élection dans les rues, sur les marchés, afin de vanter, tels les bateleurs d’antan, les mérites du poulain qu’ils défendent. Il y a le peuple de gauche, celui de droite, celui du centre, sans parler des extrêmes de tout poil, et pour tout ce petit monde, l’étendard de la nation est accessoire, celui qui compte vraiment étant celui du parti. Comment imaginer que celui qui a obtenu plus des 50% nécessaires à la victoire puisse, par la magie du suffrage universel, oublier les intérêts de ceux qui l’ont porté au pouvoir pour se consacrer au bonheur de l’ensemble du peuple français ? Mais la patrie est également trahie par tous ceux qui osent encore se prétendre de droite. Car ceux-là ont oublié ce qu’est la droite. Ils ont oublié qu’elle est née le 11 septembre 1789, lorsque les députés de l’assemblée constituante, rassemblés pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi, se répartirent spontanément de part et d’autre du président : à gauche, les opposants au veto, à droite les partisans du roi. La droite est fondamentalement catholique, réactionnaire, légitimiste.

Certes, les discoureurs avanceront qu’il y a d’autres droites possibles : orléaniste ou bonapartiste. Mais ces dernières ne sont jamais que des trompe-couillons, faux-nez du libéralisme et/ou du corpus révolutionnaire qui ont inscrit dans leurs agendas la liquidation de la France traditionnelle. Servir ces courants, c’est travailler à l’abaissement de la France, à la trahison de sa vocation, à sa disparition. Ces supposées droites acceptent de jouer selon les règles du jeu républicain qui ont été dictées par la gauche, autant dire qu’elles ne peuvent pas gagner, sinon en trahissant les valeurs qu’elles défendent et bien sûr le peuple français.

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31 réflexions sur “De la droite actuelle, de ses trahisons et de son impossible victoire

  1. On peut être de gauche comme Louis XVI qui parlait de Justice Sociale ou Louis XIV qui construisait l’hôpital des Invalides et on peut être de droite comme Proudhon disant « la propriété c’est la liberté ».

    En fait, cette distinction n’a guère de sens au regard de l’idéal de vertu Chrétien qui a fait l’Europe et qui prône autant la Charité que le travail, autant la vertu que la miséricorde, autant l’égale dignité des Hommes que la hiérarchie politique.

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      • En effet, on est bien d’accord. Ces mots n’ont pris leur sens actuel et déformé qu’à la révolution « française ».

        Autrement, il n’existe que le bien public, géré dans une perspective Chrétienne, la seule juste. Pas seulement pour les rois, mais aussi pour tous les pays Européens qui avaient des structures en partie électives comme Venise, Novgorod…

        HS mais on ne sait jamais. Un site historique qui n’a pas l’air mal:

        http://shenandoahdavis.canalblog.com/

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  2. Il faut marquer un essai avant de tenter la transformation.
    Plutôt que de pleurer sur la droite qui trahit et son impossible victoire ne pensez-vous pas nécessaire de commencer par bouter les gaucheux hors du pouvoir ?

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  3. Le fait que tous les partis se ressemblent et pratiquent (en l’assumant ou non) la même politique court-termiste indiquent clairement que nous sommes sur la fin d’un modèle, voire d’un monde. Quelles peuvent être les solutions?

    Vous prônez clairement un retour à la monarchie. Bien que n’étant pas tout à fait prêt à envisager cette (r)évolution, je dois avouer qu’elle aurait de bons côtés, notamment le retour d’une vision à long terme de la politique du pays.

    Un souverain est libre de toute compromission électoraliste, j’en conviens. Mais quid de son éventuelle incompétence, ou folie?

    Je peux concevoir l’utilité d’une noblesse guidant le peuple, mais si les intérêts (politique, financiers ou personnels) de celle-ci entrent en conflit avec ceux du peuple qu’elle a pour mission de servir, quels sont les garde-fous?

    Il ne s’agit pas d’un piège tendu, croyez-le bien… Je cherche simplement à me forger une opinion en dehors de toute cette doxa politico-médiatique, et à sortir du « prêt-à-penser » qui m’a été inculqué à l’école…

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    • Concernant la question posée à propos de la possible folie ou manque de compétence du roi, tout d’abord un monarque ne règne pas seul, il a son conseil composé d’un certain nombre de ministres chargés qui des finances, etc. Ensuite, s’agissant de la folie, si elle est avérée la couronne peut alors être transmise au descendant mâle direct ou à un régent en cas de minorité de l’héritier.

