Quand Bob Ménard veut fâcher gauchistes, lui toujours faire ainsi

La presse de gauche (lapalissade), est en émoi. Béziers, depuis qu’elle s’est donnée à Robert Ménard est considérée comme une ville maudite, parce que la démocratie ça ne consiste pas à voter pour les affreux méchants de l’extrême droite. Pourtant quand j’écoute ce brave Robert, je ne distingue pas dans son discours la moindre trace d’une furieuse envie de ratonner, de catapulter les basanés hors de sa commune, de chasser les boutiquiers juifs. Une fois qu’on a mis les fantasmes humides de côté, que voit-on ? Un homme qui a envie de rendre une ville sinistrée de nouveau vivable pour ses habitants. Un maire français qui préfère les traditions régionales aux carnavals festifs post-modernes, qui préfère honorer des hommes qui se sont distingués par leur engagement pour notre patrie plutôt que je ne sais quel bolchevique liberticide (ou comble de l’ethno-masochisme, une défaite de nos armées). Un type qui veut remettre de l’ordre dans les rues, les cités, car on ne le dira jamais assez, les trafics en tous genres sont des délits, au même titre que les agressions. Si être un homme de bon sens revient à être d’extrême droite, je crains que les partis dits de gouvernement finissent par se retrouver dos au mur face à une marée bleue marine.

Donc, après avoir débaptisé la rue du « 19 mars 1962 » pour la renommer rue « du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc », après avoir réinstaurer la traditionnelle messe d’ouverture de la saison des corridas, après avoir mis en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, du 15 juin au 15 septembre, durant les week-ends et les périodes de vacances scolaires, après avoir installé la traditionnelle crèche de Noël à l’accueil de la mairie de Béziers, Bob Ménard a décidé de frapper une nouvelle fois. Et j’avoue qu’il a fait très fort cette fois-ci. Il avait déjà augmenté les effectifs de la Police municipale, créé une brigade canine et une brigade équestre, voilà qu’il a décidé d’armer ses fonctionnaires de pistolets semi-automatiques de calibre 7,65mm. Et il le fait savoir le petit coquin :

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Non seulement le bougre ose armer des fonctionnaires en uniforme qui sont toute la journée sur la voie publique, mais il informe par voie d’affiches la population. C’en est trop pour nos braves gauchistes qui pour le coup en bavent de rage et se répandent sur les réseaux sociaux et dans les commentaires des articles de presse en traits fielleux. Par exemple :

Commentaires on ne peut plus convenus qui reviennent sans cesse dès qu’il est question de police, d’armes, et dénotent leur totale absence d’originalité. Les gauchistes sont ainsi faits, ils aiment les lieux communs. Ils semblent tellement s’y complaire que l’on pourrait croire que ce sont leurs lieux d’aisance. Commentaires qui montrent surtout une méconnaissance abyssale du sujet.

Les policiers municipaux sont recrutés sur concours. Pour prétendre le passer, il faut être titulaire du bac, d’un diplôme de niveau IV, ou d’un titre de formation ou attestation établie par une autorité compétente prouvant que le candidat a accompli avec succès un cycle de formation au moins de mêmes niveau et durée que ceux sanctionnés par les diplômes et titres requis. Jusque là les conditions d’accès sont identiques à celles exigées pour devenir Gardien de la Paix. On ne peut donc se fonder sur ce critère pour les brocarder. Ensuite, ils suivent une formation de six mois qui est délivrée par le Centre National de la Fonction Publique, à laquelle viennent s’ajouter divers stages pratiques, ce qui porte la durée de formation à pratiquement 8 mois. Bien entendu, ils sont soumis à une enquête de moralité et avant d’être assermentés ils doivent avoir été agrémentés par le préfet du département de la commune qu’ils vont intégrer, mais également par le procureur de la république. Chose que les policiers nationaux ne connaissent pas.

