La France, causse aux veaux

Vu comment les Russes semblent vouloir conduire leurs affaires en Syrie, et bientôt en Irak, les autorités de ce pays ayant lancé un processus d’échange de renseignements tri-partite (Russie-Syrie-Irak), on peut raisonnablement penser que les jours de l’Etat Islamique en Irak et au Levant sont comptés. Pour autant, cela ne signifie pas que le terrorisme islamique va cesser. Il y a fort à parier qu’une fois le constat d’échec de la tentative d’implantation territoriale aura été dressé par les dirigeants de cette nébuleuse, ordre sera donné aux convertis occidentaux de retourner dans leurs pénates. Bien entendus, ils se plieront aux exigences des démocraties molles et feront repentance dans les centres de déradicalisation.

Au passage, ces centres illustrent bien l’imbécillité de nos sociétés post-modernes, incapables de penser le mal, et pire encore de le reconnaître (ce qui est plutôt normal, ces dernières en sont une partie) aveuglées par l’idéologie des lumières pour qui l’homme est foncièrement bon mais perverti par la société. Nos sociétés permissives, hédonistes, consuméristes, relativistes, sont incapables de s’apercevoir que si l’islam séduit autant, surtout dans sa version la plus pure et de fait la plus authentique, c’est parce que la jeunesse, quoi qu’on puisse en penser, a besoin d’autorité, de limites, de la figure du père. Or, il y a bien longtemps que ce dernier a abdiqué toute velléité de jouer son rôle, fustigé par les féministes de tout crin, les contempteurs de l’autorité et plus largement des valeurs morales. « Notre société n’a que des banques pour cathédrales » disait Pierre Boutang, on pourrait ajouter les centres commerciaux à la liste. Seulement voilà, n’en déplaise aux apprentis-sorciers qui tentent de créer un homme nouveau, il y a une permanence qui ne peut s’effacer, celle d’un besoin de transcendance. Et ce n’est pas le règne du fric-roi et du consumérisme qui peuvent assouvir cette soif, qui au passage va de pair avec celle de la recherche de l’autorité. Alors que l’islam, religion simple, faite d’obligations et d’interdits, prosélyte et guerrière, exempte de la moindre réflexion sur le texte et son sens (ce dernier étant incréé, il ne peut être interrogé), offre un cadre séduisant à bien des égards, car il flatte les instincts primaires.

Ordoncques, une fois réintroduits dans nos sociétés, ces hommes pourront alors se mettre à l’ouvrage et créer des réseaux dormants en s’implantant dans des départements à forte densité musulmane, auxquels viendront s’agréger les djihadistes qui se seront glissés parmi le flot des migrants que nos dirigeant accueillent si généreusement. Ils pourront alors commencer un lent travail de sape en faisant valoir à leurs coreligionnaires, réputés modérés, qu’ils ne sont que des laissés pour compte, des sous-citoyens alors qu’ils sont majoritaires dans ces territoires. Comme les Kelkal, Nemmouche, Merah, etc., les voyoucraties locales se laisseront séduire par ce chant des sirènes et les armes sortiront des caves. Les Chirac, Attali et autres gouvernants de rencontre ayant déjà préparé le terrain en vantant les racines musulmanes de la France, l’idée de l’autonomie, voire de l’indépendance de certains territoires se fera alors jour.

Que se passera-t’il alors ? La république pourra alors rappeler qu’elle est une et indivisible, ce sera sans effet pour les concernés. Après tout, la France ne s’est-elle pas, par le passé, fortement impliquée en Bosnie-Herzégovine afin que cette ancienne province yougoslave puisse devenir un état musulman indépendant ? Ne s’est-elle pas également illustrée, en se déshonorant, en 1999, en participant aux bombardements de la Serbie par l’OTAN afin que le Kosovo, cœur historique, culturel, identitaire et spirituel de la Serbie lui soit arraché pour être offert aux mafieux musulmans de l’UCK ? Le juge Trévidic a prophétisé une vague d’attentats à venir : « Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. […] L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous. »

Quelle pourra alors être la réaction de nos gouvernants face à cette menace ? D’ailleurs la vraie question serait plutôt « sauront-ils faire face ? » On peut en douter de la part d’individus, de droite comme de gauche, nourris au lait de la culture de l’excuse, de la haine de soi, et autres billevesées de ce genre. Pourquoi seraient-ils plus efficaces chez nous qu’ils ont pu l’être en Syrie pendant toute une année, à envoyer des avions frapper de soi-disant cibles stratégiques qui n’ont pourtant pas empêché l’Etat Islamique de gagner du terrain, de continuer à massacrer en toute impunité ?