      Quant à un possible retour de la noblesse, je n’y crois guère et je ne suis pas certain qu’elle soit même volontaire pour reprendre du service, tout au moins pour les grands noms, ces derniers ont pour beaucoup perdu de vue les qualités nécessaires, ce qui est moins le cas pour les petites familles de province qui ont conservé les vertus cardinales comme la préservation et la transmission, l’enracinement dans un terroir, la mémoire historique, etc. Sinon, il me paraît illusoire de croire que l’on pourrait faire l’économie d’un bicamérisme dans lequel le peuple serait représenté. Sauf qu’il faut sortir des sentiers battus, oublier le système des partis pour le remplacer par une représentation organique organisée par collèges au sein des deux assemblées. Ainsi, on pourrait fort bien imaginer que le nombre de députés et sénateurs puisse être divisé en autant de collèges représentant les familles, les salariés, les cadres, les petits patrons, les commerçants et artisans, etc. Ainsi nous aurions une représentation plus juste de la société, débarrassée des combines partisanes puisqu’il n’y aurait plus de circonscriptions à défendre, le tout bordé par un dispositif encadrant le nombre de réélections.

      Mais la clef reste que le roi doit disposer de pouvoirs réels, a contrario des monarchies européennes qui ne sont jamais que des théâtres d’ombres, les monarques étant dépossédés du moindre pouvoir. Un roi de France est catholique et à ce titre, il doit pouvoir opposer une fin de non recevoir aux délires sociétaux qui contribuent à la désagrégation de la famille et donc de la société. Une société viable et vivable ne peut pas ne pas reposer sur des principes moraux fermes et défendus du sommet de l’Etat jusqu’à la base de la société.

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  4. Plusieurs choses à dire.

    Je suis d’accord avec Tchetnik, les concepts « droite » et « gauche » n’ont absolument plus aucun sens étant donné que ceux qui s’en réclame font, au final, exactement les mêmes choses.

    Les différences factuelles entre Sarkozy et Hollande sont parfaitement négligeables. Si on fait le bilan des 5 ans de Sarko et des 3 ans d’Hollande, on retrouve exactement la même chose : – Hausse des impôts, taxes, charges, lois, règlement, normes.
    -Hausse de la dette.
    -Hausse du chômage.
    etc…
    C’est même pire que ça, il est probable que le gouvernement Hollande aura fait passer plus de loi sur l’économie que Sarko. Macron est probablement « plus à droite » que n’importe quel cacique de l’UMP.

    Si dans les discours, on peut croire à une différence entre les deux, dans les faits, ils font exactement la même chose : du socialisme-étatiste dont le seul et unique but est de préserver le pouvoir de l’oligarchie et l’argent des capitalistes de connivence.

    Lone a tout à fait raison de dire, je cite : « Le fait que tous les partis se ressemblent et pratiquent (en l’assumant ou non) la même politique court-termiste indiquent clairement que nous sommes sur la fin d’un modèle, voire d’un monde »

    Dans les faits, PS et UMP font exactement la même chose à epsilon près.

    Corto pense probablement que Sarko est à même d’incarner la droite. Tant mieux pour lui. En ce qui me concerne j’ai un petit peu étudié ce qui a été fait pendant les 5 ans de Sarko, je regarde un petit peu les « affaires » des uns et des autres à l’UMP et j’affirme ici qu’il faut être légèrement débile pour envisager la possibilité de voter pour ces gens qui ont prouvé pendant 5 ans leur totale incompétence.

    Vous raillez les « libéraux » (j’aimerai bien savoir ce que vous mettez derrière ce terme) mais dites-moi ou, dans la classe politique Français, vous voyez des libéraux ?

    C’est simple, il n’y en a pas. Il n’y en a plus depuis que la politique est devenue une profession.

    Tous nos partis politiques, toute notre oligarchie politique, de l’extrême droite à l’extrême gauche (pour peu que ces concepts veuillent dire quelque chose) pense et veut la même chose : le pouvoir le plus longtemps possible, se faire rémunérer par l’Etat le plus longtemps possible, disposer de privilèges auto-votés le plus longtemps possible et surtout non pas un Etat fort et petit, mais un Etat faible et très gros afin de pouvoir mentir aux français et leur voler toujours plus de leur liberté et de leur argent.