Depuis la loi de 1999 relative à la Police municipale, les pouvoirs et prérogatives des policiers municipaux n’ont cessé de croître, à tel point qu’à part quelques points précis qui tiennent à leur statut d’Agents de Police Judiciaire Adjoints, leur champ d’action est presque aussi étendu que celui de leurs collègues nationaux. A ceci près qu’ils ont des compétences supplémentaires en matière d’environnement, d’urbanisme, de diverses polices spéciales, etc. Pour ce qui est de la formation à l’armement, là encore nos amis gauchistes étalent surtout leur inculture. le nombre d’heures de formation est presque équivalent entre les agents de police municipale et les élèves gardiens de la paix, pour ce qui est du revolver ou du pistolet semi-automatique. Pour les armes de catégorie B (armes à feu de poing ou d’épaule semi-automatiques), la formation préalable à l’armement qui est obligatoire dure 45 heures. Durant ce cycle de formation, chaque agent tire en moyenne entre 300 et 350 cartouches. La durée est de 18 heures pour le tonfa, 12 heures pour le pistolet à impulsion électrique (Taser) et 3 heures pour le lanceur de balle de défense (Flash-Ball). Depuis la loi de 2007, obligation est faite aux agents de suivre une formation préalable à l’armement et une formation d’entraînement deux fois par an pendant lesquelles, pour cette dernière, ils doivent tirer 50 cartouches minimum pour les armes de catégorie B. Afin de renforcer ces deux formations d’entraînement qui durent chacune 3 heures, le CNFPT propose que quatre formations soit effectuées par an, soit une par trimestre. En clair, les policiers municipaux sont au moins aussi bien entraînés que leurs collègues Gardiens de la Paix, voire plus, car il y a des communes qui ont fait le choix d’accroître le nombre de séances de tir.

Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous avoir infligé ce paragraphe technique, donc aride, mais il m’apparaît nécessaire d’être précis lorsqu’il s’agit de remettre à leur place tous les petits connards qui parlent sans savoir, préférant réciter la bouillie idéologique laborieusement apprise. Concernant la valeur professionnelle des Policiers municipaux, il y a pas mal de villes où ils sont appréciés, notamment par leurs collègues des commissariats qui sans eux se trouveraient souvent en difficulté dans certaines cités réputées « sensibles ». D’ailleurs, de nombreux directeurs départementaux de la sécurité publique ont fait le choix d’intensifier la collaboration entre services de police nationaux et municipaux. Si ces hauts fonctionnaires estiment que c’est une voie qui doit être suivie, je gage que leur appréciation a plus de poids que celle de quelques jeunes – ou moins jeunes d’ailleurs – chevelus.

Enfin, pour finir, il me semble que Robert Ménard, lorsqu’il fit campagne, ne cacha rien de ses intentions. Son programme était clair et précis. Si les Bitterois ont estimé qu’il devait être leur nouveau maire, c’est qu’ils ne devaient pas être satisfaits de la prestation de son prédécesseur qui appartenait à l’UMP. Il faut dire que depuis la libération, ils avaient pu juger la valeur des maires communistes, radicaux-socialistes, centristes. Pour ce que j’ai pu en voir, il semble que la majorité des citoyens soit satisfaite du retour des traditions et de l’ordre. Cette affiche tombe donc à point nommé, et offre l’occasion pour certains de tenter d’exister. Dommage, ça ne semble pas fonctionner si j’en crois les réactions rigolardes, acides, voire carrément rentre-dedans aux tweets et statuts des sempiternels gauchistes de service. La communication est claire, pas tout à fait Charlie (mais qui s’en soucie ?). Le maire ayant obligation d’informer ses administrés, Bob Ménard a fait un choix très visuel, nettement plus explicite que l’affichage en mairie d’un arrêté municipal que personne ne lit. Si en plus ça fait bisquer les pisse-vinaigre, ce n’est que du bonheur.

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3 réflexions sur “Quand Bob Ménard veut fâcher gauchistes, lui toujours faire ainsi

  1. Ah ça! Elle m’a fait bien rigoler l’affiche de Ménard, mais dans le bon sens, quel beau pied de nez! Et au moins le message sonne comme un avertissement, clair et sans détour: on ne rigole plus!
    Maintenant, il faut souhaiter à Ménard et son équipe de ne pas se faire avoir par les pièges et autres provocations qu’on ne va manquer de leur tendre.

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