Quelle sera la réaction de la population ? On ne doit guère se faire d’illusions. Elle a été tellement bien conditionnée que cinq ou six individus peuvent agresser tranquillement une personne dans un wagon bondé sans que quiconque ne lève le petit doigt. Et si jamais un insolent osait agir, la justice française s’occuperait alors de son cas. Et puis que faire, désarmés face à des bandes dotées de fusils d’assaut, d’armes de poing automatiques ? Les Français qui vivront alors dans ces enclaves connaîtront alors le sort de toutes les minorités opprimées : vexations, menaces, rackets divers, viols, dans un premier temps. Puis viendra le temps de « la valise ou le cercueil« .

Quelle sera la réaction de nos « alliés » ? Là aussi, je crains que nous soyons bien seuls. Hors de question d’attendre le moindre soutien des Américains, sans parler des Britanniques et des Allemands. Ces derniers se sont entendus, en 1999, comme larrons en foire pour soutenir, encadrer et le cas échéant aider sur le terrain (les fameux SAS notamment) les mafieux de l’UCK, dont la réputation de bouchers n’était pourtant plus à faire. L’OTAN ? Outil des Etats-Unis en Europe, l’organisation pourrait fort bien voir d’un mauvais œil qu’une nation souveraine envoie l’armée pour réduire au silence des miliciens séparatistes. Après tout, tout ce qui peut contrer l’émergence d’un bloc européen cohérent politiquement et territorialement, cette fameuse Europe « depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural » qu’ils craignent tant de voir naître, au point qu’ils poussent à l’intégration de la Turquie au sein de l’UE, qu’ils financent des associations musulmanes dans le but de susciter de nouvelles « élites » afin de meltingpotiser la France, et l’Europe, sans parler des politiciens en poste stipendiés, tout cela est bel et bon. On peut fort bien imaginer que cela pourrait se traduire, au début, par « d’amicales pressions« .

Et ensuite ? Bien malin qui peut l’affirmer, mais là encore, je vous invite à méditer sur le sort des Serbes du Kosovo, sur le sort qui a été celui de la Serbie, nation souveraine dépouillée d’une partie de son territoire au profit de séparatistes, étrangers pour la plupart, infiltrés depuis l’Albanie voisine qui convoite cette province depuis plus d’un siècle (Ligue de Prizren). Province, qui avec la Bosnie-herzégovine, abrite quelques villages où vivent uniquement des islamistes se réclamant de l’Etat Islamique, fort peu timides au demeurant puisque chaque maison habitée arbore un drapeau noir du plus belle effet, frappé de je ne sais quel extrait de je ne sais quelle sourate.

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Est-ce là notre avenir ?

J’ose espérer que je ne vous ai pas trop inquiétés avec cette plongée dans un possible avenir. Si j’en crois notre gouvernement, il n’y a aucune inquiétude à avoir. Après tout, les musulmans ne seraient que 5 à 6 millions à vivre dans notre pays. Ceci dit, cela va bientôt faire trente ans que ce chiffre est avancé, à croire qu’ils ne meurent pas, ne se reproduisent pas, qu’il n’en entre pas de nouveaux chaque année que Dieu fait. Bon, six millions, c’est le nombre de ceux qui vivent chez nous, soit disposant de papiers en bonne et due forme attestant de leur qualité de Français, soit de permis de séjour. Pour les illégaux, et bien c’est au petit bonheur la chance, car il ne se présentent pas spontanément pour signaler leur présence sur notre sol. Et puis il y a ces fameux migrants, tous Syriens si on en croit les folliculaires, même si la couleur de certains, tirant sur l’ébène, laisse présager une origine plus australe. Globalement, on estime qu’ils seraient à peu près un petit million à se presser aux frontières de l’Europe. Pour l’instant, même l’UNHCR en atteste, il ne s’agit majoritairement que de jeunes hommes fort vigoureux, exigeants quant à la qualité de l’accueil, quasi-exclusivement mahométans.