    La France est le pays le moins libéral du monde occidental. C’est le pays le plus communiste du monde occidental mais il y a toujours des gens pour se faire peur avec des chimères (les libéraux et le libéralisme) qui ont disparu de ce pays (qui est pourtant le berceau du libéralisme) depuis bien bien longtemps.

    Ne confondez pas capitalisme de connivence et libéralisme.

    Bon après-midi !

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    • Corto raisonne en fonction des problèmes posés à l’heure actuelle et en fonction de ce qui est proposé par le panel politique. C’est un bon républicain qui fait ses choix selon ce qui est offert comme solutions possibles, et donc pour lui le moins mauvais choix c’est Sarkozy. Mais c’est accepter de faire le choix entre la peste et le choléra, se résigner à la médiocrité de la représentation, au manque de vision, d’ambition nationale, à la déchéance de toutes les vertus traditionnelles qui seules permettent à une société de pouvoir tenir debout.

      Concernant les libéraux, c’est moins l’aspect économique qui me dérange que leur propension au relativisme, au progressisme, sans parler d’un certain attachement à la laïcité, ce qui est somme toute assez normal pour peu que l’on veuille bien considérer que beaucoup (par le passé, comme actuellement) font partie des loges maçonniques et surtout de la plus dangereuse, le G.O.F. Après, sur le plan économique, je ne suis pas farouchement anti-libéral, je crois juste que cette idéologie doit être encadrée pour en gommer les aspects néfastes, car je crois que comme tout système, s’il est appliqué intégralement, il ne peut que produire des catastrophes. Il nécessite donc un Etat fort, centré sur ses missions régaliennes, auxquelles viendrait s’ajouter un rôle de gendarme afin de veiller à empêcher dérives et abus.

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      • Corto aurait aussi le choix de ne pas voter. Je trouve qu’il y a quelque chose de parfaitement pervers et de franchement dérangeant à choisir (c’est à dire voter) un type qui de toutes façons nous mentira et nous volera.

        Concernant les FM et le G.O.F., contrairement à ce que vous dites, il y a très peu de libéraux dans cette obédience voir même pas du tout. En revanche vous y trouverez des étatistes, des socialistes et surtout des gens qui ne sont là que pour l’entre-soi oligarchique, c’est à dire le capitalisme de connivence.

        Concernant la franc-maçonnerie en général, je constate qu’une partie de ce que certains appellent « la droite » voir même « l’extrême droite » a parfaitement réussi sa « propagande ». La franc-maçonnerie est accusé de tous les maux, le fameux complot judéo-maçonnique qui permet de masquer les vrais problèmes de la France, à savoir son Etat obése, sa caste politique incompétente et corrompue et ses capitalistes de connivences corrupteurs.

        De toutes façons, Franc-Maçonnerie ou pas, il n’y a aucun libéraux dans le paysage politique français.

        Et il faut arrêter de croire que des trucs sociétal comme le mariage gay ont le moindre rapport avec le libéralisme.

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          • Il y a autant de forme de libéralisme que de libéraux.

            Pour ma part, je me considère libéral et je ne suis ni pour ni contre le mariage gay. Je m’en contrefous puisque, en tant que libéral, je suis contre le principe administratif et étatique du mariage.
            Depuis que l’Etat à pris le contrôle du mariage, cette « institution » est devenu un simple acte administratif.

            Concernant l’avortement, je pense que cela doit rester une possibilité pour les femmes mais je suis triste de voir sa banalisation.

            La GPA c’est une forme d’esclavagisme, c’est la monétisation du corps de l’autre, c’est l’achat et la vente d’être humain. La GPA est donc, pas essence, anti-libéral. Je vous met au défi de trouver dans la littérature « libérale » quoi que soit qui puisse justifier cela.

