De la France, de ses armées et de nos gouvernants

Comme chaque année, les soldats de nos armées ont défilé le 14 juillet. Et comme chaque année, ils ont été applaudi par les Français. Mais la belle image qui est donnée par ce défilé est loin de correspondre à la réalité vécue par nos piou-pious. Le budget de la défense pour l’année 2015 se monte à 31,5 milliards d’euros. Suite aux derniers événements, il a bénéficié d’une rallonge de 3,8 milliards qui va être distribuée entre 2016 et 2019. Cocorico ? Non, car en euros constants la défense a vu son budget fondre de près de 20%. Pour mémoire, en 1990, il se montait à 39 milliards (euros constants). En 1986, ce budget représentait 3,6% du PIB, en 2014 il n’est plus que de 2,20%. A force d’être la variable d’ajustement des gouvernements successifs, qui malgré leurs supposées différences idéologiques partagent le fait qu’ils gouvernent à vue, les capacités d’investissement des armées sont réduites à la portion congrue. Or, en matière militaire, comme dans le monde des affaires, quand on réduit l’investissement la fin n’est jamais loin. De fait, le matériel vieillit et peine à voir son remplacement arriver, et le taux de disponibilité pour l’armée de terre, selon les engins, va de 40,43% (donc plus de la moitié aux ateliers) à 77,5% (pour les VBCI, matériel récent). A force de rogner les budgets, est arrivé ce qui devait arriver, les industries de l’armement ont souffert. Voilà pratiquement 15 ans que l’usine du GIAT du Mans a fermé ses portes, ce qui nous oblige à acheter nos munitions pour le FAMAS à l’étranger (adieu l’indépendance gaullienne, nous sommes à la merci de nos fournisseurs), ce qui ne va pas sans poser quelques menus problèmes, dont des incidents de tir qui parfois se sont révélés sérieux. D’ailleurs, faute d’industrie capable de concevoir et produire un fusil d’assaut, le remplaçant du FAMAS sera un fusil d’assaut produit à l’étranger.

Quant aux hommes, si leur volonté de servir n’est pas à remettre en question, il faut bien dire que l’implication de plus en plus importante de nos soldats dans les opérations de sécurisation, prévues dans le cadre du plan Vigipirate, ne sont pas sans conséquences. En effet, qu’on le veuille ou pas, ce qui est exigé de nos soldats est en totale contradiction avec leur cœur de métier. La mission première d’un soldat est de détecter l’ennemi et de l’éliminer. Or, ils se retrouvent à devoir patrouiller à découvert, leurs munitions remisées dans des porte-chargeurs plombés, ce qui fait d’eux des cibles parfaites pour tous les mahométans en mal de vierges célestes. Quant aux consignes de feu, elles sont fondées sur la législation française sur la légitime défense, autant dire qu’ils n’ont quasiment aucun droit de recourir à leurs armes. Enfin s’ils ne veulent pas se risquer les foudres de la justice. Autre point qui n’est jamais abordé, et pourtant il mériterait d’être porté sur la place publique, c’est le fait que le temps passé dans nos rues se fait au détriment de leur entraînement. Ce qui risque de poser problème dans le cas où ces hommes seront déployés dans le cadre d’une opex. Quant aux congés, ils sont accordés au compte-goutte selon les possibilités. Inutile de dire qu’un soldat fatigué ne peut être au maximum de ses capacités, même si sa volonté de servir est intacte.

Pourtant, il y a bien des militaires qui sont formés à la sécurisation urbaine, ce sont les gendarmes. Or, les politiques de réduction des effectifs conduites depuis une dizaine d’années, ajoutée à la réduction du budget de la défense, ne permet pas leur déploiement dans nos rues et oblige de recourir aux soldats. Nos gouvernants ont oublié, au nom de je ne sais quelle vision purement comptable, que le but premier de l’impôt a toujours été la constitution d’une force armée destinée à protéger la nation, ainsi que d’une force de sécurité chargée de protéger la population. De plus, au nom de principes humanistes dévoyés, ces mêmes gouvernants accordent des parts non négligeables du budget national à l’assistanat social d’immigrés illégaux, sans parler des coûteux dispositifs sociaux qui ont pour effet pervers de pousser leurs bénéficiaires à préférer l’inactivité. Enfin, pour complaire aux instances supra-nationales qui n’ont pas reçu de blanc-seing démocratique, se contentant d’être nommées par les chefs d’Etat, cette tendance va croissant.

Il est urgent que les Français se réveillent.

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3 réflexions sur “De la France, de ses armées et de nos gouvernants

  1. Vous pouvez rappeler les noms des trois militaires que Merah a butté ? Merde, trois mahométans… car les bons petits blancs, ils préfèrent tenir des blogs idiots plutôt que de s’engager.

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    • Deux mahométans abruti, Abel Chennouf était chrétien. Vous êtes visiblement le genre de con à juger de la religion d’un homme sur son nom.
      Quant à votre petite leçon à deux balles, elle ne vaut pas plus que votre commentaire puisque vous ne savez rien de moi. Allez donc chier votre bile ailleurs. C’était la dernière fois que vous avez commenté ici. Adieu et à jamais.

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