Imaginons un instant que la plupart d’entre eux finissent par obtenir le fameux sésame qu’ils réclament, ce qui est loin d’être impossible, et puissent s’installer chez nous. Difficile d’imaginer que les humanistes, de droite comme de gauche, qui nous dirigent leur refusent le regroupement familial. Ce seront alors, au bas mot, trois à quatre millions d’individus supplémentaires qui viendront alors s’ajouter à ceux qui vivent en Europe. La petite histoire narrée ci-dessus sera-t’elle alors qu’une imbécillité rédigée sur un coin de table un soir de désœuvrement ou pourra-t’elle prendre forme ?

Vous cherchez un ou plusieurs responsables à la situation actuelle et à celle qui pourrait en découler ? La première réponse qui me vient à l’esprit est cette citation tirée des dialogues du film « V pour Vendetta » : « Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte mais… Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir. » Le voilà le résultat généré par les règles de ce jeu républicain que vous semblez aimer, de cette pitoyable parodie de démocratie qui vous pousse, comme des moutons, à vous déplacer aux urnes lorsqu’on vous convoque afin de désigner le margoulin qui vous aura fait les plus belles promesses. Engagements qu’il s’empressera de remiser dans le placards des fausses bonnes idées une fois élu, tout en prenant la peine de loin en loin de protester de son honnêteté, de son souci du bien commun, tout en vous astreignant, chaque année un peu plus, à la saignée fiscale.

Et si encore ils s’arrêtaient là, mais non, ils ont chevillée au ventre la haine de tout ce qui n’est pas étranger. Ils ont adopté pour ligne de conduite cette phrase de Bernard-Henri Lévy : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, « franchouillard » ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. » (édito publié dans Globe, 1985) Y compris un certain magyar, soi-disant de droite, qui prétendait vouloir passer les banlieues au Kärcher afin de les nettoyer, et qui, une fois au pouvoir, s’empressa de déclarer : « Quel est l’objectif ? Ça va faire parler, mais l’objectif, c’est relever le défi du métissage.Défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. C’est un impératif. On ne peut pas faire autrement. Au risque de nous trouver confrontés à des problèmes considérables. Nous devons changer, alors nous allons changer. On va changer partout en même temps, dans l’entreprise, dans les administrations, à l’éducation, dans les partis politiques. Et on va se mettre des obligations de résultat. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. »

Voilà ce que produit cette pseudo-démocratie que vous semblez aduler. Nous approchons du point de bascule. Nul ne peut prédire dans combien de temps la civilisation européenne basculera, mais ce temps approche. L’histoire n’est jamais écrite, elle a, à de nombreuses reprises, montré qu’un peuple peut se reprendre et refuser le destin qui semblait lui être assigné. Mais pour cela, il faut retrouver la voie de nos aïeux. Quoi que puissent en dire les beaux esprits à cervelle de colibri, l’Europe s’est avant tout constituée contre le moyen-orient musulman. La bataille de Poitiers, les Croisades, celles du Kosovo Polje, de Lépante, de Vienne, ont plus fait pour que naisse et vive une Europe chrétienne et civilisée que tous les galimatias bêlants des fondateurs de cette Union Européenne, vassale jusqu’à la veulerie. Retrouvez le chemin qui mène à votre église, et si par malheur votre paroisse a hérité d’un curé dans l’air du temps, n’ayez pas peur de rejoindre les rangs des tradis. Ne craignez pas de descendre dans la rue pour vous opposer fermement à l’entreprise de destruction de notre société, de notre civilisation. Osez penser en dehors des sentiers balisés que l’on vous propose, et surtout ne redoutez pas d’être fustigés, ostracisés par les mètres à penser qui encombrent le paysage politique et médiatique. Pour cela, éteignez vos radios et téléviseurs et ouvrez des livres. Et peut-être à ce moment-là, à ces seules conditions, nous pourrons à nouveau reprendre en main notre destin et sauver notre patrie de la dissolution.

