Un film français

Voici le « pitch » de ce chef d’oeuvre qui a reçu le prix du public du festival francophone d’Angoulême :

« Christiane, Gilles, Alfred, Emma, Momo et Hervé travaillent dans un hard discount. Ils voient leur monde s’effondrer quand leur chef Sofia Benhaoui leur annonce que leur poste va être supprimé. Ils vont être remplacés par des caisses automatiques. Pas question de se laisser faire. Ils décident de dérober des marchandises sur le point d’être périmées pour les revendre à prix cassés auprès de gens aux revenus modestes. C’est un succès. Ils récoltent plus de 10 000 euros. Mais quelqu’un a dû parler car la direction a vent de leur magasin éphémère. Gilles a un dernier plan pour que tout le monde s’en sorte…« 

discount

N’en doutons pas, c’est du lourd. Le retour du cinoche franchouillard engagé (à gauche bien évidemment). L’affiche d’ailleurs donne le ton avec le « tag » figurant sur le mur où les personnages principaux sont assis. Le slogan de ces modernes héros de cette « comédie sociale » confirme le caractère engagé du film : « voler des voleurs, c’est pas voler. » A rapprocher de quelques « happenings » organisés, dans les années 90, par l’extrême gauche, pompeusement intitulés « réappropriation citoyenne », dans lesquels des groupes organisés se livraient à une razzia en règle dans des hypermarchés.

On peut à juste titre critiquer le système de la grande distribution et le discount. Cependant, il me semble on ne peut plus délicat de porter cette critique en présentant comme des « héros » des hommes et des femmes qui sortent de la légalité. J’ai beau savoir que depuis des siècles il en est ainsi, les Mandrin, Cartouche, Latude et autres personnages douteux ont toujours eu l’honneur des chansons populaires, cela me gêne. Car quoi, peut-on lutter contre un système injuste en usant de moyens illégaux ? Et qu’on ne vienne pas me parler de résistance, je ne vois aucune occupation à l’horizon. Et puis c’est assez paradoxal, car je ne connais personne qui soit à ce point idolâtre sinon les gens de gauche pour qui la loi représente l’alpha et l’oméga. Il y a là comme une forme de schizophrénie qui ne doit pas être évidente à vivre.

Humm ! ça donne envie, non ?

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2 réflexions sur “Un film français

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