            Mais effectivement, vous trouverez des gens pour vous dire que chacun est libre d’utiliser son corps comme il le souhaite et que donc, la gestation pour autrui doit être autorisée au nom de cette liberté. Sauf que le concept même du libéralisme c’est la responsabilité individuelle et la liberté d’autrui hors dans la GPA il y a un être humain à qui on ne demande pas son avis donc la GPA n’a absolument rien de libéral

            Concernant l’euthanasie, je ne vois pas de quel droit et pour quelle morale j’interdirai à une personne qui souhaite mourir de le faire… Ensuite on peut discuter sur qui décide, qui procède etc… mais si une personne ne veut plus vivre, je ne vois pas au nom de quoi je la forcerai.

            C’est marrant parce que moi tout ceux que je connais et qui sont pour « le mariage guignol, le libre accès à l’avortement, la GPA, l’euthanasie, etc. » sont tous anti-libéraux et franchement socialo-étatiste.

            Comme quoi….

            Notez que les Rois de l’ancien régime étaient, économiquement du moins, infiniment plus libéraux que nos dirigeant « démocrates » actuels.

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          • Concernant l’ancien régime, quoi de plus normal puisque la monarchie a été le terreau dans lequel cette idéologie est née. Mais les rois avaient pris la précaution de borner le libéralisme, ce que je propose, tout au moins pour le plan économique, car pour le sociétal il doit être combattu.

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          • le problème du libéralisme, c’est son économisme Comme les marxistes dont les libéraux sont les parfaits adversaires-cousins germains le libéral pense que si quelque chose va mal c’est forcément parce que l’économie va mal, qu’il n’y a pas assez de croissance, trop d’impots, que les lois brident les entrepreneurs et les honnêtes citoyens D’ailleurs ce qui unit tous les libéraux c’est la méfiance envers toute autorité ou tout corps intermédiaire et la croyance que le meilleur des monde peut etre une réalité tangible (en cela les libéraux ressemblent beaucoup au gauchistes) Pour eux il suffit de suivre les lois du marché, du laisser faire les entreprises et les citoyens et tout ira mieux dans le meilleur des monde fini les guerres les malheurs la dictature et youpla boum ! On va m’accuser de généraliser de caricaturer la pensée libérale mais je m’en fous, ce monde devient tellement fou justement que la caricature devient souvent plus vraie et plus sensée que le modèle De nos jours le libéralisme a conquis le monde (a l’exception bien sur de certains pays rebelles souvent pauvres ce qui ne fait que renforcer le tina ne pas dévier du modèle ou devenir la russie de poutine ou la syrie d’assad) plus de frontières des multinationales qui font la pluie et le beau temps (Google amazon apple et cie dispose de plus de fric de lobbies de volonté d’informations confidentielles sur quasiment tout le monde en tout cas les gens qui sont connectés a un réseau quelconque que tous les états du monde) On le voit en Chine et aux états unis les deux paradis contradictoire du capitalisme moderne (qui se complètent si bien malgré leur opposition comme bush ben laden ou batman le joker) ou les classes moyennes sont broyés et en voie de disparition (les riches et les moyens riches s’enrichissent tandis que la masse largement majoritaire stagne ou s’appauvrit Les libéraux se mentent a eux meme en refusant de voir que se sont les reculs de la loi de l’autorité donc les excès de liberté qu’elle soit économique ou politique qui sont responsable de l’état désastreux du monde actuel Trop de liberté mène a l’anarchie et a la loi du plus fort du plus malin du plus riche du plus beau etc Finalement ceux qui pose les bonnes questions en matière économique et politique (au niveau sociétal ils ont évidemment tout faux) tout en y apportant les mauvaises réponses ne sont pas tant l’extrème droite que l’extrème gauche

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          • « Pour eux il suffit de suivre les lois du marché, du laisser faire les entreprises et les citoyens et tout ira mieux dans le meilleur des monde »

            Comme quoi, les antigauchistes ne connaissent pas plus le libéralisme que les gauchistes.

            « De nos jours le libéralisme a conquis le monde  »

            Ha bon ? Vous devez confondre capitalisme de connivence et libéralisme alors.

            « (les riches et les moyens riches s’enrichissent tandis que la masse largement majoritaire stagne ou s’appauvrit  »

            C’est totalement faux, surtout en Chine.

            « Les libéraux se mentent a eux meme en refusant de voir que se sont les reculs de la loi de l’autorité donc les excès de liberté qu’elle soit économique ou politique qui sont responsable de l’état désastreux du monde actuel »

            C’est factuellement totalement faux, surtout en France et en Europe en général ou il n’y a jamais eu autant de lois, de règles, de règlements, de normes etc….