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8 réflexions sur “La France, causse aux veaux

  1. On peut rappeler aussi l’époque où la France, toute républicaine qu’elle était, venait au secours des Arméniens de Musa Dagh ou des Chrétiens d’Indochine.

    Mais c’était à une époque ou certaines officines n’avaient pas encore pu réaliser aussi loin leur travail de sape.

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    • Et puis, la république salope depuis sa naissance, savait faire appel à l’Eglise lorsque la nécessité la poussait à faire provisoirement l’union nationale. Elle aurait été mal avisée de ne pas envoyer le Jeanne d’Arc. A regarder de plus près, Staline a fait de même.

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      • Staline le fit un peu contraint et forcé en 1941 en réhabilitant les trois derniers évêques qui étaient au goulag en effet. En réhabilitant aussi les mots de « patrie » ainsi que l’héritage historique impérial, dont la seule mention était interdite avant 1941. Se rendant compte que le peuple soviétique n’allait pas se battre pour le communisme.

        Auparavant sa politique fut plus « tabula rasa ». Celle de Khrouchtchev aussi du reste. Brejnev fut paradoxalement le plus « tolérant » envers la religion…

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        • La très relative tolérance soviétique pour la religion orthodoxe, à partir de la Seconde guerre mondiale, a beaucoup à voir avec le fait que le clergé fut à partir de ce moment, et est resté jusqu’à ce jour, entièrement noyauté par le KGB.

          L’actuel patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, en dehors d’être un allié politique actif de Vladimir Poutine, est un collègue de ce dernier, puisqu’il est un officier de haut niveau du KGB (devenu SVR et FSB). Il l’est depuis au moins 1971, où il a été envoyé en mission à Genève pour noyauter le soi-disant Conseil oecuménique des Eglises, qui est en réalité un faux-nez du KGB.

          Cet organisme a servi à diffuser la propagande pacifiste dans le monde et à soutenir la politique internationale soviétique. Il est si peu oecuménique que… l’Eglise catholique n’en fait pas partie, excusez du peu ! C’est que l’Eglise catholique est considérée par la Russie comme l’un de ses pires ennemis, depuis que le pape a menacé d’excommunier les sympathisants communistes dans les années 40…

          C’est l’origine du fameux bobard du « pape d’Hitler », auquel des millions de personnes à travers le monde croient encore aujourd’hui, alors qu’il s’agit d’une opération de désinformation mensongère de bout en bout, lancée en 1945 par Radio-Moscou.

          Le prédécesseur du patriarche actuel était, lui aussi, un officier du KGB. Aucun évêque ne pouvait être élu sans l’assentiment de la police politique. L’Eglise orthodoxe russe est aujourd’hui, en pratique, une branche à la fois de la police politique, des services d’espionnage et du ministère des Affaires étrangères.

          D’ailleurs, il suffit de voir dans quel équipage se déplacent ses prélats. De même que, dans les années 70, les journalistes de l’Agence France-Presse se déplaçaient dans des voitures ressemblant à celles des commissaires de police, de même, en 2015, les évêques russes se déplacent dans des limousines ressemblant à celles des officiels du Kremlin.

          Pour des catholiques traditionalistes européens, soutenir l’Eglise orthodoxe russe, c’est un peu comme si les dindes américaines votaient en faveur des fêtes de Noël.

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          • Le Guébé lui-même avouait que peu de clergé jouait le jeu.

            Et ce serait faire très bon marché des centaines de milliers de prêtres, laics et autres qui se sont retrouvés au goulag.

            Pour info, Bob.
            L’URSS n’existe plus depuis plus de 20 ans. Le soutien actuel, très nuancé du reste de l’Eglise au gouvernement actuel n’a rien à voir avec le sergianisme des années 30, lequel était lui aussi à nuancer.

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          • « les évêques russes se déplacent dans des limousines ressemblant à celles des officiels du Kremlin. »

            -La plupart des évêques se déplacent en Volga 3110.

            Ce qui est simplement un modèle (ancien du reste) de berline Russe traditionnelle. Rien de fantasmagorique là dedans, Bobbychouk.

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