Je lève mon verre à Waterloo !

battle-of-waterlooLa bataille de Mont-Saint-Jean, comme elle fut connue à l’époque, n’est pas une défaite française. C’est la défaite de Napoléon, qui dut abdiquer quatre jours après cette raclée, quelque cent jours après avoir usurpé de nouveau le pouvoir.

Peu importe que l’Usurpateur ait rassemblé une armée dont les soldats étaient français. Peu importe si l’Histoire retient là une défaite de l’armée française. La vérité est que la Cour était à Gand, en Belgique. Et là était Louis, dix-huitième du nom, seul et unique roi de France, seul et unique légitime dépositaire du pouvoir sur la France. D’ailleurs les Cent-Jours ne furent – pardonnez la lapalissade – qu’une courte parenthèse, une sorte de coup d’État un peu long, mais finalement vite avorté.

Au moment du retour de Napoléon, les hommes qui pensent ne s’y trompent pas : Benjamin Constant écrit dans Le Journal des débats : « Il revient, cet homme teint de notre sang ! cet Attila… » Il y a jusqu’au grand Chateaubriand pour suggérer de se ranger autour du roi pour se faire égorger.

Napoléon, petit caporal qui s’est fait empereur, est l’homme des bourgeois frustrés de n’avoir noblesse ni d’âme ni de sang. C’est l’homme du drapeau tricolore, dont on sait dans le pays réel sur quel génocide il s’installa. C’est l’homme qui engagea à son retour les soldats français à trahir leur roi pour le rejoindre dans ses folles aventures mortelles. C’est ce Napoléon-là qui, deo gratias, est arrêté dans sa course sanguinaire à Waterloo. Et c’est grâce à Waterloo que notre bon roi Louis peut revenir d’exil et rétablir l’ordre ancien, l’ordre divin, l’ordre français.

Si l’on célèbre, le 6 juin, le Jour J, ce jour où les forces alliées – étrangères, donc – posèrent le pied sur la terre de France et permirent que le gouvernement d’exil de Charles de Gaulle s’installât au pouvoir à Paris, alors il faut de la même manière se réjouir de la victoire des alliés contre Napoléon, victoire qui permit le retour de Louis XVIII aux Tuileries et la fin des boucheries dont le bon peuple avait tant souffert.

Ainsi que toute la noblesse en exil pendant cent jours, je lève mon verre à Waterloo !

Robin de La Roche
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4 réflexions sur “Je lève mon verre à Waterloo !

  1. pourquoi pas. Mais la garde meurt et ne se rend pas, ça a de la gueule aussi.
    La cause était pourrie, mais ils se sont bien battus.
    C’est vrai que les cents jours ont été on ne peut plus néfastes.

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  2. Deux petites réflexions
    – Napoléon n’a jamais été caporal, c’est juste un surnom qui lui a été donné à Toulon (si je me souviens bien)
    – Napoléon a redonné au pays une stabilité politique en refermant par son « coup d’état » la parenthèse révolutionnaire (et proto socialiste)

    Vive l’Empereur !

    Bien cordialement

    Marc, veilleur de Troyes

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