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          • Antigauchisme, est ce que vous vous rendez compte que la France est le pays le moins libéral / le plus communiste d’occident ?

            Accusez, en France, le libéralisme n’a donc aucun sens car en France il n’y a ni libéralisme, ni libéraux.

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          • Et les étatistes, ils ne sont pas pour le mariage homosexuel, l’avortement, la GPA et l’euthanasie ?

            Si vous ne connaissez que des libéraux favorables au mariage homosexuel, vous êtes-vous imaginé que, peut-être… vous connaissiez assez mal le libéralisme ? C’est tout de même curieux, cet argument qui paraît avoir cours un peu partout de nos jours, et dans tous les secteurs de l’opinion.

            Depuis quand le savoir s’appuie-t-il sur les relations personnelles ? Un savant, c’est, au contraire, quelqu’un dont le savoir va au-delà de son petit cercle d’amis ou de connaissances. Pour connaître le nazisme, faut-il connaître des nazis ? Pour connaître le royalisme, faut-il connaître des rois ? Pour connaître la préhistoire, faut-il avoir des cro-magnons parmi ses copains de bistrot ? Un mathématicien est-il quelqu’un qui tape dans le dos d’Euclide ?

            Enfin, j’aimerais bien que les réacs, de façon générale, nous lâchent un peu la grappe avec le mariage homosexuel. Certes, c’est une mauvaise chose et une funeste lubie contemporaine, mais enfin, en faire le coeur des maux de notre monde, la pierre de touche de la pureté idéologique réacque, cela dénote à la fois un simplisme assez atterrant et une maniaquerie assez suspecte. Je vais finir par croire que les « défenseurs de la famille » sont aussi obsédés sexuels que ceux qu’ils prétendent dénoncer.

            Des homosexuels, il y en aura toujours (ce qui, au passage, incite à réclamer un peu plus de compassion et de charité de la part de gens qui s’affirment, le plus souvent, chrétiens), et le mariage homosexuel est une bizzarerie comme d’innombrables époques en ont connu, et qui passera comme les autres.

            La question de la liberté, en revanche, est de tous les temps.

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          • Bien sûr, il y a des étatistes qui défendent l’indéfendable, mais cela ne dédouane pas tous les autres qui défendent les mêmes saloperies. Je sais fort bien qu’il y a des libéraux qui sont opposés à l’agenda progressiste, mais de ce que j’en vois, je lis, entend, ils sont soit très discrets, soit peu nombreux. Pour paraphraser Audiard, il y a des libéraux-conservateurs, mais il ne constituent pas la majorité du genre. Sans compter que leur position est difficile, car comment conserver sans recourir, sous quelque forme que ce soit, à l’imposition de certains critères ?
            Quant au mariage guignol, il n’est pas le centre du problème, juste une partie. Je ne vois donc pas pourquoi on devrait le ranger dans la case pertes et profits et passer à autre chose.
            Enfin, il n’a jamais été question de faire la chasse aux homos, juste de refuser certaines demandes, visiblement formulées par une minorité militante de gauche. Les catholiques, détestent le péché, mais aiment le pécheur. Est-ce si difficile à comprendre ?

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          • Pas mieux que Robert… Il exprime mieux que moi ce que je veux dire.

            @Arnaud D
            « Sur le plan social et « sociétal », elle figure dans le peloton de tête. »

            Je ne trouve pas… La PMA est jrs interdire, la GPA

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          • Interdites, oui, pour l’instant. Enfin officiellement, puisque la circulaire Taubira permet la reconnaissance des enfants conçus par GPA à l’étranger. En clair, la loi ne sert à rien puisqu’elle est légalement contournée. Si j’utilise le terme « légalement », c’est tout simplement parce que la circulaire est créatrice de droit, en dépit de son rang dans la hiérarchie des normes.

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          • Le libéral conservateur est en général très conservateur sur les mœurs et très libéral sur l’économie.

            Le libéralisme n’étant pas un économisme, le « libéral-conservateur » n’a rien de libéral. C’est au mieux un ultra-capitaliste étatiste.

            Un libéral conservateur c’est comme un nazi sioniste, un communiste démocrate ou un islamiste tolérant, c’est un mythe….

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